Homme-papillon


L'homme-papillon (ou homme-phalène) est une créature ailée mystérieuse qui aurait été observée dans plusieurs pays, notamment à Point Pleasant dans l'État de la Virginie-Occidentale, aux États-Unis, en 1966. Connue en Amérique du Nord sous le nom de Mothman, cette créature mythique, photographiée à quelques reprises, semble apparaître durant les derniers instants précédant une catastrophe. .

Histoire

Le concept de l’homme-phalène est né de témoignages en 1966 en Virginie occidentale : des personnes prétendent avoir vu une créature humanoïde ailée aux yeux rouges flamboyants. Plusieurs observations se seraient succédé jusqu’au 15 décembre 1967, qui voit l’effondrement du Silver Bridge de Point Pleasant dans lequel 36 personnes trouvent la mort. Les apparitions se raréfient après l’événement. Dans les années 70, l’ufologue John Keel rassemble les témoignages dans un livre intitulé The Mothman Prophecies ( La Prophétie des ombres) et propose que l’homme-phalène est une créature d’un autre monde dont la fonction serait d’avertir d’une catastrophe imminente. D’autres auteurs comme Jeff Wamsley et Andy Covin reprennent le thème, qui prend une dimension universelle : l'homme-phalène est identifié à de nombreuses entités d’aspect similaire, tels que les garudas asiatiques ou les oiseaux-tonnerre amérindiens, et ses apparitions sont considérées comme une des formes d’un phénomène mondial compre

nant les apparitions mariales et les OVNIs. Selon eux, cette créature a été observée et décrite de façon identique dans de nombreux pays, notamment en Chine, en ex-URSS, au Chili, en Géorgie, et dans de nombreuses régions du Moyen-Orient. La multiplicité de ces signalements, dont les premiers rapportés remontent au début du XIXe siècle, conjuguée à des descriptions étonnamment similaires, complique les analyses des chercheurs.

Observations

Point Pleasant, novembre 1966 - décembre 1967

L'une des plus incroyables apparitions documentées de l'homme-phalène remonte au 12 novembre 1966. Ce soir-là, cinq hommes préparaient une tombe dans un petit cimetière près de Clendenin en Virginie-Occidentale (États-Unis), lorsque ce qu'ils décrivirent comme une « forme humaine brunâtre avec des ailes » prit son envol depuis un bosquet à proximité des lieux et passa au-dessus de leurs têtes. Toutefois, cette apparition ne fut pas tout de suite rendue publique ; elle ne fut reprise que trois jours plus tard par les médias américains.

Cet évènement allait être suivi de nombreux autres, toujours localisés dans la région. Tard dans la nuit du 15 novembre, deux jeunes couples mariés de Point Pleasant, Roger et Linda Scarberry ainsi que Steve et Mary Mallette, sortirent se promener en voiture. Ils passèrent devant une usine de fabrication de TNT (datant de la Seconde Guerre mondiale) à environ 11 kilomètres à l'extérieur de Point Pleasant (à 10 kilomètres de McClintic Wildlife Station), lorsqu'ils aperçurent deux étranges lueurs rouges dans l'obscurité, à côté d'un vieux réservoir proche de la clôture de l'usine. Ils s'arrêtèrent et furent impressionnés de voir qu'il s'agissait d'yeux brillants provenant manifestement d'un gros animal, « de forme humaine, mais plus gros, peut-être six et demi ou sept pieds de hauteur (2m10 environ) ; avec de grosses ailes rabattues sur le dos », selon Roger Scarberry. Terrifiés, les deux couples prirent la fuite en direction de la Route 62. En prenant la sortie, ils virent encore la créature, qui se tenait sur le bas-côté de la route. Elle écarta ses ailes et s'envola, en prenant en chasse l'automobile. Les témoins affirmèrent avoir tenté de prendre de vitesse la « chose » en roulant jusqu'à la vitesse de 100 miles par heure (environ 160 km/h), mais sans succès : la créature les suivait toujours de près et « ne battait presque pas des ailes », selon leur témoignage. Lorsqu'ils approchèrent de la ville, la créature disparut. Ils se rendirent alors au palais de justice du Comté de Mason et racontèrent leur histoire au député Millard Halstead, qui, questionné plus tard, aurait déclaré : « Je connais ces enfants depuis longtemps. Ils n'ont jamais eu de problème avec la justice et ils étaient vraiment apeurés cette nuit-là. Je les ai pris au sérieux ». Il se rendit sur les lieux de l'observation, mais ne trouva aucune trace de l'étrange créature.

La nuit suivante, le 16 novembre, les citadins locaux, armés, organisèrent une battue dans la zone environnante de l'usine de TNT pour tenter de dénicher la créature. M. et Mme Raymond Wamsley, ainsi que Mme Marcella Bennett et sa fille cadette Teena partaient en voiture rendre visite à des amis, M. et Mme Ralph Thomas, qui vivaient dans un bungalow parmi les "igloos" (structures en forme de dôme érigées pour le stockage d'explosifs pendant la Seconde Guerre mondiale) près de l'usine de TNT. Les igloos n'étaient pas vides, quelques-uns appartenaient au comté, d'autres à des entreprises qui s'en servaient comme espace de stockage. Aussitôt sortis de la voiture, ils virent une figure apparaître derrière l'automobile en stationnement. C'est à cet endroit qu'eut lieu la deuxième observation de l'homme phalène. Mme Bennett déclara plus tard que c'était comme si cette "chose" se relevait lentement du sol, large et grise, avec des yeux rougeoyants. Pendant que Wamsley téléphonait à la police, la créature avança sous le porche de la maison et les dévisagea au travers de la fenêtre.

Le 24 novembre, quatre personnes virent la créature voler au-dessus de la zone de l'usine TNT. Le matin du 25 novembre, Thomas Ury, qui conduisait sur la Route 62 au nord de l'usine, dit avoir vu la créature se tenir dans le champ près de la route, ouvrir ses ailes et décoller, en suivant son automobile alors qu'il filait vers Point Pleasant pour relater l'évènement au shérif.

Le 26 novembre, Mme Ruth Foster de Charleston Virginie-Occidentale, banlieue de St. Albans, dit avoir vu ce qu'on appelait déjà le mothman (homme-phalène) se tenir sur sa pelouse, mais il n'était plus là lorsque son beau-frère vérifia. Le matin du 27 novembre, la créature poursuivit une jeune femme près de Mason, Virginie-Occidentale, ce qui fut rapporté de nouveau à St. Albans la même nuit par deux enfants.

L'homme-phalène fut aperçu une autre fois le 11 janvier 1967, et encore à plusieurs reprises dans l'année. Il faut cependant considérer avec prudence les derniers témoignages, du fait de l'influence des premières observations sur la population: dans une atmosphère américaine prise de fièvre de l'irrationnel, et particulièrement pour la vie extra-terrestre, les derniers cas survenus à Point Pleasant semblent peu fiables.

Le 15 décembre 1967, l'autoroute 35 reliant Point Pleasant, (Virginie) et Kanauga, (Ohio) proche du lieu des apparations, s'effondre dans la rivière Ohio, tuant 36 personnes, dont Marvin Wamsley.

Pour les observateurs, l'effondrement du pont semble être en lien étroit avec les apparitions de l'homme-phalène : une des premières théories avancées suppose que la créature jouait, par ses apparitions successives à proximité du lieu de la catastrophe, le rôle d'annonciatrice de l'imminence du drame.

Un livre de John A. Keel et un film de Mark Pellington (avec Richard Gere, Laura Linney, Will Patton…) traite des évènements de Point Pleasant : La Prophétie des Ombres (The Mothman Prophecies).

New York, 11 septembre 2001

Le jour de l'effondrement du World Trade Center à New York est marqué par des témoignages rapportant la présence de l'homme-phalène à proximité des lieux du drame. Une étonnante photo de la créature a même été prise par le photographe Steven Moran, qui couvrait un tournage de la chaîne WTC et prenait à cet instant sur Greenwich Street des clichés des opérations de secours suite aux attentats. Les experts n'ont pu à ce jour confirmer ou infirmer l'authenticité du cliché.

Analyse

La plus grande collection d'informations relevées sur l'homme-phalène se trouve dans un livre de John Keel écrit en 1975, The Mothman Prophecies, dans lequel il couche sur papier la chronologie des apparitions ainsi que d'autres évènements qu'il considère comme parapsychologiques, tous advenus dans la région à la même période. Ils comprennent des observations d'OVNI, des rencontres avec des hommes en noir, des poltergeist, et le 15 décembre 1967, l'effondrement du Silver Bridge dans la rivière Ohio. Le film la Prophétie des ombres (2002) est une adaptation du livre de Keel. Loren Coleman, auteur d'articles sur l'"étrangeté ailée" et d'un livre paru en 1978, Creatures of the Outer Edge, publie Mothman and Other Curious Encounters, qui rassemble les détails sur des enquêtes cryptozoologiques et tente une interprétation démonologique.

Quelques explications fournies à propos du cas de Jack Talons-à-Ressort (Spring-Heeled Jack) qui apparut pendant l'ère victorienne en Angleterre, à savoir que la créature serait un oiseau de grande taille, pourrait être appliquées à l'homme-phalène :

Selon le magazine Skeptical Inquirer de mars-avril

Crâne de cristal


Un crâne de cristal est une représentation en cristal de roche d'un crâne humain. La popularité de ce type d’artefact débute au XIXe siècle parmi les amateurs d'antiquités mésoaméricaines précolombiennes. Considérés comme représentatifs des cultures aztèque et maya, les exemplaires les plus prestigieux sont le « crâne de Paris » (aujourd'hui au Musée du quai Branly) et le « crâne de Londres » (British Museum), qui ont fait l’objet de nombreux articles et dont le prêt aura souvent été sollicité. Par ailleurs, ces objets ont attiré dès le début du XXe siècle les amateurs d'ésotérisme, qui leur prêtaient une origine surnaturelle, ainsi que des pouvoirs de guérison physique et spirituelle. Le plus remarquable était, pour eux, celui que l’explorateur F.A. Mitchell Hedges prétendait avoir découvert dans les années 1920 à Belize.

Les fouilles du XXe siècle ne confirment pas la place supposée du crâne de cristal dans les cultures précolombiennes. Dans les années 1990, les pièces des collections publiques font l’objet d’expertises dont les résultats semblent indiquer qu’il s’agirait de créations tardives du XIXe siècle, ou tout au moins de l’époque coloniale pour les plus anciennes. Néanmoins, les crânes de cristal gardent leur pouvoir de fascination. Malgré la remise en question de leur authenticité, ceux de Paris et de Londres ont retrouvé leur place dans les expositions et le monde New Age croit toujours en leur pouvoir.

Le crâne de cristal de F.A. Mitchell-Hedges

Le crâne de cristal le plus connu des amateurs d'ésotérisme est celui de l'explorateur britannique Frederick Albert Mitchell-Hedges (1882-1959), découvert selon ses dires par sa fille adoptive, Anna Mitchell-Hedges, en 1924 dans les ruines d'un temple de la cité maya de Lubaantun au Belize. Elle est autorisée à participer aux fouilles archéologiques à l'occasion de l'anniversaire de ses 17 ans et découvre le crâne au cours de son travail, ce qui a fait dire à certains qu'il s'agissait d'un cadeau préparé à l'avance et non d'une découverte fortuite. D'autres disent avoir la preuve que le crâne en question a été acheté lors d'une vente aux enchères chez Sotheby's en 1943, pour 400 livres.

L'objet est soumis à l'étude d'un restaurateur d'art, Frank Dorland, qui dit avoir effectué ses expériences dans les laboratoires de Hewlett-Packard. Il conclut qu'il se trouve en face d'une « anomalie », si l'on tient compte des limitations techniques des civilisations précolombiennes: il aurait fallu plusieurs centaines d'années de travail continu pour obtenir ce résultat avec les outils dont disposaient les Mayas. Toutefois, l'étude a été commanditée par F.A. Mitchell-Hedges lui-même et les résultats ne sont pas revendiqués par le laboratoire. Malgré la qualité reconnue des spécialistes impliqués, les sceptiques mettent donc en doute l'objectivité et la rigueur de l'analyse. Par ailleurs, Mitchell Hedges est aux yeux de beaucoup de ses contemporains un personnage romanesque à la réputation sulfureuse d'aventurier ayant tendance à enjoliver la réalité.

Autres crânes de cristal célèbres

  • Collections publiques
    • Le crâne dit « de Paris », présenté autrefois au Musée de l'Homme du Palais de Chaillot, Trocadéro, et désormais dans les collections du Musée du quai Branly, est en quartz limpide d'une grande pureté, comme le crâne de Mitchell-Hedges. Il mesure 11 cm de haut et pèse presque 2,8 kg ; sa mâchoire n'est pas séparée du reste du crâne. Il a la particularité d'être traversé de haut en bas par un orifice de forme bi-conique, indication qu'il a été fait à la main. Offert par l’explorateur Alphonse Pinart en 1878, il fut le premier à entrer dans un musée. Selon Jacques Lévine, conservateur de la collection américaine du Musée de l'Homme, il a longtemps été considéré comme un chef-d’œuvre aztèque représentant Mictecacihuatl, divinité de la mort. Il est désormais rangé parmi les imitations fabriquées au XIXe siècle en Allemagne à partir de quartz brésilien, fournies par l’antiquaire Eugène Boban de qui A. Pinart tenait une partie de sa collection. Néanmoins, selon le British Museum, il est possible que certains crânes perforés aient été fabriqués au Mexique à l’ère coloniale pour servir de base à des croix catholiques.
    • Le crâne dit « de Londres » est conservé au British Museum. Il n'est pas translucide mais opaque. Il est considéré depuis la fin des années 1990 comme l’une des imitations venues de E. Boban, qui l’avait tout d’abord proposé sans succès à la Smithsonian Institution. Il fut finalement acquis par Tiffany's, New York, à qui le musée le racheta en 1898 pour l’exposer comme artefact précolombien.
    • Le crâne de la Smithsonian Institution à Washington est le plus grand (25,5 cm sur 22,5 cm) et le plus lourd ( 14 kg). Il n'est pas transparent, mais translucide et trouble. Il n'a pas la mâchoire séparée du crâne, mais il est creux avec des orbites vides à la façon d’un vrai fossile. Donné en 1990 par une personne disant en avoir fait l’acquisition dans les années 1960 au Mexique, il a tout d’abord été mis de côté en attendant le résultat d’une expertise. Celle-ci a rendu publics pour la première fois en 1992 les doutes portant sur l’authenticité des grands crânes de cristal.
  • Collections privées ; propriété de pratiquants New Age ou de guérisseurs, leur provenance supposée n’a fait l’objet d’aucune vérification officielle :
    • Crâne détenu par Nick Nocerino (décédé en 2004), découvert par lui-même dans un temple mexicain de l'état du Guerrero. Inspiré par un shaman, il l’a surnommé Sha-Na-Ra.
    • Crâne de cristal offert à Joann Parks par Norbu Chen, guérisseur tibétain ; il est surnommé Max ou crâne du Texas.

Remise en question de l'ancienneté des crânes de cristal

Eugène Boban, fournisseur des crânes de Paris et Londres

Les analyses récentes commanditées par les musées remettent en question l'origine amérindienne des crânes de cristal. La première fut effectuée en 1992 par la Smithsonian Institution à l’occasion de l’expertise d’un crâne proposé par un collectionneur. Le doute planait déjà, les fouilles effectuées au XXe siècle en Mésoamérique n’ayant jamais mis au jour de tels objets. Par ailleurs, des traces d’usage d'instrument rotatif avaient été remarquées sur la surface du crâne de Londres dès 1950.

Jane MacLaren Walsh, chercheuse de la SI, proposa en conclusion que les crânes les plus anciens comme ceux de Londres et Paris étaient des faux fabriqués probablement en Allemagne entre 1867 et 1886 à partir de cristal brésilien. Ils proviennent tous de la même source : Eugène Boban Duvergé. Cet antiquaire français installé tout d’abord au Mexique avait gagné la réputation de spécialiste en matière d’antiquités américaines et a fourni une grande partie des pièces acquises au XIXe siècle par les musées français, dont le Musée de l’Homme. Si la grande majorité de ses collections sont d'authentiques antiquités, des imitations se sont glissées dans le lot. Ainsi, en 1886, il quitte le Mexique pour New-York, le musée de Mexico ayant refusé à grand fracas un crâne de cristal considéré comme faux.

Le crâne de Londres a bénéficié d'une première analyse en 1996, puis d’une plus poussée en 2004, qui tendrait à prouver qu'il s'agit d'un faux même si les conclusions définitives n'ont pas encore été rendues publiques. Des observations au microscope électronique ont permis de détecter sur la surface du crâne des marques droites et parfaitement espacées, qui apportent la preuve de l'utilisation d'une roue de polissage moderne. Un polissage manuel aurait conduit à la formation de minuscules traces réparties aléatoirement.

Pour les sceptiques, les crânes de cristal sont donc probablement des objets récents et leurs caractéristiques n'ont rien de mystérieux si l'on admet qu'ils ont été réalisés avec des instruments modernes. Dans l'impossibilité de dater des objets en quartz et tant que l'un d'eux n'aura pas été mis au jour dans le cadre de fouilles archéologiques modernes, il est impossible de conclure de façon irréfutable à leur ancienneté.

Ésotérisme et légende

Selon les amateurs d'ésotérisme, dont la mouvance new age, les crânes de cristal ont une origine et des pouvoirs surnaturels, comme celui de guérir ou de réfléchir la lumière en la projetant par les orbites. Mitchell-Hedges avait entouré son crâne, qu’il avait surnommé « crâne du destin funeste » (Skull of Doom), d’une aura un peu maléfique en prétendant que les prêtres mayas l’utilisaient pour des opérations de magie noire, mais les adeptes du new age les considèrent généralement comme des objets positifs. Ils reprennent à leur compte des éléments du folklore mésoaméricain, comme la légende des crânes qui enrichissent ou celle des crânes chantants, ainsi qu'une légende d’esprit nationaliste datant, selon l’américaniste F. Gendron, du XIXe siècle : il existerait au Mexique douze crânes de cristal cachés lors de la conquête espagnole ; quand ils seront réunis, l’empire aztèque se reconstituera.

Selon les amateurs d'ésotérisme modernes, il y aurait un treizième crâne - le crâne chantant - qui doit être placé au centre d’un cercle constitué par les douze autres. Ces objets, transmis aux anciens peuples par des extraterrestres ou des Atlantes, seront rassemblés lorsque l’Humanité sera prête et lui révéleront sa mission et son avenir. On dit parfois que les douze crânes sont féminins et le treizième masculin.

Certaines structures se proposent de rassembler les aficionados des crânes, comme la Crystal Skulls Society International fondée en 1945 et basée en Californie, ou le World Mystery Research Center fondé en 2001 et basé aux États-Unis et en Hollande. L’intérêt pour les crânes de cristal est lié à la lithothérapie, et de manière générale aux pseudosciences. Les adeptes encouragent les expériences visant à prouver les propriétés physiques extraordinaires des crânes et établissent des parallèles entre ces objets et la science moderne : selon certains, les crânes de quartz seraient des sortes d’ordinateurs contenant une infinité d’informations. Les adeptes ne s’intéressent pas seulement aux treize crânes mythiques ou aux crânes anciens, mais considèrent que des modèles de fabrication moderne peuvent aussi être détenteurs de pouvoirs ; comme tous les objets en quartz, leur puissance dépend aussi de la qualité de la matière. Il existe ainsi un commerce de crânes anciens ou récents, entretenu par des expositions et sites vantant leur pouvoir guérisseur.

Une vieille légende d'Amérique du sud soutiendrait que la fin du monde aura lieu en 2012. Pour que la Terre soit sauvée et pour le salut de l'espèce humaine, selon cette légende, les 13 crânes doivent être réunis.

Le mystère du Triangle des Bermudes


3 points (Miami, Porto Rico et l’île des Bermudes) formant un vaste triangle dans l’océan Atlantique. Dans ce triangle, depuis plus d'un siècle, de nombreuses disparitions inexpliquées d’avions et de navires, souvent caractérisées par leur soudaineté et l’absence d’épave. Partant de ce constat indéniable, de nombreux scientifiques et journalistes ont enquêté sur les causes de ces disparitions, sans jamais trouver d’explications fiables.

Le Triangle des Bermudes est le secteur le plus mystérieux de notre planète pour l’aéronautique et la marine. De nombreux mythes et légendes accompagnent des théories plus pragmatiques et des témoignages mystérieux.

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Géographie
du Triangle des Bermudes

L’appellation "Triangle des Bermudes" revient au journaliste Vincent Gaddis dans un article du magazine Argosy en 1964 : "The Deadly Bermuda Triangle". Il décrit une zone coincée entre les îles des Bermudes, la Floride (Etats-Unis) et Porto-Rico, dans laquelle des disparitions inexpliquées d'avions et de navires surviennent. Situé dans l’océan Atlantique, sous le tropique du Cancer, sa superficie atteint 120 millions d’hectare.

Cette situation tropicale combinée à des eaux chauffées par le Gulf Stream (courant marin chaud traversant le triangle des Bermudes) est propice à l’apparition régulière de violentes tempêtes, qui se transforment parfois en ouragans. Ces conditions météorologiques chaotiques sont souvent imprévisibles.


Mais ce n’est pas tout. La topographie des fonds marins dans le triangle est également particulière. Des bancs très étendus où les eaux sont peu profondes côtoient les fosses les plus profondes de la planète. Avec les forts courants et les nombreux récifs présents, la zone est donc relativement dangereuse pour un navigateur non averti.

Et pourtant, le trafic maritime est extrêmement important dans cette zone. Dès le moyen age, les navires qui rentraient en Europe passaient à travers le triangle des Bermudes pour profiter des vents dominants qui leur permettaient de gagner un temps précieux. Même plus tard, les navires à vapeur puis à essence continuaient d’utiliser ce passage. Et aujourd’hui encore, beaucoup de routes maritimes le traverse.

Le trafic aérien ne semble pas non plus avoir souffert de la légende. Beaucoup de routes aériennes entre l’Europe et l’Amérique centrale ou l’Amérique du sud passent au-dessus du triangle. De même, les avions circulant entre l’Amérique du Nord et du l’Amérique du Sud peuvent être amenés à survoler cette zone.

Chaque jour, pour des milliers de navires et d’avions, le triangle de Bermudes est un passage quasi obligé. D’abord, parce qu’on ne change pas sa route à cause des légendes, mais aussi parce que le contournement du triangle serait une perte de temps énorme. D’ailleurs, le nom de "Triangle des Bermudes" n’est même pas reconnu par l’office américain des noms géographiques.

Disparitions d’avions et de navires
dans le Triangle des Bermudes

La légende du triangle des Bermudes commence avec la mystérieuse disparition du vol 19, le 5 décembre 1945.

A environ 2h10 de l’après-midi, 5 Avenger décollent de Fort Lauderdale (Floride, Etats-Unis) pour une mission d’entraînement de routine avec 14 membres d’équipage. L’entraînement se déroule plutôt bien. Une fois la mission terminée, les appareils mettent le cap vers leur base de départ. Pendant le retour, les transmissions radio des pilotes font états de phénomènes étranges, puis le contact radio est perdu. Les 5 appareils n’arriveront jamais à leur base. Les épaves ne seront jamais retrouvées. Le rapport de la Navy conclut que la cause et les raisons de cette disparition sont inconnues. Au moment de leur disparition, les 5 Avengers survolaient la zone qui deviendra plus tard le Triangle des Bermudes.

Les recherches sur le triangle des Bermudes montrent que de nombreux avions mais aussi des navires disparurent dans cette zone, parfois sans laisser de trace. La disparition du vol 19 n’était pas la première, et s’en est suivie de beaucoup d’autres. Les révélations de ces disparitions n’ont fait qu’amplifier le mystère.


Parmi les nombreuses disparitions d'avions recensées dans le triangle des Bermudes, certaines sont relativement troublantes.

  • En janvier 1948, Star Tiger, un Tudor IV de la B.S.A.A.C. disparaît sans laisser de trace dans le triangle. L’enquête relève le caractère étrange de cette disparition. Plus surprenant encore, 1 an plus tard, Star Ariel, un autre Tudor IV de la B.S.A.A.C. disparaît dans le même secteur. Les enquêteurs restent perplexes.
  • En décembre 1948, un DC-3 de la compagnie Airborne Transport disparaît dans la nuit alors qu’il approchait de Miami. Aucune trace des 32 passagers et membres d’équipage et aucune épave n’a été retrouvée.
  • L’accident le plus tragique dans le triangle des Bermudes survint le 30 octobre 1954 : un Super Constellation de l’US Navy se volatilise avec ses 52 occupants. Aucune trace retrouvée.
  • En Août 1963, deux énormes KC-135 Stratotanker qui volaient en formation se percutent en vol au dessus du triangle des Bermudes. Cet accident pourrait être banal, sauf que dans ce cas, le temps était clair et les appareils volaient relativement espacés.
  • Le 22 Février 1978, un Grumman KA-6 de l'armée américaine disparaît d’un coup alors qu’il s’apprêtait à atterrir sur un porte avion.

Beaucoup de navires ont également disparut de manière étrange dans le secteur du triangle des Bermudes. Quelques un de ces naufrages sont restés célèbres par leur caractère mystérieux. C’est le cas de l’USS Cyclops, en mars 1918, disparut corps et âmes avec ses 306 passagers et membres d’équipage. Plus récemment, en 1980, un navire de 160 mètres (le SS Poet) sombra sans laisser de trace : l’enquête ne trouva aucune explication, mais en 2006, on évoqua la possibilité d’une mission secrète qui aurait mal tournée. La disparition la plus mystérieuse dans le triangle des Bermudes reste celle du SS Marine Sulphur Queen en 1963.

Mythes et légendes
du Triangle des Bermudes

Les mythes et légendes proviennent directement de l’imagination et des croyances des humains. Il s’agit parfois de très vieilles histoires qui remontent à la surface du monde moderne parce que l’on a fait une découverte étrange, ou peut-être parce que l’on s’intéresse aujourd’hui un peu plus à ce qu’écrivaient nos anciens. La légende de l’Atlantide existe depuis plus de 2000 ans, sans que personne n’ait pu prouver l’existence de ce monde. Voilà pourquoi après des découvertes étonnantes de plongeurs près des Bermudes, le mystérieux monde de l’Atlantide est parfois évoqué pour expliquer les disparitions d’avions et de navires dans ce secteur.

Il n’est pas nécessaire de croire à un mythe ou une légende pour comprendre que ces histoires fournissent des détails très intéressants sur la perception qu’a l’homme d’un phénomène inexpliqué ou mal connu. Dans le cas du triangle des Bermudes, le mythe du trou spatio-temporel, par exemple, permet de visualiser à quel point les disparitions d'avions et de navires sont soudaines.

Les mythes et légendes reflètent également l’angoisse et l’anxiété de l’homme face à des situations incompréhensibles. Ils peuvent aussi évoquer certaines craintes développées par notre société, jusqu’à devenir conspirationistes comme dans le cas du complot gouvernemental.

Loin de n’être que pure divagation, les mythes et légendes ont souvent des racines réalistes. Parfois, un phénomène qui existe est transposé en un lieu où il n’est pas prouvé qu’il puisse exister. De même, certains fondements peuvent ne pas être admis par la communauté scientifique, mais pas démentis non plus. La présence d’une vie intelligente sur une autre planète est possible, et cette vie a peut-être trouvé le moyen d’atteindre la Terre et occasionnerait quelques troubles près des Bermudes. Qui sait ?

 

Théories réalistes
du Triangle des Bermudes

Les théories scientifiques et réalistes pour expliquer les disparitions enregistrées dans le triangle des Bermudes ne manquent pas. Bien que dans quelques catastrophes ont pu être expliquées, il faut quand même constater que personne n’arrive à comprendre vraiment ce qu'il se passe dans ce secteur.

Certes, la disparition d’un navire ou d’un avion dans les profondeurs de l’océan est beaucoup moins étrange que ne le serait celle d’un train entre deux gares. Et aujourd’hui, il n’est pas recensé de disparition de train ! Mais le nombre de disparitions et leurs caractéristiques (disparitions soudaines et souvent aucune trace retrouvée) soulèvent de nombreuses questions.

Au vu de la fréquentation aérienne et maritime du secteur, de son relief et de sa météo imprévisible, il ne s’agit peut-être que d’un phénomène statistique ou d’erreurs humaines.

Mais le Triangle des Bermudes a sans conteste des caractéristiques magnétiques peu communes, qui peuvent perturber les instruments ou faire perdre le nord à un pilote. A quoi sont dues les perturbations magnétiques régulièrement enregistrées ? Et puis phénomène rare sur Terre : dans ce secteur, le nord vrai et le nord magnétique sont alignés.

Le danger pourrait venir aussi des fonds marins, qui éjecteraient des gaz qui mettraient en péril navires et avions. L’atmosphère pourrait aussi devenir menaçante si elle est proie à l’effet Hutchinson.

Peut-être faut-il chercher une explication dans plusieurs de ces théories à la fois. Il n’est d’ailleurs pas rare que la cause d’un accident d’avion résulte d'une combinaison de plusieurs facteurs, dont certains sont pourtant très improbables.

Fontaine de jouvence


La fontaine de Jouvence, fontaine de vie, ou fontaine d’immortalité est un symbole d’immortalité ou de perpétuel rajeunissement.

Cette fontaine mythique semble dériver de la mythologie biblique et classique et évoque les notions de purification et de régénération.

Cette légende a probablement des origines anciennes liée à la fascination de l’homme pour l’eau et à son importance pour sa survie. Une de ses origines connues serait l’histoire biblique du jardin d’Éden, cette fontaine pouvant être la source d’eau émergeant aux pieds de l’arbre de la connaissance, au centre du paradis, réputée alimenter les quatre fleuves du paradis coulant vers les points cardinaux.

Cette légende évoque d’autres mythes liées à des liquides considérés comme sources d’immortalité à certaines époques (ambroisie, soma, hydromel sacrés ou sacrificiels), veut que quiconque boit de son eau ou s’y baigne est guéri de ses maladies, rajeunit ou ne vieillit plus.

Chez les anciens germains, l’eau du savoir, de la connaissance et de la prophétie coulait dans la fontaine de Mimir. Pour pouvoir en boire, le Dieu Odin a consenti à perdre un œil .

Dans la mythologie celtique irlandaise, le Cath Maighe Tuireadh (récit de la Bataille de Mag Tured) évoque une fontaine où les Tuatha Dé Danann (gens de la déesse Dana, ce sont les dieux des Celtes d’Irlande) pouvaientt tremper les blessés. Ils guérissaient grâce à un plant de chacune des nombreuses plantes médicinales poussant en Irlande, placés là par le Dieu-médecin Diancecht. Les blessés - dit le mythe - pouvaient ainsi dès le lendemain à nouveau combattre.

C’est Khizr (l’Homme vert, Khwaja Khadir, ou Al-Khadir), qui aurait trouvé sans chercher, ce qu’Alexandre le grand a cherché sans trouver. Cette image présente Alexandre le grand (à gauche), dans un autre monde (car il est mort à 33 ans) assis en face de Khizr. Il est émerveillé de voir revenir à la vie des poissons séchés et salés trempés dans l’eau de la fontaine de vie (Sikandar Nâma, romance perse d’Alexandre, LXIX.75).

La tradition moyen-oriental pré-islamique évoque aussi une « fontaine de vie », qui aurait été trouvée dans les régions polaires (hyperboréennes ; un des emplacements supposé du paradis à certaines époques). Alexandre le grand l’aurait cherché, sans pouvoir la trouver, par manque de patience. Il en serait mort à 33 ans.

Plus tard, c’est l’élixir de longue vie alchimique qui sera censé conférer l’immortalité (symboliquement ou réellement selon les interprétations qu'on en a fait.

L’explorateur espagnol Juan Ponce de León, qui fit le voyage vers le Nouveau Monde avec Christophe Colomb, la chercha en Amérique, au nord de Cuba. Il découvrit ainsi la Floride.

Dans l’art et la littérature

La fontaine de Jouvence a souvent été évoquée.

Elle est par exemple représentée dans le Jardin des délices du célèbre triptyque de Jérôme Bosch.

Divers romans ou films attribuent au contenu du Saint graal (sang du Christ recueilli par Joseph d'Arimathie) des vertus qui évoquent celle de la fontaine de vie, les conquêtes d’Alexandre s’apparentant alors à une quête du graal.

Persistances du mythe ?

Les constructions romaines, arabes et araboandalouses faites en carré autour d’une fontaine ou d’un bassin pourraient rappeler la légende ou la fontaine du paradis perdu.

On a attribué des vertus miraculeuses, profanes et religieuses, à de nombreuses sources, dont celle de Lourdes, mais sans rapport avec l’immortalité physique.

De nos jours, certains voient dans la recherche effrénée du jeunisme, et dans une partie de la recherche médicale qui cherche à inverser le processus de vieillissement un écho du mythe de la fontaine de Jouvence.

Zone 51


La zone 51 est une aire géographique du Nevada aux États-Unis — aussi appelée Dreamland, Watertown, The Ranch, Paradise Ranch, The Farm, The Box, Groom Lake, neverland, ou encore The Directorate for Development Plans Area — où se trouve une base militaire secrète testant entre autres des appareils expérimentaux.

Le milieu ufologique la reprend fréquemment à son compte pour élaborer diverses théories conspirationnistes suggérant des relations secrètes entre l'armée américaine et des extraterrestres. Elle est également connue sous son appellation anglaise Area 51.

La zone 51 est un rectangle d'approximativement 155 km² dans le comté de Lincoln au Nevada, à environ 100 miles ou 160 km au nord-ouest de Las Vegas. Elle fait partie du vaste (12 140 km²) territoire de l'USAF de Nellis (Nellis Air Force Range ou NAFR où se situe la Nellis Air Force Base). La zone 51 est formée principalement de la vallée Emigrant Valley, bordée par les chaînes de montagnes Groom et Papoose, au nord et au sud, respectivement; et des collines Jumbled Hills, à l'est. Entre les deux chaînes se trouve le lac Groom (37°16′05″N 115°47′58″W / 37.26806, -115.79944), un lit de lac asséché d'environ 5 km de diamètre. Du côté sud-ouest du lac (37°14′0″N 115°49′0″W / 37.23333, -115.81667), il y a un aéroport militaire avec des pistes d'atterrissage bétonnées, dont une, désaffectée, se poursuit sur le lit du lac, et quatre pistes en terre battue sur le lac lui-même.

La zone 51 a trois pistes en opérations. La principale étant la 14L/32R, une piste au revêtement de béton d'une longueur de 3 650 m par 60 m de largeur avec une zone de débordement de 300 m à chaque extrémité. La seconde piste, la 12/30, qui sert aussi de voie de circulation est d'une longueur de 1 650 m par 45 m de largeur. La piste désaffectée a près de 10 km de longueur (six miles). Sa surface est bétonnée sur près de 3 800 m, asphaltée sur 3 400 m, et 1 600 m et 800 m d'asphalte en piteux état aux extrémités nord et sud, respectivement. On y retrouve au moins trois groupes d'indicateurs distincts, laissant croire que la piste n'a jamais été utilisée sur toute sa longueur à la fois. À l'heure actuelle, seule une portion de 2 000 m est identifiée, formant la piste 14R/32L. Les pistes en terre battue sur le lit du lac sont par paire et ont une longueur atteignant 3 400 m. Elles servaient lors de forts vents contraires.

A l'ouest des pistes se trouvent de nombreux hangars pouvant accueillir des avions de diverses tailles, des ateliers, le terminal des avions JANET, des dortoirs pouvant héberger plus de 1 000 personnes, un gymnase avec piscine, une cafétéria, divers bâtiments administratifs et même un terrain de baseball. A l'extrémité sud de la base, il y a une carrière permettant de fabriquer sur place le béton nécessaire à la réfection des pistes et la construction de nouveaux bâtiments. Plus au sud encore, se trouvent des bunkers où sont entreposés les armements. A l'extrémité nord de la base, sur les rives du lac asséché, se trouve une panoplie d'antennes radar de divers modèles. Un peu au nord-ouest du terrain de baseball, se trouvent les tranchées, maintenant remblayées, où jadis on brûlait les déchets.

La zone 51 partage sa bordure ouest avec la zone Yucca Flats du site d'essais du Nevada (NTS), l'endroit où le Département de l'Énergie des États-Unis a effectué une bonne partie de ses essais nucléaires. Le dépôt de déchets nucléaires de Yucca Mountain est à environ 65 km au sud-ouest du lac Groom.

La zone est reliée au réseau routier du NTS, avec des routes pavées vers le village de Mercury et les Yucca Flats du côté nord-ouest. Sur la rive nord-est du lac, la Groom Lake Road, une route de terre en bon état, serpente à travers les collines Jumbled Hills. Groom Lake Road est l'ancien chemin qui conduisait aux mines dans la chaîne Groom. Elle a été améliorée depuis la fermeture des mines. Son cours tortueux passe par une guérite, mais le périmètre de sécurité entourant la base s'étend un km plus loin vers l'est. Après la limite du périmètre restreint, marqué par plusieurs panneaux d'avertissement qui indiquent que « toute photographie est interdite » et que « l'usage de force pouvant entraîner la mort est permis », Groom Lake Road descend vers la vallée Tikaboo, en passant devant l'entrée de plusieurs petits ranchs avant de rejoindre la route 375, baptisée Extraterrestrial Highway (autoroute des extra-terrestres), au sud du village de Rachel.

Les opérations à Groom Lake

La base militaire de Groom Lake n'est pas une base conventionnelle et des escadrilles de première ligne n'y sont habituellement pas déployées. Elle semble plutôt être utilisée pendant le développement et les essais de nouveaux appareils. Lorsque ces appareils sont acceptés par l'USAF, l'exploitation de ce type d'appareil est généralement transférée à une base militaire conventionnelle. Groom Lake serait la résidence permanente d'un petit nombre d'appareils d'origine soviétique obtenus par divers moyens qui sont supposément étudiés et utilisés pour l'entraînement des pilotes américains.

Des satellites soviétiques ont photographié la zone 51 durant la guerre froide, mais ces images ne permettent que des conclusions modestes à propos de la base. Des images plus récentes obtenues par des satellites commerciaux démontrent que la base a grossi, mais ne démontrent rien d'exceptionnel.

Programme Senior Year / U-2

Le lac Groom était utilisé pour des pratiques d'artillerie et de bombardement pendant la Seconde Guerre mondiale et a ensuite été abandonné jusqu'en 1955, quand il fut sélectionné par la division Skunk Works de la compagnie Lockheed comme l'endroit idéal pour tester son futur avion espion U-2. Le lit du lac asséché était une piste idéale pour opérer l'appareil à ses débuts et les chaînes de montagnes de la vallée Emigrant ainsi que le périmètre de sécurité entourant le NTS permettaient de faire ces tests à l'abri des regards curieux.

Lockheed construit une base à Groom Lake qui n'était guère plus que quelques abris et ateliers avec une constellation de maisons mobiles pour héberger la petite équipe y travaillant. Le premier U-2 vola au dessus de Groom Lake en août 1955 et des U-2 sous le contrôle de la CIA commencèrent à survoler le territoire soviétique dès le milieu de 1956.

A cette époque, les essais nucléaires du NTS étaient encore faits à l'air libre. Les opérations du U-2 furent souvent interrompues en 1957 par la série de tests atomiques Plumbbob qui fit sauter deux douzaines de bombes sur le NTS. L'explosion Plumbbob-Hood, le 5 juillet, répandit des débris radioactifs sur Groom Lake et en força son évacuation temporaire.

Comme la mission principale de l'avion U-2 était de survoler l'URSS, il opéra par la suite principalement à partir de bases près de la frontière soviétique, incluant Incirlik Air Base en Turquie et Peshawar au Pakistan.

Programme OXCART / A-12 / SR-71 / D-21

Avant même que le développement du U-2 ne soit terminé, les ingénieurs de Lockheed commencèrent à travailler sur son successeur : le projet « OXCART » de la CIA, un appareil de reconnaissance à haute-altitude pouvant filer à mach 3 et qui aboutira au fameux SR-71 Blackbird (projet « Senior Crown »). L'USAF dirigeait en parallèle un projet qui devait développer un chasseur (projet YF-12A, abandonné) et un bombardier (jamais réalisé) basés sur le même prototype. Les caractéristiques de vol et besoins en entretien du SR-71 demandèrent une expansion massive du complexe de Groom Lake. Le prototype du A-12 fit son premier vol officiel le 30 avril 1962, après un premier essai officieux 4 jours plus tôt. A ce moment, la piste principale avait été allongée à 2600m, et le personnel de la base comptait maintenant plus de 1000 personnes. Il y avait des réservoirs pour stocker le carburant spécial destiné à cet avion, une tour de contrôle, et même un terrain de baseball. La sécurité avait aussi été grandement améliorée. La petite mine de fer dans le bassin Groom fut fermée et le territoire au tour de la vallée fut classé à usage militaire exclusif. Groom Lake vit les premiers vols de toutes les variantes majeures du programme : le A-12, le RS-71 (renommé SR-71 par le commandant en chef de l'armée de l'air, Curtis LeMay), le prototype du chasseur YF-12A ainsi que le projet « Senior Bowl » de drone supersonique D-21 Tagboard qui devait être lancé depuis l'arrière d'un A-12 modifié ou d'un B-52.

Programme Have Drill / Have Ferry / Have Doughnut (MiG- 17F / MiG-21)

Image satellite de la zone 51 datant de 1968.

A la fin de la guerre de Corée un pilote nord-coréen déserta et se rendit aux Américains. Son appareil, un MiG-15 fut étudié sur la base de l'armée de l'air de Wright-Patterson en Ohio. A la suite du succès de cette entreprise, et faisant de nouveau face à ces appareils soviétiques lors de la guerre du Viêt Nam, les États-Unis décidèrent de se procurer des exemplaires des avions utilisés par les pilotes République socialiste du Viêt Nam dans le but de trouver leurs points faibles et de parfaire l'entraînement des pilotes américains qui devaient les affronter.

En 1968, les États-Unis empruntèrent à Israël un MiG-21 d'origine iraquienne, dans le cadre du projet « Have Doughnut ». En 1969, ce fut au tour de deux chasseurs MiG- 17F d'origine syrienne d'être étudiés. L'un d'eux fut baptisé projet « Have Drill », et l'autre, projet « Have Ferry ». Les trois appareils furent étudiés à Groom Lake et rendus à l'armée de l'air israélienne à la fin des exercices.

Programme Have Blue / Senior Trend / F-117

Le premier prototype de chasseur furtif Have Blue, un petit cousin du F-117 Nighthawk, vola à Groom Lake à la fin de 1977. Les essais sur cette série de prototypes ultra-secrets s'y déroulèrent jusqu'au milieu de l'année 1981, lorsque les essais laissèrent leur place à la production initiale de chasseurs F-117. En plus des tests de vol, le complexe de Groom Lake servait à vérifier le profil radar de l'appareil, les tests d'armements du F-117 ainsi que l'entraînement du premier groupe de pilotes de F-117 de l'armée de l'air américaine. Par la suite, les opérations en service des F-117 furent déplacées à l'aéroport de Tonopah Test Range dans le nord-ouest du NAFR (37°47′51″N 116°47′0″W / 37.7975, -116.78333) et finalement à la base militaire de Holloman, au Nouveau-Mexique.

Programmes subséquents

Depuis la mise en service du F-117, les activités à Groom Lake ont continué sans relâche. La base et les pistes qui s'y rattachent ont été agrandies, et les vols quotidiens en provenance de Las Vegas transportant le personnel civil ont toujours lieu. Certains analystes affirment que selon les photos satellites récentes, la base aurait un personnel vivant sur place d'environ 1000 personnes avec autant qui voyagent de Las Vegas tous les jours. En 1995, le gouvernement américain agrandit le périmètre d'exclusion autour de la base pour inclure des sommets adjacents qui permettaient aux curieux d'avoir une vue sur la base. Depuis, une visibilité limitée du complexe n'est possible que depuis quelques sommets éloignés, particulièrement le mont Tikaboo (37°20′40″N 115°21′32″W / 37.34444, -115.35889), à environ 42 km à l'est.

Certaines rumeurs supposent que les appareils testés à Groom Lake incluraient certains drones secrets, un petit appareil furtif de transport de troupes à décollage et atterrissage vertical, des missiles de croisière furtifs, ainsi que l'hypothétique appareil hypersonique Aurora. Certains disent aussi que l'avion furtif de démonstration Tacit Blue aurait aussi été initialement testé à Groom Lake.

Les employés de la zone 51

La compagnie Edgerton, Germeshausen and Grier, Inc., maintenant connue sous le nom d'EG&G, opère d'un terminal privé à l'aéroport international McCarran de Las Vegas. Un certain nombre d'appareils sans identification font quotidiennement la navette entre McCarran et divers endroits à l'intérieur de la NAFR. Ces appareils utiliseraient l'appel radio JANET (e.g. JANET 6), qui serait un acronyme pour « Joint Air Network for Employee Transportation » (Réseau conjoint de transport aérien d'employés) ou bien, peut-être à la blague « Just Another Non-Existant Terminal » (Encore un autre terminal qui n'existe pas!). Selon les annonces que l'EG&G place dans les journaux de Las Vegas pour recruter des pilotes de lignes avec expérience, les intéressés doivent subir une enquête de sécurité du gouvernement et s'ils sont choisis, ils pourront toujours revenir dormir à Las Vegas. Ces avions, peints en blanc avec une bande rouge (couleurs de la défunte Western Airlines), incluent des Boeings 737 et plusieurs petits jets privés. Selon leur numéro d'enregistrement, ils appartiennent à diverses compagnies civiles de location d'avions. Ils feraient la liaison vers, Groom Lake, Tonopah Test Range, d'autres endroits dans le NAFR et peut-être vers les bases de Palmdale et China Lake en Californie. Des observateurs qui ont compté les départs et les voitures dans le parc de stationnement de la EG&G à McCarran estiment que plus de 1 000 personnes utilisent les vols JANET chaque jour.

Pour les quelques employés résidant dans les villages avoisinant le NAFR, un autobus peint en blanc effectue le trajet le long de la route 375 et de la Groom Lake Road. Personne ne sait si ces gens sont des employés de la zone 51 ou des autres installations du NTS. L'autobus fait des arrêts dans les villages de Crystal Springs, Ash Springs, et Alamo.

La position du gouvernement sur la zone 51

Une lettre de l'USAF répondant à une requête concernant la zone 51

Périmètre de la zone 51 et ses avertissements. Les « Camo dudes » veillent sur la scène depuis leur camionnette sur une colline.

Le gouvernement américain reconnaît l'existence du complexe de Groom Lake, mais ne se prononce pas sur ce que l'on y fait. Contrairement au reste de la NAFR, la zone entourant le lac Groom est hors-limite de façon permanente au trafic aérien civil et militaire régulier. Même les pilotes de l'armée de l'air qui s'entraînent dans la NAFR sont sévèrement réprimandés s’ils s’aventurent dans la « boite » nommée R4808E entourant l'espace aérien de Groom Lake.

La sécurité au sol du périmètre est fournie par des gardes en uniformes employés par la firme EG&G qui patrouillent dans des camionnettes Jeep Cherokee blanches, ou des camionnettes Ford ou Chevrolet couleur sable. L'uniforme des gardes leur a valu le surnom de « camo dudes » (mecs en camouflage). Bien que les gardes soient armés de fusil d'assaut M-16 et qu'ils soient autorisés à les utiliser, aucun incident violent n'a été rapporté; les camo dudes se contentent habituellement d'escorter les visiteurs à l'extérieur du périmètre et d'attendre le sherif du comté de Lincoln qui leur infligera une amende d'environ 600 $. Certains ont par la suite reçu des visites d'agents du FBI ; d'autres ont été détenus à l'extérieur du périmètre pour avoir simplement pointé leur caméra en direction de la base. Les gardes sont aidés dans leur tâche par des détecteurs de mouvements, et par des hélicoptères HH-60 Pave Hawk.

La base n'apparaît sur aucune carte officielle du gouvernement américain; la carte topologique de la région ne mentionne que la mine abandonnée des Monts Groom, et les cartes d'aviation civile pour l'état du Nevada montrent un grand espace restreint, mais l'incluent dans l'espace aérien restreint de Nellis. De la même façon, la page de l'Atlas National montrant (en) les terres fédérales au Nevada ne fait pas la distinction entre la base de Groom Lake et le reste des installations de la NAFR. Avant d'être rendues publiques, les images prises par le satellite Corona dans les années 1960 ont été altérées. A la suite de requêtes du public dans le cadre de la loi sur l'accès à l'information, le gouvernement a répondu que ces clichés semblaient avoir été détruits (image prise par Corona). Les images prises par le satellite Terra, qui étaient disponibles au grand public, ont été retirées des serveurs web, incluant le service Terraserver de Microsoft, en 2004. Les images prises par le satellite Landsat 7 sont toujours disponibles et sont celles qui sont utilisées par le programme Google Maps. Des images d'origines autres que la NASA, telles que des images à haute-résolution russes et du système commercial IKONOS sont aussi disponibles.

Certains logiciels commerciaux permettant aux pilotes de faire leurs plans de vols listent les coordonnées des pistes de la base de Groom Lake sous le nom de Homey, Nevada, sans toutefois en préciser la teneur.

Le gouvernement de l'état du Nevada, reconnaissant le potentiel touristique, a renommé la section de la route 375 près du village de Rachel « Extraterrestrial highway » (l'autoroute des extra-terrestres).

Bien que les propriétés fédérales à l'intérieur de la base soient exemptes de taxes, les installations appartenant aux propriétaires privés ne le sont pas. Un chercheur a remarqué que la base ne déclarait qu'une valeur de 2 millions de dollars au percepteur d'impôts du comté de Lincoln, qui est incapable d'en faire l'évaluation, n'ayant pas les accréditations nécessaires pour aller sur le site. Plusieurs résidents du comté se sont plaint que la base était un injuste fardeau pour le comté, compte tenu des coûts élevés de la surveillance policière requise et du peu d'emplois fournis aux résidents du comté - la majorité des employés de la zone 51 provenant de Las Vegas.

Poursuite environnementale

En 1994, les épouses de Walter Kasza et Robert Frost, qui avaient été mariées à des employés civils de l'armée, ainsi que cinq autres employés anonymes représentés par un professeur de droit de l'université George Washington, Johnathan Turley, entamèrent une poursuite contre l'USAF et l'Environmental Protection Agency. Dans leur poursuite, ils alléguaient avoir été présents lorsque de grandes quantités de produits chimiques furent brulés dans des tranchées à ciel ouvert sur le site de Groom Lake. Des analyses pathologiques de prélèvements faits sur les plaignants furent effectuées par des biochimistes de l'université Rutgers et des niveaux élevés de dioxine, dibenzofurane et trichloroéthylène furent détectés dans leur graisse corporelle. Les plaignants prétendaient avoir subi des dommages à la peau, au foie et aux voies respiratoires suite à leur travail à Groom Lake et que ces derniers avaient contribuées au décès de MM. Frost et Kasza. La poursuite désirait obtenir une compensation pour les blessures encourues, prétendant que l'USAF avait illégalement manipulé des produits toxiques et que l'EPA avait failli à sa tâche de faire respecter la Resource Conservation and Recovery Act (loi sur la conservation et récupération des ressources - qui régit l'utilisation de matières dangereuses). Ils désiraient aussi obtenir des informations détaillées sur les produits auxquels ils avaient été exposés, espérant ainsi pouvoir obtenir des traitements plus adéquats pour ceux qui étaient encore vivants.

Le gouvernement a demandé au juge Philip Pro de la Cour de Las Vegas une exemption d'avoir à déposer des documents protégés ou de forcer les témoins à avoir à révéler des renseignements secrets, ce qui pourrait menacer la sécurité nationale. Quand le juge Pro rejeta l'argument du gouvernement, le président des États-Unis Clinton émit un décret présidentiel exemptant « the Air Force's Operating Location Near Groom Lake, Nevada » (le site d'exploitation de l'armée de l'air près de Groom Lake, Nevada) des clauses de divulgations des lois environnementales. Suite à cela, le juge dut rejeter la cause pour faute de preuves. Le professeur Turley en appela de cette décision, prétendant que le gouvernement avait abusé de son pouvoir de classer le matériel protégé. Le secrétaire à l'armée de l'air Shiela E. Widnall déposa un document alléguant que révéler les éléments contenus dans l'air et l'eau aux environs de Groom Lake « pourrait révéler la nature et l'ampleur des activités protégées ». La cour d'appel rejeta la requête du professeur Turley. La Cour suprême des États-Unis a refusé d'entendre sa cause, enlevant tout espoir pour les victimes.

Le Président continue de renouveler tous les ans le décret d'exemption pour Groom Lake. Ceci constitue la seule reconnaissance formelle, bien qu'indirecte, que les installations de Groom Lake n'ont pas la même vocation que le reste des installations de la NAFR.

L'incident Skylab de 1974

Une note écrite en 1974 par le directeur de la CIA William Colby à un autre administrateur de la CIA rapporte que, dans le cadre d'un programme plus large, les astronautes à bord de Skylab 4 avaient photographié par inadvertance un endroit qu'ils n'auraient pas dû (« There were specific instructions not to do this. <CENSURÉ> was the only location which had such an instruction.  » ). Bien que le nom de l'endroit en question soit obscurci dans la note, le journaliste Dwayne Day a publié un article dans le magazine The Space Review de janvier 2006 où il affirme que le contexte de la note porte à croire qu'il s'agit bel et bien de Groom Lake.

La note démontre le débat entre plusieurs agences fédérales concernant le statut de ces photos ; Le ministère de la défense, d'un côté, voulant que les photos soient classifiées top-secret, et la NASA et le ministère des affaires étrangères, de l'autre, ne le voulant pas. L'objet de la note elle-même était de savoir s'il était légal de classifier des images obtenues par un programme qui ne l'était pas.

Une remarque manuscrite sur le document, probablement écrite par le directeur Colby lui-même, se lit comme suit :

«  Il l'a soulevé. Disant que le ministère des affaires étrangères avait une opinion précise là-dessus, mais qu'il était tenté de me laisser décider. Je me demande si nous devons les protéger puisque:

  • L'URSS les a déjà grâce à leurs propres satellites ;
  • Qu'y est-il révélé?
  • Si c'est révélé, pourquoi ne dit-on pas simplement que l'USAF y travaille ?  »

La note ne dit pas ce qu'il est advenu de ces photos, mais elles ne figurent pas, avec les autres photos de Skylab 4, dans les archives nationales de Sioux Falls, Dakota du Sud.

OVNIs et autres théories conspirationnistes sur la zone 51

La connexion de la zone 51 avec les programmes secrets de recherches en aéronautique ainsi que certains rapports de phénomèmes inhabituels ont amené la zone 51 au centre du folklore moderne sur les OVNIs et les théories conspirationnistes. Certaines des prétendues activités incluent:

  • Cette base appartiendrait au Directorate of Science & Technology de la CIA, à AIR FORCE RESEARCH LABORATORY et aux bureaux d'études secrets comme LOOCKEED SKUNK WORKS et BOEING PHANTOM WORKS.
  • l'entreposage et l'étude d'appareils extraterrestres (incluant du matériel récupéré de Roswell), l'étude de leur équipage (vivant ou mort), et la fabrication d'appareils basés sur la technologie extraterrestre.
  • le développement d'armement à énergie (pour l'initiative de défense stratégique ou autres) ou d'instruments de contrôle météorologiques.
  • les réunions ou collusions avec des extraterrestres.
  • les diverses activités reliées à un gouvernement mondial secret présidé par un certain Peter, ancien directeur de l'économie mondiale.

Plusieurs de ces théories concernent des installations souterraines à Groom Lake ou près de Papoose Lake. En 1989, Bob Lazar a prétendu avoir travaillé à Papoose Lake sur les systèmes de propulsion d'une soucoupe volante appartenant au gouvernement américain dans un complexe qu'il nommait S-4.

Une autre théorie veut que le programme Apollo soit une supercherie et que la zone 51 soit l'endroit où l'on aurait filmé l' "alunissage" de 1969. Cette théorie semble basée sur des photos satellites russes qui montrent que certaines portions de la zone 51 et du NTS ressemblent à la surface de la Lune. En 2000, la chaîne de télévision américaine FOX avait diffusé un reportage sur ce sujet.

D'autres encore prétendent que durant les années 1990, les travaux les plus secrets effectués à Groom ont été déplacés vers d'autres endroits incluant Dugway Proving Ground près de Salt Lake City, Utah ou encore dans la zone 6113 une zone militaire qui serait située en Alaska et que le secret qui continue d'entourer la zone 51 ne serait maintenu que pour induire en erreur les curieux.

  • La majeure partie des installations se trouve sous terre, certains hangars abriteraient des monte-charges géants.

Atlantide

Origine


Rapporté dans deux dialogues

de Platon, à une date où celui-ci est déjà âgé, vers 357 av. J.-C., l'histoire de l'Atlantide a soulevé de nombreuses questions, de nombreux débats et a été l'objet de milliers d'ouvrages, si bien qu'on a pu la présenter comme le plus grand de tous les mystères. Pour qui accorde de la véracité au récit de Platon, il résonne depuis près de 2 370 ans comme un avertissement sur l'incroyable pérennité des connaissances humaines d'une histoire qui se serait transmise sur plus de 11 600 ans. Ainsi le géologue Jacques Collina-Girard a étudié les possibilités d'une transmission orale de lointains événements historiques et géologiques.

Mais si Platon précise dans ses dialogues « le fait qu'il ne s'agit pas d'une fiction, mais d'une histoire véritable est un intérêt capital» une vaste majorité d'historiens s'accordent aujourd'hui à voir le mythe de l'Atlantide comme une fable de Platon. C'est l'opinion qui s'est en effet imposée avec les travaux de Pierre Vidal-Naquet et de Christopher Gill dans le monde anglo-saxon. « La narration platonicienne introduit effectivement quelque chose de nouveau : dire le fictif en le présentant comme le réel. Avec une perversité qui lui a valu un immense succès, Platon a fondé le roman historique, c'est-à-dire le roman situé dans l'espace et dans le temps». Aristote et Ératosthène avaient dès l'Antiquité marqué leur scepticisme face au mythe de Platon. Pour Hervé Duchêne, professeur d'histoire ancienne à l'université de Bourgogne, le procédé rhétorique de Platon, présentant le fictif comme le réel a égaré « ceux qui cherchent naïvement dans le Critias et le Timée une réalité historique ou topographique précise».

La construction de cette fiction s'explique pour Kathryn A. Morgan par la nécessité d'élaborer une vision d’Athènes qui correspond aux idéaux politiques de Platon : l’histoire de l’Atlantide correspond au noble mensonge qui peut servir de récit fondateur à une cité. Pour construire son pastiche historique Platon a donc réutilisé les lieux communs de l'historiographie de son temps. De même, pour Bernard Sergent, chercheur au CNRS, Platon a « fabriqué un mythe » en s’inspirant de motifs puisés dans la mythologie grecque : notamment des mythes de cataclysme et d'engloutissement, la mythologie propre à Poséidon et trois récits de guerre, athénien, béotien et thessalien, enfin il considère la proximité du mythe platonicien et de la trifonctionnalité indo-européenne. Luc Brisson, chercheur au CNRS, traducteur, éditeur et spécialiste des textes de Platon a lui aussi repris l'analyse de Pierre Vidal-Naquet à propos du récit de la guerre entre Athènes et l'Atlantide. Il remarque "beaucoup de lecteurs sont restés insensible à l'ironie - à la perversité - de Platon, qui ont considéré comme une vérité historique le récit fait par Critias le jeune […] le génie de Platon, dans cette affaire, aura été de montrer à quel point il est difficile, dans la pratique, de distinguer la fiction de la vérité et le sophiste de l'historien et du philosophe". Selon Guy Kieffer, chargé de recherche au CNRS, géographe et géologue qui s'est penché sur les sources de Platon : "Il est maintenant admis que l'Atlantide n'a jamais existé et qu'il s'agit d'un mythe créé par Platon". Il conclut : "L'Atlantide n'a jamais existé. Elle correspond à une allégorie imaginée par Platon pour donner une leçon de civisme et de bonne conduite à ses concitoyens d'Athènes et dénoncer leur mercantilisme, leur indiscipline, leurs querelles et l'esprit démagogue de leurs mœurs politiques" mais considère que Platon s'est inspiré des réalités géologiques observables en Sicile, plus particulièrement dans la zone de l'Etna, pour donner à son récit une apparence crédible et une précision forte dans ses descriptions.

Ces conceptions sur l'origine fictive du mythe ne sont pas cependant toujours partagées en dehors de communauté des historiens et archéologues. En effet, des érudits de tous genres, des géographes, et des géologues, continuent leurs études et leurs explorations. Ainsi le géologue Jacque Collina-Girard propose de voir l'Atlantide dans un site géologique avéré près du détroit de Gibraltar, mais à une époque où aucune civilisation sédentaire n'existait. Selon lui seul le récit du cataclysme s'inspirerait de faits réels transmis dans le temps long par la mémoire orale et que la géologie permettrait de retrouver, alors que la description de la civilisation atlante ne serait due qu'à l'imagination de Platon.

Une conférence internationale s’est tenue en Grèce à Milos en 2005 avec pour ambition proclamée de trancher sur la question de l’origine du mythe et de faire le point sur les connaissances récentes. Si le professeur Christos Doumas, historien et archéologue grec, y a soutenu l’idée de la non-existence de l’Atlantide, des indépendants et des chercheurs de diverses disciplines ont présentés diverses hypothèses de localisations sans parvenir à aucun accord sur la localisation définitive de l'Atlantide et ont établi une liste de 24 critères nécessaires à l'identification d'un site avec l'Atlantide. Une nouvelle conférence est organisée en 2008 à Athènes.

Récit du Timée

Le philosophe introduit le mythe dans le Timée, au cours d'un récit fait par Critias, un riche athénien disciple de Socrate et parent de Platon lui-même. Selon Critias, son arrière-grand-père, Dropidès, s'est vu confier par le législateur Solon (VIe siècle av. J.-C.) une confidence que lui-même tenait d'un prêtre égyptien du temple de Saïs.

Aux dires du prêtre,

« En ce temps-là, on pouvait traverser cette mer Atlantique. Elle avait une île, devant ce passage que vous appelez, dites-vous, les colonnes d'Hercule. Cette île était plus grande que la Libye (Afrique du Nord pour les grecs anciens) et l'Asie (Asie mineur pour les grecs anciens) réunies. (…) Or, dans cette île Atlantide, des rois avaient formé un empire grand et merveilleux. »
(trad. Albert Rivaud)

Le prêtre entreprend ensuite de narrer la lutte des Hellènes, menée par Athènes, puis d'Athènes seule, contre les soldats Atlantes venus des îles « du fond de la mer Atlantique », événements qu'il situe 9000 ans avant son époque. Peu après la victoire, des tremblements de terre surviennent à Athènes ainsi que dans l'Atlantide, cataclysmes correspondant aux brusques bouleversements climatiques du Dryas récent.

« Dans l'espace d'un seul jour et d'une nuit terribles, toute votre armée athénienne fut engloutie d'un seul coup sous la terre et, de même, l'île Atlantide s'abîma dans la mer et disparut. Voilà pourquoi, aujourd'hui encore, cet océan de là-bas est difficile et inexplorable, par l'obstacle des fonds vaseux et très bas que l'île, en s'engloutissant, a déposé. »
(trad. Albert Rivaud)

Le Timée donne ensuite une description générale de la civilisation atlante, de son expansion, de la guerre contre Athènes et de la destruction finale de l'Atlantide.

Pour en savoir plus, voir l'article consacré au Timée.

Récit du Critias

Le Critias entre davantage dans les détails, contant l'origine des habitants (nés de l'union de Poséidon et d'une mortelle, elle-même fille d'un autochtone) et leurs mœurs, la géographie de l'île, son organisation sociale et politique. La fin du Critias est perdue. Le récit s'interrompt au moment où Zeus décide de punir les Atlantes décadents.

Si la légende nous semble transmise par Platon, celui-ci ne l'utilise néanmoins qu'accessoirement pour illustrer son propos, qui est le devenir d'Athènes. Il est désormais considéré par un nombre croissant de spécialistes de l'antiquité et de Platon que le récit de l'Atlantide n'est qu'une fiction entièrement élaborée par Platon à partir de références mythologiques nombreuses et de ses idées politiques et philosophiques (voir infra).

Platon a décrit de façon précise l’Atlantide, qu'il présente comme un monde idyllique. On peut en résumer les détails comme suit:

  • L’île est située au-delà des Colonnes d'Hercule, où se trouvent des fonds vaseux, restes de l'île disparue. Depuis cette île, on a accès au continent situé plus loin. À l'époque de Platon, les Colonnes d'Hercule étaient positionnées au goulet de Gibraltar.
  • Le roi éponyme de l'Atlantide est Atlas, fils du dieu de la mer Poséidon et de la nymphe Cleito.
  • L’île est divisée en dix royaumes gouvernés par Atlas et ses neuf frères puis par leurs descendants. Chaque royaume possède sa propre capitale, copiée sur la cité-mère, capitale du royaume d'Atlas, dessinée par Poséidon lui-même. La cité-mère est située autour d’un mont. Elle est circulaire et entourée de fossés navigables.
  • L'île est riche en ressources naturelles, parmi lesquelles figure un métal mystérieux, l'orichalque.
  • La religion des Atlantes était centrée sur Poséidon, le père des dynasties royales, et incluait le sacrifice annuel d’un taureau que l'on devait capturer pour ensuite l'égorger sur un autel en forme de colonne.
  • Les Atlantes deviennent corrompus au fil du temps. Ils fondent par les armes des colonies des deux côtés de leur île, conquérant une partie de l’Afrique jusqu’à l’Égypte, et de l'Europe jusqu'à l'Italie. Athènes est le seul État capable de s’opposer à leur expansion.
  • L’Atlantide, ainsi que l'armée athénienne, ont été engloutis lors d'un immense raz-de-marée associé à des tremblements de terre, en un jour et une nuit. Platon ne donne pas d'explication géologique à cette catastrophe.
  • Ces événements ont lieu 9 000 ans avant l'époque de Solon.

Olivier LEVASSEUR
dit La BUSE


Olivier Levasseur plus connu sous le nom de " La Buse", surnommé ainsi en raison de sa rapidité à fondre sur sa proie est un authentique pirate.

Qui de plus authentique que le pirate La Buse ?!
Son trésor est un butin à perles, diamants, or et vaisselles d'argent, un vrai pirate pendu haut et court, des messages codés, des grottes et une île mystérieuse, des plans ou foisonnent des cachettes !

La Buse, pirate célèbre écuma l'océan Indien au début du 18ème siècle. Il aurait caché un trésor estimé à 4,5 milliards d'euros quelque part à La Réunion. Aujourd'hui encore, des chercheurs et des scientifiques se lancent à la recherche de ce trésor précieusement conservé depuis plus de 280 ans.

Olivier Levasseur est né à Calais à la fin du XVIIè siècle. En 1721, La Buse est associé au pirate anglais Taylor. Ils se sont emparés au mois d'avril du riche vaisseau portugais de 72 canons La Vierge du Cap qui avait cherché refuge contre les tempêtes dans le port de Saint-Denis (île Bourbon).
A bord du vaisseau se trouvaient le comte Ericeira, vice-roi des Indes et l'archevêque de Goa. La Buse n'exigea pas de rançon du vice-roi, mais fit main basse sur les objets d'inéstimable valeur : rivières de diamants, bijoux, perles, barres d'or et d'argent, meubles, tissus, vases sacrés et cassettes de pierres précieuses, et la crosse d'or de GOA constellée de rubis pesant une centaine de kilos, le tout évalué à 4,5 milliards d'euros.
La Vierge du Cap, radoubée et remise à neuf, devint le vaisseau de La Buse et prit le nom de Le Victorieux.
Mais l'année d'après, Duguay-Trouin et le commodore anglais Matthews vinrent se chercher querelle dans les parages. La Buse et Taylor se sont méfiés et ont préféré prendre "le large". Taylor s'enfuit aux Antilles et La Buse se retira à l'île Sainte-Marie près de la côte de Madagascar.

Il prit sa retraite, car la piraterie n'était plus possible avec aux trousses un gaillard de la trempe de Duguay-Trouin, dont le pavillon flottait glorieusement de l'Equateur au cap de Bonne-Espérance.
La plupart des écumeurs des mers cessèrent également toute activité et devinrent d'assez paisibles citoyens en profitant de la Charte de clémence offerte par le roi de France. Leurs bateaux pourrirent dans les anses et la piraterie disparut.
Presque seul, La Buse temporisa avant d'accepter la Charte, restitua les vases sacrés, mais ne put se résoudre à rendre le butin de La Vierge du Cap, condition de la clémence.
Il est certain qu'il cacha son trésor...mais où ?
On a avancé le nom de 6 îles : Maurice, La Réunion, Frigate, Mahé, Rodrigues, Sainte-Marie.
Dans tous les cas, c'est à Sainte-Marie que vivait Levasseur, en situation irrégulière mais sans grand danger immédiat... parlant de soumission sans se hâter de conclure.
Vers 1729, exerçant le métier de pilote dans la baie d'Antongil (Madagascar), il offrit des services au vaisseau La Méduse, de la Compagnie des Indes, qui voulait entrer dans le port.
Le Capitaine d'Hermitte, commandant de bord, le reconnut, et se souvenant que le pirate avait maintes fois arraisonné des navires de sa compagnie, il l'arrêta.

Le 7 juillet 1730, La Buse était condamné à mort à 17h.
Quand il monta sur l'échafaud pour expier ses crimes de pirate, Olivier Levasseur, dit La Buse, lança dans la foule un cryptogramme et s'écria :
- "Mes trésors à qui saura comprendre !"

Voici donc La Buse pendu, le cryptogramme lancé dans la foule, et le trésor caché offert aux plus malins.
Qui ramassa le message secret ?
Nul ne saurait le dire, mais depuis plus de deux siècles, l'océan Indien, des îles Seychelles à la pointe de Madagascar, est le centre de recherches incessantes et foisonne de documents à clés, de rébus et de signes gravés qui tous, selon la tradition, se rapportent aux prodigieux trésors de La Buse.


L'étrange Cryptogramme de La Buse

La traduction du cryptogramme laisse perplexe, puisqu'elle n'a aucun sens apparent. Jugez plutôt:


Litéralement, on peut lire :
"aprè jmez une paire de pijon tiresket
2 doeurs sqeseaj tête cheral funekort
filttinshientecu prenez une cullière
de mielle ef ovtre fous en faites une ongat
mettez sur ke patai de la pertotitousn
vpulezolvs prenez 2 let cassé sur le che
min il faut qoe ut toit a noitie couue
povr en pecger une femme dhrengt vous n ave
eua vous serer la dobaucfea et pour ve
ngraai et por epingle oueiuileturlor
eiljn our la ire piter un chien tupqun
lenen de la mer de bien tecjeet sur ru
nvovl en quilnise iudf kuue femm rq
i veut se faire dun hmetsedete s/u dre
dans duui ooun dormir un homm r
esscfvmm / pl faut n rendre udlq
u un diffur qecieefurtetlesl


Si l'on essaye de déchiffrer ce texte, on peut lire :
"Prenez une paire de pijon, virez
les 2 coeurs...tête de cheval... une kort
fil winshient écu prenez une cuillière
de mielle... outre vous en faites une ongat
mettez sur le passage de la...
...Prenez 2 liv cassé sur le chemin
Il faut... toit à moitié couvé
pour empêcher une femme... vous n'avez
qu'à vous serrer la... pour veni
... épingle ...juillet...
.. Faire piter un chien turc un
... de la mer... bien sécher et sur
... qu'une femme qui
veut se faire d'un...
dans... dormir un homme
... faut en rendre...
qu'un diffur..."


On peut voir dans le schéma ci-après, l'alphabet des templiers utilisé par La Buse.

Ou bien la traduction est mauvaise, et alors on ne comprendrait pas qu'elle puisse faire apparaître des mots en français... ou bien il y fait lire ce cryptogramme à un autre niveau. Les pirates n'avaient pas besoin de littérature pour retrouver leurs trésors, tout au plus de quelques coordonnées.
C'est bien cela qu'il fallait chercher et un Réunionnais a été tout près de les trouver. Bibique, de son vrai nom Joseph Guy Germain Tipveau, en 1994, a apporté un nouvel indice dans cette quête de sens. Il s'est rendu compte qu'il y avait un lien entre le parchemin du pirate et la pierre exposée dans le hall de la mairie de la Possession. Cette pierre fut découverte dans la Ravine à malheur, sur le chemin Crémont - rebaptisé chemin des Anglais. Et Bibique d'écrire alors :
"Quelque chose d'insolite m'a frappé : comment se fait-il que dans le cryptogramme de La Buse, on trouve seulement trois "A" pointus
alors que tous les autres sont carrés ?
"

Il compare et se convainc que les "A" du texte sont de la même facture que ceux de la pierre. Sur la pierre, les "A" forment un triangle. Et Bibique, en grand amateur de trigonométrie, est alors convaincu qu'il suffit de tracer une bissectrice judicieuse pour trouver l'emplacement du trésor. Sauf qu'il faut d'abord retrouver l'emplacement originel de la pierre !

En 1923, à l'île Mahé, au sud des Seychelles, Mme Savy était propriétaire d'un terrain bordant la mer.
Un jour, elle découvrit des pierres sculptées baignant dans l'océan, comme il en existe tant dans les îles indiennes. Ce qui était étrange est qu'elle pouvait y distinguer des animaux gravés par la main de l'homme : chiens, serpents, tortues, chevaux, et des formes d'objets et d'êtres humains : une urne, des coeurs, une figure de jeune femme, une tête d'homme et un oeil monstrueusement ouvert.
Un ethnographe avança une suggestion : ces sculptures rupestres pouvaient se rattacher aux écritures idéographiques, indonésiennes et pascouanes, où l'on retrouve fréquemment le serpent et la tortue.
Mais pour le reste ? A quelle civilisation rattacher les formes humaines, les chiens, l'oeil, etc. ?
Tout se ratache mystérieusement au trésor de La Buse, mais aussi à celui d'un autre pirate : Butin Nagéon de L'Estang.
Les deux trésors étant peut être le même par voie de succession et de vol !


Etrange similitude entre le trésor de La Buse et celui du pirate Butin Nagéon de L'Estang

Le dernier possesseur des trésors de l'Océan Indien, qui ont une similitude avec le trésor de La Buse, est le pirate Bernardin Nagéon de L'Estang, dit Butin, qui était le fils d'un officier de marine de la Compagnie des Indes.
Dans son testament, le pirate Butin donne un aperçu de sa vie. Il part s'enrôler et défendre la patrie. Il sait qu'il sera sans doute tué.
C'est pourquoi il rédige ce testament pour son neveu Jean Marius Nagéon de l'Estang, officier de la réserve.
A savoir, un demi-terrain rivière La Chaux au Grand-Port, île de France, et les trésors sauvés de l'Indus !

Note de l'auteur du site : Je n'écris pas dans ce site tout le testament qui est assez long.
Mais de nombreuses informations décrites dans ce testament sont étrangement similaires aux indications données dans le cryptogramme de La Buse !
A savoir :
- la similitude des lieux et le fait que tous les chercheurs mêlent étroitement par tradition les deux pirates : Butin et La Buse
- les rébus
- dans les documents chiffrés et gravés sur les pierres, des points de rappel : les initiales S.B.N. ou B.N. ainsi que les lettres Ghe
- les mots organeau, tortue, oeil
- la symbolique maçonnique.
Beaucoup de coincidences !
Il est possible aussi que des chercheurs, dans le but d'épaissir le mystère, aient sciemment forgé ou falsifié le fatras des documents.

Les trésors du pirate Butin sont au nombre de quatre ! Deux sont identifiés à ce jour, dont un découvert.
Les trésors se situeraient aux endroits suivants :
- dans l'île de France (île Maurice) : à Belmont dans le nord de l'île, dans une caverne de la ribière La Chaux près de Mahébourg, à la pointe de Vacoas
- dans l'île Rodrigues (plus douteux !)
Ces trésors sont enfermés dans des grottes signalées par les initiales B.N. gravées sur le roc.
Et enfin, l'un des quatre trésors a été découvert en 1916 dans l'île Pamba, près de Zanzibar. Un trésor de Butin Nagéon puisque marqué des initiales B.N. !

Mais le trésor de La Vierge du Cap pillé par La Buse ne serait-il pas à l'île Sainte-Marie, là où habitait le pirate et où il pouvait surveiller à son gré le magot évalué à 4,5 milliards d'euros ?


Des infos récentes (cliquez sur les images pour les agrandir)

En 1949, Reginald Cruise-Wilkins (1913-1977) contracta la malaria et les médecins lui conseillèrent de venir se reposer aux Seychelles. Et c'est là qu'il fit mis en contact accidentellement avec cette chasse au trésor. Au début c'était une blague et puis cela devint de plus en plus sérieux. Il commença donc en 1949, de grands travaux à la recherche du trésor de Levasseur sur la plage du petit village de Bel-Ombre, au nord de l'île Mahé.
La plupart des gens pensent qu'il était fou, mais il se fichait pas mal de l'avis des autres et savait qu'il avait raison. Il continua son travail car il avait un fort caractère.
Wilkins entraîna dans l'aventure son jeune fils, car il se doutait bien qu'une vie entière n'y suffirait pas pour trouver le trésor de La Buse. Ils n’ont été retrouvés à ce jour qu'un fusil à pierre, une lame d'épée, des figurines et quelques monnaies... Pâle consolation au regard des 30 000 livres sterling investies pour la cause durant plusieurs décennies!
A sa mort en 1977, John Cruise-Wilkins a repris le flambeau. A la poursuite du rêve inachevé de son père.
Cette chasse au trésor coûte une forture, heureusement, wilkins travaille actuellement avec son associé, un riche américain.
Ils sont convaincus que les pirates ont caché leur trésor à marée basse. Les vagues de la marée montante pouvaient ainsi abriter leur trésor.
Ci-contre, le chantier de fouille du (peut être) trésor de La Buse. Wilkins a fait sauter à la dynamite les rochers pour atteindre l'entrée naturelle de la grotte. De nombreuses marques indiquent la direction de l'emplacement du trésor de Olivier Levasseur.

Jacques et Edward, deux autres chercheurs de trésors effectuent leur recherche plus profondément dans la jungle. Ils ont découvert de vieilles fondations, un vieux coffre, une clochette ainsi que des lanternes et des ossements !
Ils se sont querellé avec Wilkins qui prétend que Jacques et Edward ont créé de toute pièce des marques sur les rochers...

Beaucoup d'autres histoires incroyables continuent à se répendre : Un jour, une famille déterre dans son jardin des pichets à vin remplis de pièces d'or. Une autre famille découvre sur une plage des fers, des boulets et des restes de campement. Sur tout l'archipel, les légendes bruissent des noms de célèbres pirates: Hodoul, Boudin, Avery, Kid, Halsay ou Taylor...


Pour conclure...

Plus d'un aventurier s'est cassé les dents à cette quête au trésor. Bibique (qui s'est suicidé à la 22 long rifle le 31 mars 1995) en est un cas particulièrement bien connu puisqu'il a passé 30 ans a faire des fouilles, mais il y en a eu d'autres. On a vu la difficulté de retrouver les signes cabalistiques que les pirates plaçaient sur les routes de leurs trésors. L'érosion, les cyclones, l'urbanisation ont radicalement changé les repères. Pour trouver un trésor aujourd'hui, il faudrait s'en remettre davantage à la chance qu'à un parchemin. Mais le rêve n'est pas mort pour autant.

Un mystère de la Joconde élucidé par des scientifiques

Grâce à des techniques sophistiquées qu'ils ont spécialement développées pour l'étude du célèbre portrait de la Mona Lisa, deux scientifiques - dont une physicienne française - sont parvenus à déterminer la nature de la technique artistique qu'utilisait Léonard de Vinci pour peindre les visages.

Mady Elias et Pascal Cotte se sont ainsi attaqués à «décoder» le «sfumato», une technique mise au point par Léonard de Vinci. Dans Wikipedia, on décrit le «sfumato» comme une technique visant à donner de la profondeur à un tableau, grâce à «un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates, qui donne au sujet des contours imprécis».

Pour leur analyse, les chercheurs n'ont fait aucun prélèvement pour analyse chimique directe, technique qui est par nature destructive. Au lieu de cela, ils ont plutôt examiné en détail le spectre de la lumière émise en 100 millions de points de la Joconde à l'aide d'une caméra.

En comparant les données tirées de la Joconde avec celles de tableaux peints au 16e siècle, Mady Elias et Pascal Cotte ont pu soustraire, par calcul, l'effet du vernis, et obtenir ainsi les données sur les couches de pigments qui donnent les couleurs.

Après ce «dévernissage virtuel», les chercheurs ont été en mesure de déduire la nature de la technique employée par Léonard de Vinci, indique le communiqué du Centre national de la recherche scientifique (CNRS):

«Ils ont identifié une terre d'ombre comme unique pigment contenu dans la couche superficielle. Les mesures ont également mis en évidence une saturation exceptionnelle de la couleur.»

De ces deux caractéristiques, les chercheurs ont pu déterminer que Léonard de Vinci a utilisé la technique du glacis, qui était courante chez des peintres flamands du 15e siècle (les «Primitifs flamands») mais qui n'était pratiquement pas employée par les artistes italiens de l'époque. Le peintre italien Antonello Da Messina aurait, semble-t-il, importé cette technique d'un voyage dans le nord de l'Europe, et l'aurait ensuite transmise à Léonard de Vinci.

Grâce à leur analyse minutieuse, les chercheurs ont également déterminé que la sous-couche de la Joconde était composée de 1% de vermillon et de 99% de blanc de plomb. De ces travaux pourrait naître «une méthode d'analyse des œuvres d'art totalement non-destructive, portable et dont les résultats seront exploitables en quelques minutes».

Mady Elias et Pascal Cotte ont publié les résultats de leur recherche dans la revue scientifique Applied Optics.

Société secrète

 

Une société secrète est une organisation sociale qui demande que ses membres gardent une partie de ses activités et de ses motivations loin des regards de personnes qui lui sont étrangères, des médias et de l'État. Les buts supposés de ces sociétés sont fréquemment d'ordre politique et dans ce cas on peut parler de conspirationnisme , mystique ou criminel . Les membres ont parfois l’obligation de ne pas dévoiler ou de nier leur appartenance au groupe.

De plus, ils ont souvent fait le serment d’être les gardiens des secrets de la société. Le terme de « société secrète » est souvent employé pour qualifier des fraternités (comme la Franc-maçonnerie) qui ont également des cérémonies secrètes, mais aussi d’autres organisations allant de la simple fraternité étudiante aux organisations mystiques décrites dans des théories de conspiration comme immensément puissantes, dotées de services financiers et politiques qui leur sont dédiés, un rayonnement mondial et souvent des croyances sataniques.

Historiquement, les sociétés secrètes ont souvent fait l’objet de suspicions et de spéculations de la part des non-membres et se sont ainsi entourées d’un climat de méfiance depuis la Grèce antique. Plusieurs d’entre elles ont été déclarées illégales. Ainsi, la Pologne par exemple a choisi, dans sa constitution, d’interdire ces sociétés au même titre que les organisations politiques extrémistes.

Plusieurs sociétés secrètes profitent de leur principe de discrétion pour développer leurs activités criminelles (comme la Mafia) et politiques (comme le mouvement Know Nothing aux États-Unis).

De nombreuses sociétés d’étudiants établies sur des campus universitaires sont ou ont été considérées comme des sociétés secrètes, comme par exemple le Fat Hat Club (fondé en 1750) et le Phi Beta Kappa (fondé en 1776) du College of William and Mary à Williamsburg en Virginie. Le membre le plus célèbre du FHC est Thomas Jefferson. La société secrète d’étudiants la plus connue est la Skull and Bones, fondée en 1832 à l’université Yale.

Les sociétés secrètes ont été condamnées dans diverses encycliques et documents magistériels, dont In eminenti apostolatus specula, A quo die, Christianae Republicae salus, Inscrutabile, Mirari Vos, Arcanum Divinae, Providas, Ecclesiam a Jesu Christo, Traditi Humilitati, Quo Graviora, Qui Pluribus, Quibus Quantique, Multiplices inter, Humanum Genus et Vehementer nos.

Sociétés étudiantes

Etats-Unis d'Amérique:

  • Skull and Bones (Yale)
  • Scroll and Key (Yale)
  • Book and Snake (Yale)
  • Flat Hat Club ( College of William and Mary)
  • Seven Society ( University of Virginia)
  • Sphinx Head (Cornell)
  • Fly Club (Harvard)
  • Porcellian, nommés Argonauts dans le passé (Harvard)

Mexique:

  • OFUS Sigma Mi (ITESM, Monterrey)

Angleterre:

  • Cambridge Apostles ( University of Cambridge)

Suède:

  • Juvenalorden ( Uppsala University)

Belgique:

  • Ordre des Frères Macchabées de Belgique (Université Libre de Bruxelles)
  • Ordre des Coquillards (Université Libre de Bruxelles)
  • Ordre des Templiers (Université Libre de Bruxelles)

Pays-Bas:

  • De Gong ( Radboud University Nijmegen)

Nigeria :

  • National Association of Seadongs
  • Buccanneers Association of Nigeria

Malaisie:

  • Brethren of Datu Abdillah (Kolej DPAH Abdillah, Sarawak)

Confréries et sociétés ésotériques

  • La Franc-maçonnerie
  • La Rose-Croix
  • Les Illuminati
  • La Société Théosophique
  • L'Aube dorée
  • L'Ordre nouveau des Templiers opératifs

Sociétés secrètes à but politique

  • Les Illuminati dits de Bavière (officiellement disparus mais soupçonnés d'exister encore)
  • L'Ordre de la Bannière étoilée, dit Know Nothing
  • Le carbonarisme
  • La Société Thulé
  • Les Chevaliers de la Foi
  • Le Ku Klux Klan
  • Les Nizârites ou assassins.

Sociétés secrètes à but criminel

  • Les triades chinoises
  • Les Yakuzas
  • Les Thugs
  • Les Aniotas

Sociétés secrètes hypothétiques ou fictives, présentes dans la culture populaire

  • La Majestic 12
  • Les Illuminati
  • Le Prieuré de Sion

Dans la littérature

Les sociétés secrètes sont un des éléments populaires de la littérature romantique puis de divertissement. De Joseph Balsamo d'Alexandre Dumas en 1846, au Pendule de Foucault d'Umberto Eco ou au Da Vinci Code de Dan Brown en 2003 en passant par Les Cigares du pharaon d'Hergé en 1934, elles alimentent l'intrigue en mystère et en romanesque. Le thème de la toute puissante société secrète a été largement exploité par le roman, notamment le roman-feuilleton du XIXe siècle. La cour des miracles décrite dans Notre-Dame de Paris en 1831 en est une ébauche. Dumas y a recours plus d'une fois : dans Le Vicomte de Bragelonne, Aramis révèle qu'il occupe un rang élevé dans une société secrète; dans Les Crimes célèbres (1839-40), Dumas consacre un chapitre à Karl Ludwig Sand, membre d'une société secrète, assassin du conseiller Kotzebue. Paul Féval exploite le thème avec beaucoup de succès dans Les Habits noirs en 1863.

La vierge au parasol

 

Dans l'enclos du Piton de la fournaise, il n'y a aucune habitation parce que le risque des coulées de lave est trop grand. La nationale 2, appelée aussi route des laves, ( Carte routière ) fait le tour de ce coté de l'île sans traverser le moindre village. Lorsque l'on emprunte cette route entre Saint-Philippe au sud et Sainte-Rose au nord, on peut s'arrêter juste avant de sortir de l'enclos pour déposer un bouquet de fleurs au pied de la Vierge au parasol. Il y a là un large parking avec vue sur la mer et un grand monticule sur lequel est perché une statue de la Vierge Marie. Cette statue est protégée par un parasol en fer comme pour sauvegarder la statue des retombés peu probables d'une éruption trop violente.

En fait la légende de cette Vierge date du début du XX e siècle, Monsieur Leroux, propriétaire à Bois-Blanc (sur la commune de Saine-Rose) l'avait placé dans ses champs pour protéger ses récoltes. Un jour, une coulée de lave traverssa ses terres et brûla ses champs mais la statue elle, resta miraculeusement en place. La lave l'avait pargnée. Les Réunionnais qui sont très religieux laissent de nombreuses offrandes devant cette statue. Les autres profitent du parking pour faire une halte.

Le parasol n'est pas suffisant pour protéger la statue

Lorsqu’une coulée de lave dévale la pente de l'enclos. Le 14 janvier 2002, la lave menace ce petit bout de terrain et sa statue. Après moult hésitations, on décide d'évacuer la statue. Quelques heures après, la lave balaye le monticule et recouvre la route et le parking avant de rejoindre la mer. La statue, a, une fois encore été epargnée par la lave. Elle a maintenant retrouvé sa place au bord de la nouvelle route des laves reconstruites sur la coulée.

DES SPHÈRES MÉTALLIQUES VIEILLES DE 3 MILLIARDS D'ANNEES -


Depuis plus de 30 ans, des mineurs extraient d'une mine d'argent en Afrique du Sud, la Wonderstone Silver Mine, d'étranges artefacts : des sphères métalliques.

On en a déjà retrouvé des centaines.

Les sphères ont un diamètre qui varie de 3 à 10 cm. Elles sont composées d'un alliage à base de nickel et d'acier. Cet alliage n'existe pas à l'état naturel.

Une ou plusieurs rainures concentriques entourent certaines des sphères, les partageant en deux hémisphères égaux, ce qui éloigne la possibilité d'une formation naturelle.

Les étranges trouvailles se divisent en deux sortes: des sphères en métal bleuté moucheté de blanc, et d'autres sont pourvues d'une sorte de coquille. Lorsqu'on la brise, on trouve à l'intérieur une substance spongieuse qui se désintègre au contact de l'air. A l'intérieur de certaines de ces billes, cette substance a l'apparence du charbon.

Tous les artefacts trouvés ne sont pas purement sphériques. Certains sont plus allongés.

Les sphères ne sont pas griffées au passage d'une pointe métallique, ce qui atteste leur dureté.

Ce qui commence à devenir plus étrange, c'est que ces sphères ont été extraites d'une couche rocheuse de pyrophyllite (roche tendre de 3 sur l'échelle de Moh. A titre de comparaison, le talc vaut 1 sur cette échelle, le diamant, le plus dur: 10) âgée entre 2,8 et 3 milliards d'années, comme en témoigne les examens aux isotopes radioactifs.

Le professeur de géologie de l'université de Potchefstroom, A. Bisschoff told penche sur l'hypothèse que ces sphères soient en réalité des concrétions de limonite. La limonite est une sorte de minerai de fer.


En 1979, plusieurs de ces sphères ont été examinées par J.R. McIver, Professeur de géologie à l'Université de Witwaterstand de Johannesburg et le géologue Andries Bisschoff. Des experts de la NASA ont également analysé les sphères. A ce jour, nul n'est parvenu à fournir une explication plausible de leur présence au cœur d'une formation rocheuse de plusieurs milliards d'années !

Des sphères sont exposées au musée sud-africain de Klerksdorp.

La composition pourrait être d'origine météorique mais la formation n'a rien de naturelle et semble bien artificielle.

De plus, Roelf Marx, conservateur du musée Klerksdorp, a découvert que la sphère qui est exposée dans une vitrine du musée, tourne lentement sur son axe sans la présence d'aucune vibration extérieure, comme si une énergie qui lui est propre fonctionne toujours après 3 milliards d'années ?

On parle peu du phénomène, qui mériterait pourtant d'être mieux étudié, ou du moins, dans l'hypothèse que c'est ce qui est en train de se faire, que l'on communique l'entièreté des résultats au grand public. La NASA ne manque pourtant pas de budget et de têtes chercheuses.

 

L'ÎLE DE PÂQUES, ÎLE MYSTÉRIEUSE -

 

Perdu dans le Pacifique, l'Arena, navire néerlandais, commençait à manquer de vivres. Son capitaine Jakob Roggeven, le jour de Pâques de l'an 1722, décide d'accoster sur l'île de Davis, du nom d'un flibustier qui le premier la découvrit.

Mais un œil dans sa longue vue lui permet d'affirmer qu'il ne connait pas cette terre qui se profile. Que vit le marin hollandais ? De son propre aveu, «d'énormes statues, des silhouettes colossales, comme posées sur des plate-formes qui évoquaient des soubassements de palais ou de temples ».

Image de gauche: De forme triangulaire, l'île a une superficie de 165 km² (1,5 fois Paris). A son apogée en 1300, la civilisation compte 15 000 Pascuans.

Image de droite: Les moaïs, gigantesques monolythes à visages humains, regardent tous vers l'intérieur de l'île.


L'équipage néerlandais se rend à terre pour ravitailler en vivres et en eau. Les hommes de l'Arena reçoivent un accueil "mitigé" et le capitaine Roggeven ordonne d'ouvrir le feu sur les indigènes. Tel est le récit de la découverte de l'île de Pâques, mais également le premier contact de la population indigène de l'Ile de Pâques avec la «civilisation». À 3 700 km des côtes chiliennes et à environ 2 000 km des atolls polynésiens, l'île de Pâques ou Rapa Nui est la plus éloignée de toute terre habitée.

Près de trois cents ans après la découverte de l'île de Pâques et des ses trésors archéologiques, les mystères concernant Rapa Nui demeurent entiers. Ce ne sont que bribes de réponses, suppositions et théories que les passionnés d'architecture, comme les chercheurs, parviennent à donner.

Le célèbre aventurier anglais James Cook eut cette réflexion en découvrant les moaïs en 1774 : «Comment ces insulaires, qui ne connaissaient en aucune manière les puissances de la mécanique, ont pu élever des masses si étonnantes, et ensuite placer, au-dessus, les grosses pierres cylindriques. Ces monuments singuliers, étant au-dessus des forces actuelles de la nation, sont vraisemblablement des restes d'un temps plus fortuné. Sept cents insulaires, privés d'outils, d'habitations et de vêtements, tout occupés du soin de trouver des aliments et de pourvoir à leurs premiers besoins, n'ont pas pu construire des plates-formes qui demanderaient des siècles de travail».

On y trouve les moaïs, ces gigantesques monolythes qui mesurent entre 3 et 20 mètres de haut. Elles pèsent entre 3 et 100 tonnes. Combien en dénombre-t-on sur l'île ? Entre 300 et 1 000 (entre ceux à terre, ceux qui ne sont pas finis et ceux enterrés, le chiffre diffère).

La caractéristique des moaïs ? On n'en trouve nulle part ailleurs dans le monde et ils sont tous tournés vers l'intérieur de l'île (dos à la mer). Une exception notable : le Ahu Akivi, alignement de 7 moaïs qui regardent en direction de l'Océan.

Image de gauche: Les 7 moaïs d'Ahu Akavi sont les seuls de l'île à regarder vers la mer. On ignore la fonction de ces statues : religieuse, protectrice ?

Image de droite: Autre particularité des moaïs : leurs yeux regardent tous vers le ciel. Leurs traits évoquent plus les Péruviens que les Polynésiens.


Autre fait marquant, leur regard porte vers le ciel. Lors de leur édification, tous les monolythes arborait le Pu Kao (la coiffe au sommet de leur tête). Le matériau utilisé pour cette coiffe ne provenait pas du même volcan. Il s'agit d'une pierre rouge provenant de la face ouest de l'Ile (les coiffes étaient taillées sur place puis transportées).

Quant à la signification des moaïs, on s'interroge encore. Fonctions religieuses, statues dressées en l'honneur de dieux, idoles gigantesques dédiées à la prière et à l'adoration ? D'autres y voient le symbole de la protection (c'est pour cel qu'ils seraient tournés vers l'intérieur de l'île). Les moaïs attestent de la présence de l'homme. Se pose alors la question de savoir qui, à partir de l'an 500 environ, aurait débarqué cette île de 165 km² (1,5 fois la superficie de Paris environ).

Des études scientifiques basées sur l'ADN tendent à prouver que l'île aurait été peuplée par les Polynésiens. Mais d'autres éléments plaident en faveur d'une présence d'origine sud-américaine sur Rapa Nui : les moaïs n'ont pas les traits de visage de Polynésiens : nez aquilins, lèvres fines, fronts hauts et barbes. Ils rappellent beaucoup plus les Péruviens. L'histoire de l'île fait état de la présence de deux «castes» distinctes au XVIe siècle : les «grandes oreilles», bâtisseurs des statues, sculpteurs, et les «petites oreilles», réduits en esclavage par les «longues oreilles». La présence de ces deux tribus pourrait s'expliquer par deux phases migratoires.

Entre 1 000 et 1 500, la civilisation pascuane atteint son apogée. On dénombre à l'époque environ 15 000 habitants en 1 300, date estimée du début de la construction des moaïs. La population décline ensuite, jusqu'à atteindre 3 000 habitants lorsque Jakob Roggeven débarque.

Cette baisse de la population est indirectement liée à la construction des moaïs. Construire des statues nécessite beaucoup de main d'oeuvre mais également énormément de bois. Il faut acheminer les monolythes depuis les carrières de basalte des flancs du volcan Rano Raraku jusqu'aux côtes de l'île. N'ayant plus de bois, alors que les experts s'accordent pour penser que l'île était auparavant recouverte d'une vaste fôret, les Pascuans se retrouvent pris au piège : plus de bateau, donc plus de pêche, donc plus de nourriture. Image de gauche: L'île et ses mystères passionnent les scientifiques. L'antropologue norvégien Thor Heyerdal y mène une expédition dans les annéees 50.

Image de droite: Les moaïs peuvent atteindre 20 m de haut et peser jusqu'à 100 tonnes. Le personnage donne une idée de l'échelle.


S'en suit une guerre entre les clans, qui connaît sa phase la plus aiguë en 1 680. A cette date, les «petites oreilles» exterminent les «grandes oreilles». Soucieux de faire disparaître tout signe de l'ancien temps, les «petites oreilles» délaissent les statues. Les moaïs encore en construction sur les flancs du volcan Rano Raraku sont abandonnées. Le cannibalisme apparaît dans l'île, non pour des raisons religieuses ou mystiques mais dans le simple souci de se procurer de la nourriture.

L'évangélisation forcée, l'esclavage et les maladies importées par l'homme blanc finiront de dépeupler l'île de Pâques de ses habitants. La population a décliné dans un premier temps, assez long, avec l'arrivée des colons. Mais a augmenté à nouveau récemment.

TITANIC ET PREMONITION

I Introduction

   L'éclatant succès du film de James Cameron relatant en 1998, la mythique épopée du paquebot "Titanic" qui on le sait, sombra lamentablement, après avoir heurté un iceberg, dans la nuit du 14 au 15 Avril 1912, entraînant dans la mort près de 1500 passagers, nous donne l'occasion de nous interroger sur certains faits étranges (que l'on pourrait qualifier de signes prémonitoires) qui ont accompagné cet évènement avant son avènement dans notre monde à trois dimensions. En effet si nous évoluons quotidiennement dans un monde où prédomine la longueur, la largeur, et la hauteur, il semblerait que pour passer dans la quatrième dimension, il faudrait y ajouter la dimension temps que nous maîtrisons hélas encore très modestement en ce qui concerne les événements du futur. Sans vouloir plonger dans la superstition, il est indéniable que certains cas de prémonition demeurent très troublants sauf pour les irréductibles de la science officielle qui explique tout par la sacro-sainte coïncidence. Analysons donc certains de ces cas se rapportant à " l'affaire du Titanic ".

II Trois faits étranges au sujet du Titanic.

Empruntons les deux premiers faits à l'encyclopédie Planète publiée en Août 1965 qui nous propose deux rêves prémonitoires qui se rattachent à cet événement :

   "Parmi les rescapés entendus plus tard par une commission d'enquête, une dame américaine, qui, tous les ans, faisait la traversée avec son mari et ses deux enfants, raconte que, lorsque son mari eut obtenu ses billets pour la traversée, elle fut saisie d'une angoisse inexplicable, qui augmenta au fur et à mesure de l'approche du départ. Elle essaya en vain de persuader son mari de prendre un autre bateau. Mais tous les quatre s'embarquèrent cependant sur le Titanic.

  Au cours d'une nuit, sur le paquebot, Mrs. X... eut un rêve agité. Elle fut réveillée par un choc épouvantable qui ébranla le navire et fut suivi d'un va-et-vient, de cris et d'appels à bord. Effrayée, elle réveilla son mari qui n'avait rien entendu. Ce dernier gagna le pont où tout était calme. Le navire poursuivait normalement sa route par beau temps. Il dit alors à sa femme: "Tu as fait un rêve, prends du somnifère pour te calmer." L'Américaine ne put se débarrasser de l'affreux pressentiment qui l'angoissait, et, la nuit suivante, elle et ses enfants ne se déshabillèrent pas. Ce fut la nuit de la catastrophe, qui se produisit exactement comme Mrs X... l'avait rêvée la veille: un choc violent contre l'iceberg, le désarroi à bord, le bateau sombrait. Elle se précipita sur le pont avec ses enfants et ils trouvèrent une place dans un bateau de sauvetage. Plus tard, ils furent recueillis par le Carpathia. Son mari, qui avait perdu du temps à s'habiller, périt dans la catastrophe.

  Dans le cas présent, des pressentiments précédèrent le rêve prémonitoire que Mrs. X... eut la veille du naufrage. On ne peut expliquer le fait que le rêve fut l'exacte image de la catastrophe qui se produisit vingt-quatre heures plus tard. Il est difficile de nier que ce rêve l'impressionna et lui dicta des mesures de prudence auxquelles elle dut d'être sauvée avec ses enfants."

  Le deuxième rêve prémonitoire, rapporté par Mr. J. Cannon Middleton et qui se rattache au même événement, a été, lui aussi, minutieusement contrôlé:
  "Le Titanic devait appareiller le 10 avril 1912 pour son premier voyage. Mr. Middleton retint sa place vers le 20 mars. Quelque temps après, il vit en rêve un vapeur gigantesque englouti par les flots. Tout autour, la mer était piquée de têtes de passagers qui luttaient contre les vagues. La nuit suivante, le même tableau angoissant se prèsenta en rêve: à son réveil, Mr. Middleton, inquiet, eut la certitude que ce rêve annonçait une catastrophe. Il n'en dit cependant, rien à sa famille de peur de l'inquiéter et de paraître ridicule en ajoutant foi à un songe. Mais le 4 avril, Mr. Middleton reçut un télégramme d'affaires lui demandant de remettre à plus tard son voyage, ce dont il fut enchanté. C'est alors qu'il raconta à sa femme et à plusieurs amis son fameux rêve. Trois d'entre eux l'enregistrèrent et l'envoyèrent plus tard à la Society for Psychical Research.

  Mr. Middleton avait donc raconté le songe avant la catastrophe. Sa femme, le certifia verbalement et ajouta que c'était la première fois que son mari avait fait un tel rêve. Les quatre certificats furent publiés par le journal de la S.P.R. Sous le pseudonyme de "Connor", Mr. Middleton raconta son aventure dans une lettre datée du 19 avril 1912. Il avait gardé par hasard le billet de retour non utilisé et prouva même la véracité du câblogramme reçu. La véracité de ses déclarations ne faisait donc aucun doute.

  On ne peut affirmer que la traversée du Titanic eût été fatale pour Mr. Middleton; toutefois, s'il s'était embarqué sur le steamer en question, il aurait couru de grands risques car peu d'hommes ont pu monter dans les quelques canaux mis à l'eau, lors du naufrage. Il est aussi à noter que la répétition de ce rêve prémonitoire en avait souligné l'importance."

  Le troisième fait sera tiré de la revue "Lumières dans la Nuit" n°188 d'octobre 1979, sous la plume de Mr Gilbert Cornu. Après avoir présenté certains détails connus du naufrage l'auteur nous explique :

  "Outre sa taille exceptionnelle (60.000 tonneaux) et son grand luxe, le Titanic se distinguait aussi par sa vitesse élevée pour l'époque (plus de 20 nœuds), vitesse due en partie à ses trois hélices, ce qui était une solution peu courante sans être exceptionnelle. Il devait offrir à ses passagers une sécurité exceptionnelle grâce à sa coque renforcée et à ses 16 compartiments étanches cela faisait de lui, au moins sur le papier, un bâtiment insubmersible. Cela semblait si évident que l'on avait négligé d'installer à son bord le nombre réglementaire de canots de sauvetage, ce qui se révéla une pure folie par la suite. On comprend donc l'incrédulité qui frappa le monde entier lorsque la terrible nouvelle de son naufrage fut connue et la consternation durable qui suivit. C'est à cela que l'on doit les conventions internationales sur la sécurité de la vie en mer qui furent élaborées après les conférences de 1929 et 1948.

  Ce que l'on ignore généralement, par contre, c'est que ce naufrage avait été décrit 14 années plus tôt par un écrivain peu connu du nom de Morgan Robertson et cela avec des précisions bien meilleures à celles que les auteurs de science-fiction ont atteintes pour décrire les ovnis... Voici donc le détail de cette étrange affaire.

  L'ouvrage de Morgan Robertson est intitulé :"FUTILITY". Ce mot n'a même pas besoin d'être traduit et il se comprend tout seul et ne peut que trop évoquer la joyeuse fête qui ne cessa de régner à bord durant toute la durée de la traversée, fête qui est directement responsable de l'accident. (C'est la première coïncidence entre le livre de fiction américain et l'événement réel). Dans le livre de Robertson, il est très précisément question d'un "transatlantique" alors que l'auteur aurait pu choisir toute autre catégorie de navire existant, or le Titanic était aussi un transatlantique: (c'est la 2ème coïncidence). L'auteur attribue à son navire une longueur énorme pour l'époque, soit 800 pieds (environ 243m). Le vrai Titanic était légèrement plus long avec 882 pieds, soit 271 mètres, mais l'idée d'énormité et l'ordre de grandeur sont respectés (cela nous donne la 3ème coïncidence). Robertson fait transporter à son paquebot 3000 passagers alors que le Titanic n'en transportait que 2207, ce qui peut permettre aux personnes pointilleuses de ne pas accepter la coïncidence. En fait, le décalage entre les deux chiffres s'explique par le fait que le Titanic n'avait pas fait "le plein", car il s'agissait d'une traversée de grand luxe, mais il pouvait en emporter près de 3000 pour ses traversées ordinaires (c'est pourquoi nous accepterons cette 4ème coïncidence.)

  Mieux, l'auteur a baptisé son navire géant le "Titan" , bien sûr, le nom s'imposait du moins dans notre esprit, car les choses sont toujours évidentes, après coup. (Mais le Titan et le Titanic nous donnent une 5ème coïncidence presque parfaite). Enfin, sinistre plaisanterie, les armateurs du Titan comme plus tard ceux du Titanic considéraient leur navire comme insubmersible grâce aux cloisons étanches dont ils avaient pourvus leurs navires respectifs. (Cette solution inhabituelle sinon unique sur un paquebot à l'époque nous donne notre 6ème coïncidence).

  Bien entendu, cette première série de "correspondances techniques", n'emportera pas la décision de nombreux lecteurs, et avec raison, car il faut reconnaître que ces diverses dispositions pouvaient assez facilement être imaginées par un écrivain se tenant au courant "des progrès de la construction navale" de son temps, sans faire intervenir un mystérieux phénomène d'anticipation, intellectuel ou autre. Il lui suffisait de rechercher les solutions originales envisagées dans les bureaux d'études et qui ne pouvaient manquer de s'ébruiter, puis d'extrapoler les ordres de grandeur comme on est passé de nos jours des pétroliers de 50.000 tonneaux à 100.000 puis 250.000 pour arriver aux mastodontes actuels, véritables monstres des océans. (Par exemple, on peut citer que le Titan et le Titanic avaient tous les deux, 3 hélices, deux mats de transmission radiophonique, le premier avait 24 canots de sauvetage et second en avait seulement 20 .) Cela n'avait même rien d'original, c'est donc dans la suite des coïncidences, celles qui concernent directement les circonstances du naufrage qu'on peut se poser la question d'une "prémonition" de l'événement futur, car tant de précisions, comme on va le voir sont difficilement explicables du niveau exclusivement humain.

  Robertson imagine en effet que son Titan fait naufrage et s'engloutit dans les flots dès son premier voyage, ce qui fut exactement le cas du Titanic 14 ans plus tard. (Bien que l'on puisse encore invoquer le sens dramatique de l'auteur pour l'expliquer, cette 7ème coïncidence n'en est pas moins, aussi troublante). Ensuite, le Titan, coule , comme le Titanic après avoir heurté un iceberg. Sans être un accident impensable sur les lignes de l'Atlantique nord, le cas n'était pas courant au point de l'imaginer pour un premier voyage. (Cela nous mène à la 8ème coïncidence.) (Note du webmaster: il semblerait qu 'ici il y ait eu là un défaut de compréhension de Mr Gilbert Cornu car il est dit dans le texte français du roman:"Lors du voyage inaugural, il (le Titan) avait battu tous les records existant, mais à la troisième traversée retour, il n'avait pas réussi à réduire la durée du voyage entre Sandy Hook et Daunt's Rock à moins de cinq jours". Donc il conviendrait à notre avis d'abandonner cette 7e coïncidence )

  Poursuivons... Le Titan est supposé couler en Avril. On peut difficilement être plus exact au rendez-vous du destin, puisque le naufrage du Titanic eut lieu dans la nuit du 14 au 15 avril, soit à 24 heures près, exactement, le milieu du mois (9ème coïncidence, donc, et de taille). Mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises en effet, selon son auteur, le Titan devait filer 25 nœuds au moment du naufrage, soit naviguer à sa vitesse maximum. C'est exactement ce que fit le Titanic qui filait 23 nœuds, soit aussi à sa vitesse maximum pour une première traversée, " ses machines n'étant pas encore rodées ". Faut-il chicaner pour deux petits nœuds ? Il semble que non, au point où nous en sommes! (C'est la 10ème coïncidence entre les deux cas, celui de la fiction et celui de la réalité)

  Nous n'en resterons cependant pas là, puisque le Titan de Robertson est supposé sombrer parce que ses cloisons étanches se sont révélées inutilisables, ce qui semble paradoxal pour du matériel neuf. C'est pourtant exactement ce qui se passa pour le Titanic, les cloisons étanches ne fonctionnèrent pas et l'on ne parvint pas à stopper l'irruption de l'eau. Imaginer des cloisons étanches pour amener le drame par leur non-fonctionnement est une idée ""vicieuse" en plus, que cela se réalise ainsi le jour du vrai naufrage est une très curieuse coïncidence en effet ! (C'est la 11ème coïncidence) . Sur le Titan, le nombre élevé des victimes s'expliquait par le fait que les ingénieurs avaient commis la faute impardonnable de juger les canots de sauvetage inutiles sur un tel bâtiment en raison des conditions de sécurité tout à fait exceptionnelles qui avaient été prévues. C'est pour cette même raison, nous l'avons déjà dit plus haut, que le Titanic ne disposait que de 20 canots de sauvetage... une sécurité purement symbolique, ni bouées de sauvetage en grand nombre, ni radeaux d'aucune sorte... rien que le néant désespérant au moment du drame, (terrible 12ème coïncidence). Faut-il pousser plus loin et voir une 13ème et dernière coïncidence dans le chiffre des victimes ? Le Titan était supposé engloutir avec lui dans les flots la quasi-totalité de ses 3000 passagers, ce qui était la logique même puisqu'il était dépourvu de tous moyens de sauvetage. Avec le Titanic, le destin eut l'élégance de ramener ce chiffre à environ 1500 (le chiffre exact ne put jamais être précisé !), ce qui est honorable mais encore beaucoup trop, nous en sommes tous d'accord. La différence étant dans ce cas du simple au double, elle parait trop importante pour trancher nettement en faveur de la coïncidence, et d'autre part, le fait qu'elle serait la 13ème risque d'influencer la décision de certains lecteurs chacun restera donc libre de sa décision en l'acceptant ou non.

  Comprenne donc et explique qui pourra cette véritable cascade de coïncidences qui se trouvent réunies dans un seul texte, d'un même auteur et qui concernent un seul et même événement. Plus encore que chacune des coïncidences, c'est l'ensemble, aussi homogène et sans faille qui est le plus troublant. C'est presque incroyable et plus d'un lecteur ne manquera pas de penser que c'est presque trop beau pour être vrai. C'est d'oublier que le vrai peut très bien ne pas être vraisemblable et que souvent la réalité dépasse la fiction..."

 

  

 

   Il serait donc judicieux  que chacun puisse se rendre compte par lui même de l'incroyable parallèle, que le destin a su ériger; entre le naufrage fictif du Titan et celui bien réel hélas du Titanic. Sans doute aussi, un chercheur pointilleux pourra-t-il trouver encore d'autres petits détails concomitants qui n'auraient pas pu être découverts par l'étude superbe ci-dessus de  Mr Gilbert Cornu. 

  Quant aux phénomènes de prémonition et le fait qu'ils prennent leurs racines, sans doute, dans cette quatrième dimension sus-mentionnée, il ne nous reste plus qu'à les collectionner, à défaut de les expliquer, et finalement aussi qu'à reprendre à notre compte, de Shakespeare, la célèbre phrase d'Hamlet à Horatio: "Il y a plus de choses au Ciel et sur Terre, Horatio, que n'en rêve votre philosophie."

 

V Prolongement révélateur spécifique en date du 24/06/03.

 

    le Dimanche 13 Avril 2003, la chaîne Canal Satellite Planète nous a présenté à une heure d'écoute très commode (18h15 heures des Antilles) un remarquable documentaire sur les tenants et les aboutissants de cet affaire inoubliable du Titanic et nous allons ci-dessous vous en présenter quelques passages. Après nous avoir parlé du luxe et des privilèges qui profitaient aux gens très fortunés des première et deuxième classes, le documentaire nous présente ce qui se passait au niveau de la troisième classe:

   " ....Pendant ce temps dans le ventre du monstre près des soutes à marchandises, s'entassaient les petits et les humbles, les bataillons anonymes de la troisième classe. En fait plus de la moitité des passagers étaient en 3è classe serrés dans l'entrepôt. La Troisième cklasse étaient un peu comme la face cachée du transport maritime... On n'y trouvait surtout des immigrants qui n'avaient pas accès aux ponts des première et deuxième classes. Invisibles, ils n'existaient pas, mais ils représentaient plus de la moitié des bénéfices de Compagnie ..."

  

   "Le Titanic était conçu comme une machine à transporter des émigrants vers les Etats Unis. Un billet pour une nouvelle vie coûtait 35 dollars de l'epoque, soit à peu près 650 euros actuels, une misère comparée aux 3300 dollars US, soit 60 000 euros que devrait débourser la première classe. Un tarif qui ne devait pas effrayer le milliardaire George Van der Vinth (écriture non garantie) et son épouse (voir photo ci-contre) qui décidèrent d'annuler par téléphone leur réservation la veille du départ, simplement par ce que sa mêre avait eu un mauvais préssentiment.

   Dès le début le Titanic avait été au centre de rumeurs de mauvais présages et de prétendues visions prémontitoires.

   Pendant la construction du navire, les ouvriers irlandais des chantiers navals, fervents catholiques, furent scandalisés de découvrir le numéro d'immatriculation de la coque 40 60 63 car son reflet dans l'eau, à l'envers, semblait proclamer: NO POPE (il n'y a pas de pape en anglais).

 

   Une passagère au moins eu un mauvais préssentiment au moment de monter à bord (nous dit Eva Hart rescapée du Titanic, actuellement décédée, en parlant de sa mère, que son père voulait rassurer): "Il l'a prise dans ses bras - je les revois comme si c'était hier - il lui a dit: " Voyons ma chérie ce bâteau ne peut pas couler". - "Justement c'est un affront fait à Dieu, et c'est bien ce qui m'effraie..."


" La Manifestation prémonitoire la plus étonnante est un roman paru 10 ans avant le début de la construction du Titanic. Un roman qui semblait avoir tout prévu : Dans Futility paru en français sous le titre "Le naufrage du Titan", Morgan roberson imagine dès 1898, le naufrage d'un paquebot géant parti d'Angleterre pour un voyage inaugural qu'il situe au mois d'Avril ". (voici deux photos du narrateur Bernard Hill acteur de cinéma dans le film Titanic qui présente le fameux ouvrage "Futility" )

 

Le Destin tragique de la famille Kennedy.

Contrairement à ce que beaucoup d'entre nous pense. Cette malédiction n'a pas commencé avec l'assassinat de JFK à Dallas en 1963, mais au XIX siècle.

Ce qui est d'autant plus curieux, c'est que si l'on devait faire une moyenne de ces drames, ils surviendraient environ tous les deux ans.
En voici la chronologie :

1858 : Après avoir quitté sa terre natale, l'Irlande, Patrick Kennedy meurt à 35 ans d'une tuberculose pulmonaire.

Même si cette maladie est courante à cette époque, il s'éteint le 22 novembre, date qui deviendra tristement et mondialement célèbre 150 ans plus tard.

1873 : Josie Hannon, 8 ans est responsable de la mort par noyade de sa soeur, 4 ans, Submergée de culpabilité, elle se réfugiera un mysticisme religieux qui aura une grande influence sur sa future fille Rose, mère de JFK.

1881 : Mickaël Hannon JR, oncle de Rose, s'éteint à 21 ans d¹alcoolisme. Maladie qui portera le surnom de « malédiction des Irlandais » dans la famille

1885 : Thomas Fitzgerald meurt à 62 ans, laissant ainsi à John Francis, futur père de Rose, une fratrie composée de 8 enfants. John Francis Fitzgerald deviendra le maire de Boston, ouvrant ainsi la porte de la politique aux Kennedy.

1888 : Jimmy Hannon, 25 ans, meurt à son tour de la malédiction des Irlandais.

1905 : Lawrence Kane, proche parent des Kennedy, meurt d'une insolation.

1928 : Un autre parent des Kennedy, Humphrey Charles Mahoney, meurt fauché par une voiture. Il était accompagné de son grand-père qui décède également lors de cet accident.

1936 : Mary Agnes (Fitzgerald) Gargan, soeur de Rose, est retrouvée morte par son fils de 6 ans. Ses 3 enfants seront élevés par Rose et Joseph Kennedy, parents du futur Président.

1941 : Joseph Kennedy fait subir une lobotomie à sa fille Rosemary (soeur aînée de JFK), pour un léger trouble mental. Opération qui s'avéra un échec, et Rosemary sera « cachée » pour le restant de ces jours dans un établissement spécialisé, pour ne pas « gêner » les ambitions de son père à mettre un de ses fils à la Maison-Blanche.

1944 : Joseph P. Kennedy (frère aîné de JFK), porte-drapeau pressenti par son père pour Washington, périt à 29 ans dans l'explosion de son avion au cours d'une mission secrète pendant la deuxième guerre mondiale.

1948 : Cathleen « Kick » Kennedy, 28 ans, soeur de JFK et fille préférée de son père, meurt dans le crash d¹un avion avec son amant le Britannique Peter Fitzwilliam.

1955 : Les parents d¹Ethel Kennedy, belle-soeur de JFK, se tuent pendant leurs vacances également dans le crash d'un petit avion.

1961 : Après des années passées à planifier et à construire l'élection de son fils, Joseph P. Kennedy est victime d'une attaque cérébrale. Il perdra ainsi la parole, et ne pourra plus ainsi participer aux prises de décisions de son fils, devenu Président.

1963 : Jackie Kennedy, femme de John, donne naissance à un fils, Patrick, 6 semaines avant terme. Patrick décèdera deux jours après sa naissance.

1963 : Texas, le 22 novembre. John F. Kennedy, refuse les mesures de sécurité des services secrets. Il est assassiné à Dallas.

1964 : Edward M. Kennedy, frère de John, survit miraculeusement au crash de son avion.

1964 : Mary Pinchos Meyer, une des nombreuses conquêtes du président, est assassinée dans des circonstances encore non résolues aujourd¹hui.

1967 : George Skatel, frère d'Ethel Kennedy, belle soeur de John, est tué dans un accident d'avion.

1968 : Robert « Bobby » Kennedy, frère de John, est assassiné à 43 ans à Los Angeles.

1969 : Edward M « Ted » Kennedy, frère de John, (Il est encore en vie aujourd'hui) perd le contrôle de sa voiture. Mary Jo Kopechne, sa maîtresse meurt dans cet accident. Ted tentera d'étouffer l'affaire après avoir pris la fuite.

1973 : Joseph P Kennedy, fils d'Ethel et Bobby, perd le contrôle de sa Jeep. Son amie Paméla restera paralysée à vie.

1982 : Joan Bennett Kennedy, épouse de Ted, divorce de son mari sénateur pour finir dans un centre afin d'entamer une cure de désintoxication due à l'alcool.

1984 : David Kennedy, autre fils d'Ethel et Bobby, meurt d'une overdose à la cocaïne dans un hôtel de Palm Beach.

1985 : Patrick Kennedy, 18 ans, fils de Joan et Ted, entame lui aussi une cure de désintoxication à la cocaïne.

1991 : William Kennedy Smith, fils de Jean  (soeur de John) et Stephen Smith, est accusé de viol sur une jeune femme dans la proprieté des Kennedy. Il est acquitté.

1994 : Jackie Kennedy Onassis meurt d'un cancer des poumons à 64 ans.

1997 : Mickaël Kennedy, fils d'Ethel et Bobby est accusé d'avoir une liaison avec sa baby-sitter, alors âgée de 14 ans. Il meurt la même année dans un accident de ski, décapité par un câble.

1998 : Robert Kennedy Jr, fait alors une révélation à la presse. Neuf membre du clan seraient inscrits aux alcooliques anonymes.

1999 : John-John Kennedy, fils du président, se tue avec sa femme et belle-soeur, dans le crash de son avion, un Piper Saratoga, au large de Marthas Vineyard.

1999 : Antony Radziwill, cousin et meilleur ami de John-John meurt d'un cancer des testicules.

2001 : June Marie Verrochi, mère de la jeune baby-sitter qui entretenait une liaison avec Mickaël Kennedy, et, qui après ce scandale avait sombré dans l'alcool, meurt de complications dues à l'éthylisme.

2001 : Robert Speisman, beau-fils de Maurice Tempelsman, dernier compagnon de Jackie Kennedy, figure sur la liste des passagers à bord du vol 77 d'American airlines qui s'est écrasé sur le Pentagone.

2002 : Mickaël Skakel, neveu d'Ethel Kennedy est condamné pour le meurtre de Martha Moxley commis 27 ans plus tôt.

2003 : Kara Kennedy, fille de Joan et Ted est traitée pour un cancer du poumon.

AGROGLYPHE


 

Le terme agroglyphe est un néologisme synonyme de crop circle parfois traduit de l'anglais par cercle de culture ou cercle de récolte. Un agroglyphe est la zone d'un champ de blé ou d'autres céréales similaires dont certains épis ont été recourbés ou couchés pour former diverses formes géométriques, certaines en trois dimensions et d'autres en deux. Ces formes vont du simple cercle de quelques mètres à la composition de plusieurs centaines de mètres impliquant de nombreuses sections.

L'explication de la formation de ces figures est très controversée. L'explication la plus simple, celle défendue par le scepticisme scientifique, est une action humaine délibérée : les agroglyphes sont une production artistique humaine, similaire du point de vue de la démarche aux graffitis que l'on trouve sur les murs de nos cités. Dans ce contexte, la méthode de réalisation utilise un ou des plans sur papier et des moyens de report sur le terrain comme des cordes, pieux, décamètres ainsi que des planches ou rouleaux pour abaisser les tiges. Un très grand nombre d'agroglyphes ont été produits selon ces procédés, prouvant leur faisabilité. À noter que certains agroglyphes sont produits à des fins moins artistiques. En effet, d'autres explications persistent à être avancées. Par exemple l'origine serait due aux ovnis ou à des « manifestions d'énergie ».


UN AGROGLYPHE


Origine du phénomène des agroglyphes

Cette gazette anglaise du 17e siècle serait la plus ancienne représentation d'un agroglyphe. Elle contiendrait un témoignage du 22 août 1678 décrivant le travail du diable qui « a dédaigné de faucher l'avoine comme on le fait d'habitude, et l'a coupée en cercles ronds, et placé chaque fétu de paille avec une telle exactitude qu'il aurait fallu plus d'un Âge à n'importe quel vitille pour exécuter qu'il a fait cette nuit-là ». (Sourcer précisément cette image)

Les premiers agroglyphes sont apparus dans le sud de l'Angleterre (Hampshire, Wiltshire et contrées avoisinantes) au milieu des années 1970. Au fil du temps, en même temps que le nombre des crop circles croissait, les motifs sont devenus de plus en plus complexes (les premiers agroglyphes étant de simples disques, tandis que certains de ceux apparus dans les années 1990 et 2000 furent très élaborés : messages verbaux, signes iconiques, dessins d'objets manufacturés). Évolution aussi de la distribution géographique, le phénomène sortant de son aire d'origine. Toutes ces transformations suggèrent clairement que le rôle des articles de journaux et reportages télévisuels sur le sujet, qui se sont multipliés vers la fin des années 1980, a été important dans la création même du phénomène.

Les premiers agroglyphes connus ont été créés par deux fermiers du Wiltshire (Angleterre) : Doug Bower et Dave Chorley. Dans la région d'Avebury, district de Marlborough, on peut entendre deux sons de cloche concernant ces personnages : certains pensent que ces deux fermiers sortaient la nuit, munis de cordes et de planches, pour tracer ces étranges cercles dans les champs de blé, de lin ou de colza. Une autre frange de la population aime à prétendre que Doug et Dave étaient seulement deux illuminés portés sur la boisson, revendiquant ces phénomènes comme leurs sans pouvoir le prouver — elle aime ainsi à prétendre que « le mystère reste entier ». L'un des principaux problèmes étant que leur méthode ne leur aurait pas permis de coucher les plantes les plus fragiles sans les briser. Or, l'une des caractéristiques des agroglyphes est justement qu'aucune tige n'est brisée.

Certains fermiers, « victimes » d'un agroglyphe, ont crié et crient encore au vandalisme, allant parfois jusqu'à saccager eux-mêmes leurs récoltes pour empêcher les touristes de mettre les pieds dans leurs champs. D'autres en revanche ont décidé de faire payer l'accès à leurs sites, et les visiteurs se fendent volontiers d'une livre ou deux.

Il existe plusieurs groupes artistiques créant des agroglyphes et donnant des preuves qu'ils en sont bien les auteurs ainsi que des explications sur la manière dont ils sont créés.

Par ailleurs, des médias, à grand renfort de publicité, ont fait réaliser à leur compte maints agroglyphes ou autres motifs :

The Sun commanda un agroglyphe circulaire géant faisant la publicité des Jeux Olympiques de Londres 2012 décoré des cinq anneaux entrelacés traditionnels, le piquant de cette pub ayant été de l'avoir réalisée sur le sol français, en plein jour, par une équipe de six « faiseurs de cercles » britanniques. Durée de la réalisation : sept heures suivi de leur retour à Londres avant le coucher du soleil.

La chaîne de télévision britannique Sky One fit réaliser un sudoku géant, jeu japonais, dans une pâture, avec des tarpaulins blancs et des feuilles de plastique (donc pas un véritable agroglyphe). Sky One a proposé au public de résoudre le jeu et le gagnant a reçu de la chaîne une récompense de 5 000 livres (9 000 €).

Etc.

Il existerait également des indices d'agroglyphes antérieurs à 1978. Dès les années 1960, des agroglyphes seraient également apparus en Australie. Au Canada, un fermier de Duhamel, Alberta, a trouvé des cercles de récolte le 5 août 1967 ; pendant les semaines précédentes, plusieurs personnes avaient déclaré qu'ils avaient vu des ovnis. Chez le ministère de la Défense nationale, ce dossier reste « non résolu ». On retrouverait aussi des témoignages de formes étranges dans les champs en Hollande ou en Angleterre dès le XVIIe siècle, telle la représentation d'un « diable faucheur » dans une gazette anglaise de l'époque (source précise). Cet unique témoignage n'est toutefois pas aussi probant qu'il peut sembler au premier abord : le terme « faucheur » semble bien montrer que le blé a été « coupé », et non « couché » (on serait donc en présence d'un simple vol, et non d'un agroglyphe, qu'il soit artistique ou occulte).

On note l'existence d'un site spécialisé dans la création d'agroglyphes, avec un manuel en ligne : circlemakers. Voir aussi http://www.csicop.org/articles/20021024-cropcircles/

Hypothèses alternatives

Certaines personnes estiment que les agroglyphes, ou du moins certains, ne peuvent pas être des fabrications humaines. Ainsi, les motifs les plus complexes ne pourraient pas, de leur point de vue, avoir été réalisés de façon secrète et dans la durée d'une seule nuit par un simple groupe de plaisantins, même organisés; de plus, certains débris causés par des radiations seraient selon elles très difficiles à reproduire. Elles tentent aussi d'argumenter en faveur de l'ancienneté des agroglyphes. De plus, sur certains agroglyphes comme le souligne Nancy Talbott les plantes subissent des modifications étranges: Des graines n'ayant pas germé pousseraient cinq fois plus vite, d'autres plantes seraient stérilisés.

Plusieurs théories pour expliquer l'origine non humaine (naturelle, surnaturelle, extraterrestre) de ces agroglyphes ont été avancées depuis les années 1960. Au début du phénomène, deux hypothèses s'affrontaient : l’« hypothèse naturelle » et l’« hypothèse d'une cause ufologique ». De nombreux groupes marginaux proposent leur propre explication du phénomène, en accord avec leurs croyances, la plupart sans une réelle méthodologie ou rigueur d'analyse (voir liens externes). En effet, seule une approche scientifique rigoureuse (à l'instar d'une enquête policière sur la scène d'un crime), portant non seulement sur le relevé des indices physico-chimiques sur le terrain et particulièrement sur les indices communs à un grand nombre d'agroglyphes, mais aussi sur l'inventaire géographique, et dans le temps, des phénomènes recensés. Seule une telle méthodologie pourrait permettre de trancher en faveur d'une des quatre hypothèses émises à ce jour (humaine, naturelle, surnaturelle, extraterrestre). Le placement de caméras de surveillance dans les zones les plus concernées par ces phénomènes (tel le Wiltshire en Angleterre) devrait également permettre d'avancer dans cette investigation.

Phénomène naturel

Plusieurs théories ont été émises attribuant aux agroglyphes une origine naturelle (tourbillons de vent, « éclairs en boule », vortex de plasma, etc.). On pense entre autres à des champs magnétiques. Cette hypothèse a été avancée pour plusieurs raisons : des personnes peuvent se sentir mal sur un crop circle, avoir des maux de tête ou des nausées. De plus, certains appareils électroniques sont défaillants. Enfin, on mesure aussi sur certains crop circles des champs magnétiques plus élevés que la normale. Cependant cette hypothèse — outre qu'elle laisse dans l'ombre la nature et le mode d'action des mystérieuses forces à l'œuvre — perd toute vraisemblance au regard de la perfection et de la complexité des formes géométriques produites par le phénomène, lequel se caractérise tant par des formes circulaires ou elliptiques, généralement multiples et symétriques, que par des motifs radiaux ou angulaires, parfois symétriques, parfois asymétriques.

Origine extraterrestre

Parmi les groupes les plus assidus à l'étude de ces phénomènes, BLT Research (http://www.bltresearch.com/). Les chercheurs de ce groupe auraient découvert des isotopes radioactifs rares dans les agroglyphes, ils auraient aussi trouvé des modifications structurelles profondes dans les nœuds des plantes tressées (et non simplement couchées) et ont fait germer des graines extraites de celles-ci. Il faut ajouter que la complexité des motifs est en constante évolution.

Boules de lumière

W. C. Levengood et N. P. Talbott défendent l'hypothèse selon laquelle les agroglyphes sont réalisés par des « boules de lumière » (en anglais Balls of light), qui sont à mettre en relation également avec les phénomènes de Foo fighters. Selon eux, de telles boules de lumières émettraient des micro-ondes qui réaliseraient la forme dans les blés. L'origine de ces boules n'est pas précisément définie.

Dans un article de 1999, Levengood et Talbott prétendent que les blés ont été irradiés. E. H. Haselhoff (2001) propose dans la foulée un modèle physique explicatif.

Joe Nickell, membre du Committee for Skeptical Inquiry, a mis en question la fiabilité de ces résultats : l'analyse n'avait pas été faite en double-aveugle et il semblerait que les laboratoires ne puissent pas distinguer les épis de blé qui proviennent des agroglyphes de ceux qui n'en proviennent pas, si on ne leur donne pas l'information avant toute analyse. De plus, le modèle de Haselhoff (2001) n'explique pas comment les micro-ondes coucheraient les épis de blé ni comment ils traceraient la forme de l'agroglyphe dans le champ, mais seulement un possible différence de longueur entre les épis.

AFFAIRE D'AMITYVILLE

L’affaire d'Amityville est un ensemble d'événements survenus entre 1974 et 1976 et ayant pour théâtre une demeure située au 112 Ocean Avenue, dans la ville côtière d'Amityville, sur Long Island, au nord de New York. Dans la nuit du mardi 12 au mercredi 13 novembre 1974, Ronald Junior, fils aîné de la famille DeFoe, y assassina au fusil ses parents et ses frères et sœurs pendant leur sommeil.

Suite au rachat de la maison en 1975 par une autre famille, les Lutz, le lieu et son histoire tragique furent l'objet de nombreuses spéculations et assertions d'ordre paranormal (quant à des phénomènes de hantise, de possession démoniaque). Cette partie de l'affaire, postérieure aux faits, inspira une série de livres et de films d'horreur américains. Le premier de ceux-ci, le livre (en) L'Horreur d'Amityville de Jay Anson, fut très tôt critiqué quant à ses motivations, son prétendu sérieux et son style sensationnaliste.

Après de nombreuses années de controverse, il fut démontré que les évènements postérieurs à la mort des DeFeo furent très largement exagérés à des fins promotionnelles médiatiques. Il est aujourd'hui admis que l'affaire d'Amityville, outre le sextuple meurtre de la famille DeFoe, ne fut qu'une simple manipulation médiatique dont Jay Anson et la famille Lutz ont été les principaux acteurs.

La maison

La maison est située dans les quartiers aisés d'Amityville, au 112 Ocean Avenue. Elle fut édifiée en 1925 sur trois étages dans un pur style colonial. Après les événements (mais probablement après la diffusion du film), les curieux se plaisaient à décrire deux lucarnes du dernier étage comme les yeux du Diable. De nombreux mythes particulièrement fantaisistes ont été conçus postérieurement pour justifier les "événements" décrits par la famille Lutz et Jay Anson. Parmi ces récits, dont l'invraisemblance a été démontrée, on peut citer l'histoire d'un certain John Ketchum qui, chassé de Salem vers la fin de l'an 1600 pour sorcellerie, aurait vécu à l'endroit même où a été érigée la maison. D'autres récits préfèrent voir Amityville comme le site d'un ancien cimetière indien. Ces récits sont très emprunts de la mythologie fantastique américaine, et n'ont bien sûr aucun fondement historique ou géographique.

Le fait divers original

Les DeFeo (1965-1974)

En 1965, la famille DeFeo s’y installe. Le père, Ronald DeFeo Sr., était directeur général de La Brigante-Karl Buick Concession à Brooklyn. Il aimait beaucoup ses enfants et les élevait avec amour. Il était marié à Louise Brigante et ils avaient cinq enfants : Ronald Jr., 23 ans, Dawn, 18 ans, Allison, 13 ans, Mark, 12 ans et John 7 ans. D'après Ronald Jr., Ronald Sr. le frappait, même alors qu'il était devenu adulte. Il aurait même été dit que certains des membres de cette famille auraient eu des relations incestueuses entre eux. Un incident est survenu le jour avant les meurtres : Ronald Sr. et Ronald Jr. ont été vus par John et son ami dans l'entrée du sous-sol. Ronald Jr. en est ressorti avec une lèvre sanglante.

Les meurtres

Le mercredi 13 novembre 1974, à 3h15 du matin, Ronald DeFeo Jr. prend son fusil cal. 40 et assassine son père, sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs pendant qu'ils dormaient dans leurs lits respectifs.

Le constat de la police

Le 13 novembre 1974, à 18h35, la police reçut un appel téléphonique d'un certain Joey Yeswit. Ce dernier les appella pour leur signaler qu’un jeune homme était passé dans un bar pour leur signaler que toute sa famille avait été tuée, qu’il s’était rendu sur les lieux avec le jeune homme et plusieurs autres personnes et qu’ils y avaient en effet découvert les cadavres de toute la famille. Dix minutes plus tard, la police arriva sur les lieux et y découvrit avec horreur le meurtre de toute la famille DeFeo.

Ronald DeFeo Jr. affirmera avoir passé la nuit chez ses parents, mais ne pouvant s’endormir, il partit vers 4h00 du matin pour travailler. Il aurait passé la journée à travailler, et, ayant essayé plusieurs fois de contacter ses parents par téléphone, décida d’aller les voir en fin de journée et y découvrit le massacre. Au fur et à mesure des interrogatoires, les doutes des policiers et les contradictions du fils aîné amenèrent les inspecteurs à avoir des doutes. Finalement après plusieurs heures d’interrogatoire, Ronald DeFeo Jr. avoua ses crimes.

Les corps furent tous retrouvés reposant dans la même position : tous étaient couchés sur le ventre, les bras allongés vers l'avant, comme pour laisser la chance au tireur d'atteindre facilement le thorax ou la tête des victimes. La police disait que si les voisins n'avaient rien entendu, c'est parce que la maison agissait comme un château fort et aurait assourdi le son. De plus, le chien des DeFeo aboyait bruyamment durant les meurtres. Les DeFeo croyaient très probablement que Ronald DeFeo Jr regardait encore Castle Keep, une émission particulièrement violente et remplie de tirs bruyants. Ronald DeFeo Jr. écoutait la télévision très fort, ce qui pourrait expliquer pourquoi les enfants ne se sont pas réveillés. M. et Mme DeFeo ont été les premiers à être assassinés et les enfants n'avaient aucune raison d'être alarmés parce qu'ils dormaient dans leur maison, dans leurs lits. Les autopsies ont révélé que les DeFeo n'ont pas été drogués au dîner et il a été prouvé que Mme DeFeo et Allison se sont réveillées.

Ronald DeFeo Jr. déclarera durant son interrogatoire que Dawn s'était réveillée et lui a demandé quel était le problème. Il lui a dit de se recoucher, ce qu'elle a fait, et c'est alors qu'il l'a abattue. Il est dur de dire si ce qu'il raconte est vrai car il créa beaucoup de versions différentes des meurtres pendant l'interrogatoire de la police.

Le procès

L'audition préliminaire eu lieu le 22 septembre 1975, on plaida la folie Ronald DeFeo Jr.. Ce dernier prétendit que c'était le diable: des voix lui disaient : "TUE-LES, TUE-LES TOUS", mais Ronald DeFeo Jr. fut condamné à 6 peines consécutives d'emprisonnement de vingt-cinq ans à la prison spéciale de Danemorra. L’affaire fut classée par les scientifiques qui refusèrent d’y voir autre chose qu’une folie meurtrière.

Quand il se retrouva derrière les barreaux, la maison familiale fut mise en vente. Mais étant « tachée de sang », elle resta inoccupée pendant plusieurs mois malgré son prix attractif : 80.000 dollars.

"Evènements" fondateurs du mythe

Les Lutz (1975-1976)

Malgré le passé macabre de la grande demeure, une nouvelle famille, Les Lutz, y emménagent le 18 décembre 1975. George Lutz, 28 ans, propriétaire d'une compagnie de géomètres qui bat de l'aile, visite la propriété avec sa femme Kathleen. Ils viennent de se marier et ont trois enfants d'un premier mariage. Ils croient avoir trouvé la maison de leurs rêves et s'en portent acquéreurs.

Premier événement

Une de leurs premières actions est de demander à un prêtre, le Père Ralph Pecoraro, de venir bénir la maison. Au cours de la bénédiction, le prêtre dit entendre une voix, forte, semblant venir de nulle part, lui disant simplement : Va-t-en!!

"La maison du Diable"

À l'arrivée de la famille, la pièce des "croques-morts" était restée intacte et rien n'avait été enlevé de la salle. Cela était sûrement dû à la fréquente apparition d'un visage démoniaque dans cette salle, voisine de la chambre des deux frères. Selon les témoignages des Lutz, suivirent ensuite nombre de phénomènes inexpliqués. La famille constate d’énormes variations de température, la présence de l’odeur écœurante d’un vieux parfum, la formation de taches noires sur les sanitaires et l’apparition de nuées de mouches malgré la saison hivernale. George Lutz est tiré de son sommeil chaque nuit vers 3h15. Détail troublant : c'est l'heure à laquelle le meurtre des DeFeo eut lieu. Il est réveillé par un orchestre symphonique très bruyant venant de la cuisine, vide. Les enfants entendent des bruits de griffes frottant contre les murs de leur chambre. La fille de George et Kathy aurait eu un ami imaginaire : Jodie (George Lutz pendant un reportage pour la T.V dit que ce surnom est peut-être dù au prénom du plus jeune fils des DeFeo : John, mais il n'était pas sur.) Un lion de céramique de plus de 1m de haut se met à bouger seul. On trouve des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison. Les traces mènent tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité, selon le commentaire très subjectif de l'écrivain Anson, "une force au-delà de celle d'un être humain". Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la maison de leurs rêves était en fait un endroit cauchemardesque.

Histoire postérieure de la maison

Depuis lors, la maison est passée entre de nombreuses mains et aucun des propriétaires qui l'ont achetée après les Lutz n'a jamais signalé une quelconque manifestation anormale (une légende urbaine affirme qu'un contrat interdit de parler de phénomènes paranormaux si l'on achète la maison !). Un grand nombre des phénomènes décrits ont trouvé une explication banale. De nombreuses contradictions et déformations dans les propres propos de la famille Lutz jette par ailleurs un voile de discrédit sur leur récit. La ville d'Amityville ne fait aucune publicité sur ce que la population continue de considérer comme un vieux fait divers monté en épingle par une presse avide de sensations. Amityville n'a jamais fait l'objet de recherches parapsychologiques, et les enquêtes effectuées aboutissent toutes à la fraude ou à la perplexité.

Transposition de l'affaire dans la fiction

Les Lutz se retrouvèrent associés avec l'écrivain Jay Anson pour raconter leur cauchemar dans un livre sous-titré histoire authentique qui devint un best-seller publié sous le titre original de : "The Amityville Horror" en 1977. Bien qu'il fût sous-titré histoire authentique, il fut la risée des spécialistes. Les parapsychologues soulignèrent incohérence et distorsions.

Stuart Rosenberg s'inspira également de cette histoire afin de réaliser le film en 1979. Il accomplit un rare exploit artistique avec le film Amityville : montrer un spectacle d'horreur avec du matériel quotidien. La maison d'Amityville (reproduite telle quelle, spécialement pour le tournage de ce film) se transforme lentement, intensément, en une demeure menaçante.

Rumeurs et "légendes urbaines"

L'origine ou la véracité des anecdotes suivantes restent très sujettes à caution. L'intérêt de leur reproduction dans ces lignes réside essentiellement dans l'illustration de la relative importance de ce fait divers dans l'imaginaire populaire nord-américain et de l'efficacité de la machine médiatique associée.

Relatives aux films

Anecdote macabre qui participa à la promotion du film (ce qui ne préjuge pas de sa véracité), le réalisateur, qui désirait faire apparaître le Diable , engagea une personne pour qu'elle en fasse la voix. Cette personne décéda pendant le tournage, comme la seconde qu'il engagera pour la remplacer, ce qui le décidera à faire la voix par ordinateur.

Le tournage du remake de 2005 fut aussi, selon la production, le théâtre d'évènements étranges : des lumières s'éteignaient et se rallumaient à plusieurs reprises au milieu de la nuit, sans raison apparente, des objets disparaissaient ou tombaient sans raison. La promotion du film ne manqua pas de jouer sur ces prétendues anecdotes, de même que sur le fait que la véritable Kathleen Lutz décéda à 59 ans lors de la deuxième semaine de tournage du film.

Relatives à la maison

Les rumeurs suivantes ne sont, elles non plus, pas sourcées ni/ou démontrables :

- Mme Riley, propriétaire avant les Defeo, aurait dit durant sa dernière nuit passée dans la maison : "Si elle ne m’a pas eu ce soir, elle ne m’aura jamais".

- Toute une équipe de télévision aurait eu des problèmes techniques et de maladie.

- En 1997, un homme demeurant dans la maison aurait tenté de tuer sa femme. Il se souvenait juste d’avoir vu un "spectre horrible".

- Une famille a fait construire une réplique exacte de la maison et y vivrait des phénomènes paranormaux.

- Ronald Defeo Senior aurait fait exorciser son fils adorateur de Satan juste avant les meurtres.

- Une maman infanticide d’amityville a accusé des démons de ses actes.

- En touchant la poignée de porte du 112 Ocean Avenue, une personne serait tombée dans le coma pendant deux mois, combattant la maison dans cet état de suspension.

- Tous les habitants après les Lutz auraient été satanistes, donc immunisés contre les esprits malfaisants.

- Toute personne désirant acquérir la maison se verrait obligée de signer un papier comme quoi ils ne parleraient jamais d’aucun phénomène paranormal (expliquant pourquoi aucun phénomène n’a été rapporté depuis le départ des Lutz).

- Durant une soirée chez les Cromarty (habitant la maison entre 1979 et 1987), l’un des invités a demandé ce qu’ils pensaient du livre de Jay Anson. Une fenêtre au premier étage se serait fermée toute seule, la maison manifestant ainsi son mécontentement.