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ADAMASTOR
Adamastor ou le géant des Tempêtes est l'esprit du Cap des Orages, décrit par Luís de Camões (1524-1580) dans les Lusiades.
L'esprit est censément apparu à Vasco de Gama et avait prédit les désastres qui émaillèrent le voyage vers l'Inde.
La première vie d'Adamastor est aussi le nom d'une nouvelle surréaliste de l'écrivain afrikaans André Brink.

ALIEN
Les Aliens sont des créatures dont la plastique est issue de l'imagination de Hans Ruedi Giger. Connus sous ce nom depuis le titre anglais des films, ils ont été baptisés Xénomorphes dans les dialogues entre les personnages à compter du second film


BALROG
Dans l'œuvre de J.R.R. Tolkien, les Balrogs (sindarin pour « Démons de Puissance »), sont des créatures impressionnantes et difficiles à décrire, pouvant atteindre environ cinq mètres, enveloppées d'ombre et de flammes, visqueuses, énormes, brandissant une épée de feu et un fouet à multiples lanières. Ils sont de la race divine des Maiar dont sont issus aussi Gandalf, Sauron et Melian.
Séduits et convertis par la puissance de Melkor, ces esprits du feu étaient les plus puissants de ses serviteurs, excepté son plus fidèle et plus grand lieutenant, Sauron. Ils participèrent à toutes les grandes batailles du Premier Âge contre les Elfes, dans un premier temps puis contre les Hommes de Beleriand après l'apparition du Soleil, sous le commandement de leur seigneur Gothmog, qui devait périr lors de la chute de Gondolin.
Quand les Valar prirent la forteresse de Melkor, Utumno, les Balrogs, terrifiés, se réfugièrent au plus profond des souterrains secrets d'Angband, d'où ils accoururent pour aider leur maître lorsque celui-ci fut attaqué par Ungoliant. Les Elfes rencontrèrent pour la première fois les Balrogs durant la Bataille sous les Étoiles (Dagor-nuin-Giliath), où Fëanor fut tué par Gothmog, Seigneur des Balrogs. Ils jouèrent ensuite un rôle majeur pendant toute la durée du Premier Âge, par exemple durant la chute de Gondolin, à la suite de laquelle un Balrog fut tué par l'Elfe Glorfindel sur les flancs escarpés du Crissaegrim lors de la fuite de la cité en ruines. En l'année 1980 du Troisième Âge, les Nains réveillèrent involontairement un de ces Balrogs survivants, le Balrog de la Moria, en exploitant et en creusant trop profondément les cavernes de Khazad-dûm à la recherche de mithril. Ce démon déchaina sa colère,tua le Roi Durin VI ainsi que son fils Náin Ier et les nains furent chassés de ces sombres mines. Mais le Maia déchu fut tué par Gandalf durant la Guerre de l'Anneau au sommet de Zirakzigil.
Leur grand seigneur se nommait donc Gothmog. Il vainquit de nombreux grands princes elfes : ainsi ce fut lui qui tua Fëanor, le plus grand Elfe d'Arda qui fut ou qui sera, mais aussi Fingon son neveu lors de la Bataille des Larmes Innombrables (Nirnaeth Arnoediad) puis Echtelion de la Source qui le combattit près de la Fontaine de Gondolin et où chaque adversaire s'entretua au terme d'une lutte acharnée.
Si, dans les premiers textes concernant la Terre du Milieu, les Balrogs semblent avoir été imaginés comme existant en grand nombre, Tolkien revint plus tard sur cette idée : dans les années 1950, il écrivit dans une note que le nombre de Balrogs ayant existé n'excédait pas sept (Morgoth's Ring, p. 80). On peut cependant, d'après la lecture du Silmarillion, penser que leur nombre était légèrement supérieur (une cinquantaine environ).
Les Balrogs sont un sujet de polémique récurrent chez les tolkiendili, en particulier l'existence ou non de leurs ailes, la description que fait Tolkien du Balrog de la Moria laissant planer l'ambiguïté.
« À cette époque, il [Morgoth] n'était pas seul, car sa grandeur avait attiré à lui de nombreux Maiar qui restèrent avec lui jusque dans les ténèbres, et d'autres qu'il avait pris à son service corruption, au mensonge, à des présents perfides. Les plus redoutables de ces esprits étaient les Valaraukar, les fléaux dévastateurs qu'on appelle sur la Terre du Milieu les Balrogs, les démons de la peur. » (Le Silmarillion)

ELDAR
Les Eldar (en quenya « peuple des étoiles », singulier Elda) sont un peuple imaginaire de l'œuvre de J.R.R. Tolkien.
Ce nom fut donné à tous les Elfes par le Vala Oromë. Par la suite, le nom ne désigna plus que les Elfes des trois tribus (Vanyar, Noldor et Teleri) qui acceptèrent de quitter Cuiviénen pour la grande marche vers Valinor, et ce qu'ils aient effectivement atteint leur destination ou pas. Ce terme s'oppose donc à Avari, les Elfes qui refusèrent de suivre Oromë. Les Eldar qui atteignirent Aman furent appelés Hauts-Elfes (Tareldar) ou Elfes de Lumière (Calaquendi).

POLTERGEIST
Le mot allemand Poltergeist (de poltern : faire du bruit, et geist : esprit) désigne un phénomène rare, spontané et récurrent, constituant en :
- bruits divers, déplacements, apparitions ou disparitions d'objets inexplicables
- apparitions d'ectoplasmes.
Il peut recevoir une interprétation paranormale, occultiste ou scientifique.
Le cas de poltergeist le plus connu est celui d'Enfield (Londres).

MONSTRE DE Frankenstein
Le monstre de Frankenstein (ou Frankenstein ou la créature de Frankenstein ou simplement le monstre) est un personnage de fiction qui est apparu pour la première fois dans le roman de Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne. Dans le roman, il n'a pas de nom mais il est souvent appelé «la créature», «le monstre» ou «le démon».

OGRE
Un ogre (fem. ogresse) est, dans les traditions et contes populaires, un homme monstrueux qui se nourrit de chair fraîche et dévore les enfants. 

YETI
Le yéti ou « abominable homme des neiges » est une créature mystérieuse faisant partie des légendes népalaises. Il est appelé migö (prononcer "migou") au Tibet.
En 1936, le géologue suisse Augusto Gansser effectue un voyage d’exploration pendant 8 mois au Garhwal, entre le Nanga Parbat et l’Everest, au cœur de l’Himalaya. Il a alors la révélation de cet être, mythique ou réel : le yéti.


AMAROK
Amarok est le nom de l'esprit du loup dans la mythologie inuit.
Dans les légendes inuits, Amarok est le loup géant qui dévore les chasseurs assez imprudents pour chasser seuls la nuit. Il peux aussi aider les humains en veillant à ce que ses frères (les loups) maintiennent les troupeaux de caribous (renne sauvage) en bonne santé en éliminant les animaux faibles et malades afin de garder l'ensemble de la harde en bonne santé

AME EN PEINE
Une âme en peine, en tant que créature fantastique, est un défunt ayant eu une mort par suicide. Son âme continue d'errer dans le monde des vivants sans avoir conscience d'être mort. Les âmes en peine nous sont invisibles mais on peut les sentir comme des courants d'air froid.
L'expression "errer comme une âme en peine" s'emploie pour qualifier le comportement d'une personne qui paraît seule, triste, désœuvrée, sans but. 

BASILIC
Le basilic (du grec ancien βασιλίσκος / basilískos, diminutif de βασιλεύς / basileús, « roi ») est un reptile fabuleux.
Selon le poète grec Nicandre de Colophon (IIe siècle de notre ère), il s'agit d'un serpent de petite taille, au corps brillant. Dans la tradition antique, le venin du basilic est réputé mortel et sans antidote. 
Bête du Gévaudan
La Bête du Gévaudan est un animal anthropophage à l'origine d'une série d'attaques contre des humains survenues entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767. Ces attaques, dont plus de 100 furent mortelles, ont été perpétrées au nord de l'ancienne province du Gév audan (correspondant globalement au département de la Lozère, dans une moindre mesure, au sud de l'Auvergne et le nord du Vivarais).
SASQUATCH
Sasquatch (de l'Halkomelem sésq̓əc) est le nom donné à une créature légendaire qui vivrait au Canada et aux États-Unis. Le sasquatch serait un primate humanoïde proche du Yéti. Il est aussi surnommé Bigfoot (« grand pied » en anglais) du fait de sa grande taille présumée et surtout des empreintes gigantesques qu'il laisserait après son passage. Il se répartirait principalement dans les grandes chaînes de montagnes (Adirondacks, Rocheuses, Appalaches) ainsi que dans des régions très boisées et faiblement peuplées.

CENTAURE
Dans la mythologie grecque, les centaures (en grec ancien Κένταυροι / Kéntauroi) sont des créatures mi-hommes mi-chevaux que l'on disait issues soit d'Ixion et de Néphélé, soit de Centauros et des juments de Magnésie. 

CERBERE
Dans la mythologie grecque, Cerbère fils de Typhon et d'Échidna, est un chien monstrueux à trois têtes (50 suivant Hésiode, 100 chez Horace). D'un aspect colossal, il avait un cou hérissé de serpents et ses morsures étaient venimeuses. 
CHIMERE (mythologie)
Dans la mythologie grecque, la Chimère (du latin Chĭmæra, emprunté au grec ancien Χίμαιρα / Khímaira, qui désigne d'abord une jeune chèvre ayant passé un hiver — χεῖμα / kheĩma) est une créature fantastique ayant une tête de lion, un corps de chèvre et une queue de serpent, qui crache le feu et dévore les humains. Elle est tuée par le héros Bellérophon.

CHUPACABRA
Chupacabra ( /tʃupa'kabɾa/ espagnol pour « suceur de chèvres ») est une créature qui est décrite par des témoins comme ayant des yeux rouges, deux trous pour les narines, une bouche avec des crocs saillants vers le haut et vers le bas et serait couverte de poils noirs. Elle ressemble selon certains à une chauve-souris. Elle fait partie de la culture populaire dans toute l'Amérique latine, notamment au Mexique et sur l'île de Porto Rico. L'animal se nourrirait en suçant le sang des animaux de ferme comme les chèvres ou les vaches en faisant des trous parfaitement circulaires dans le cou jusqu'au cervelet tuant l'animal en ne provoquant aucune souffrance. 

CHIPIQUE
La chipique est un monstre aquatique, vivant dans le fleuve Zambèze, mi-serpent, mi-crocodile. Son habitude de retourner les pirogues et d'entrainer leurs occupants par le fond fait qu'il est redouté des indigènes. Malgré leurs dires, les explorateurs du XIXe siècle sont restés sceptiques quant à son existence. Cependant quelque uns semblent l'avoir bel et bien aperçu. 
CYCLOPE
Le Cyclope, par Odilon Redon
Les Cyclopes forment une race de créatures fantastiques dans la mythologie grecque. Ce sont des géants n'ayant qu'un œil au milieu du front. Le mot est une transcription du grec κύκλωψ / kýklôps, qui vient de κύκλος / kýklos (« la roue », « le cercle ») et de ὤψ / ôps (« œil »), que l'on pourrait traduire par « œil rond ». Selon Hellanicos, les Cyclopes tirent leur nom de leur père, Cyclope, fils d'Ouranos.


DAME BLANCHE
Une Dame blanche est un fantôme ou une apparition ectoplasmique de femme morte. Elle a des caractéristiques différentes selon les pays et est comparable aux Witte Wieven (ou Wittewijven) hollandaises ou aux Weisse Frauen allemandes. 

JINN
Les jinns (parfois orthographié djinns [ʤin: / gin: / ɣin:]), sont des créatures du folklore sémitique. Ils sont en général invisibles, pouvant prendre différentes formes (végétale, animale, ou anthropomorphe) ; ils ont une capacité d'influence spirituelle et mentale sur le genre humain (contrôle psychique : possession), mais ne l'utilisent pas forcément.

Génie tenant une fleur de pavot. Bas-relief du palais bâti par Sargon II à Dur Sharrukin, en Assyrie (actuelle Khorsabad, Iraq), v. 713–716 av. J.-C. Fouilles de Paul-Émile Botta en 1843–1844.

Génie ailé donnant une bénédiction. Bas-relief du mur septentrional du palais bâti par Sargon II à Dur Sharrukin, en Assyrie (actuelle Khorsabad, Iraq), v. 713–716 av. J.-C. Fouilles de Paul-Émile Botta en 1843–1844.
Selon l'Islam, ils ont le pouvoir de posséder ceux qui sont en état de souillure (c'est-à-dire ceux qui n'ont pas fait leur ablution rituelle) ou qui consomment des aliments interdits (drogue, alcool, sang, viande non licite).
Il y a de bons et de mauvais jinns ; les mauvais sont nommés Shayāṭīn.
Ne point confondre le terme jinn ( جِنّ [ ʤin:]) avec le terme perse Djans ( جان [ ʤɛ:n]) qui signifie "l’Esprit Individuel d'un être", et qui est différent des Esprits de Groupe ( روح [ ru:ħ]), terme d'origine sémitique ( רוח [ rox ]).
Le terme Djinns pourrait signifier, si on se base sur la racine hébraïque גן [ Gana ] / جَنَة [ Dʒɛnɛђ], "ceux qui viennent du ciel étoilé" dérivé du grec ancien "Oυ-ραν-ός" (qui en hébreu peut s'écrire ( אְוּ - גַ֗ןֹ - וֹס [ ou-ɣan-os ]).

DRAGON CHINOIS
Le dragon chinois, (sinogramme : 龍trad. 龙simpl, pinyin : lóng, Wades-Giles : lung²) est un dragon de la mythologie chinoise. C'est un symbole favorable de puissance et de pouvoir dans le folklore et l’art chinois, c’est la personnification du concept du yang. Le dragon chinois est associé avec le climat et l’eau ; selon la tradition, il existe une sorte de dragon qui apporte la pluie.

DRAGON
Le dragon est une créature mythique, représentée comme une sorte de gigantesque et puissant serpent ou reptile, doté de pouvoirs magiques et spirituels. Dans de nombreuses mythologies à travers le monde, on retrouve de telles créatures, possédant plus ou moins de caractéristiques similaires, désignées comme dragons. 
ELFE
Un elfe (du norrois elf ou alf) est une créature légendaire issue de la mythologie nordique et germanique, qui survit encore aujourd'hui dans le folklore scandinave. Dans la mythologie nordique les elfes étaient originellement des divinités mineures de la nature et de la fertilité.
À la suite du succès des livres de J. R. R. Tolkien, dans lesquels des personnages angéliques et sages sont désignés comme elfes, l'elfe est devenu un archétype de personnage dans la littérature fantastique.
En conséquence de ce succès littéraire, les elfes dans l'imaginaire actuel sont souvent décrits comme des êtres d'apparence jeune et de grande beauté, vivant dans des forêts ou des lieux souterrains. Ils sont considérés comme immortels et dotés de pouvoirs magiques


BANSHEE
La Banshee est un être légendaire, issu du folklore irlandais et écossais, et que l'on retrouve dans le folklore breton, voire celui du Pays de Galles.
Ses hurlements (appelés keening) annonceraient une mort prochaine.

FARFADET
Le farfadet ou parfois le fadet ou follet (ou esprit follet) est une petite créature légendaire du folklore français, souvent espiègle.
Le farfadet est présent dans le folklore du sud-ouest de la France, la Vendée et le Poitou.


FAUCHEUSE
La Faucheuse est une allégorie de la mort, symbolisée par un personnage énigmatique ou un squelette capé portant une faux à la main. Ce symbole d'origine italienne est très présent au Moyen Âge et à la Renaissance dans les peintures apocalyptiques et macabres comme celle de Pieter Bruegel l'Ancien (Le Triomphe de la Mort). À une époque où la peste noire fait des ravages, la Faucheuse représente un être terrifiant qui vient happer les vivants d'un coup de lame.


FAUNE
Chez les Romains, les Faunes et les Sylvains étaient, certes a quelques différences importantes près, ce qu'étaient les Égipans et les Satyres (en fait des hommes-chevaux) chez les Grecs. Dieux rustiques, avec une figure plus joyeuse, et surtout avec moins de brutalité (ce qui est en fait un phantasme des grecs vivant en ville,les vrai satyres etant plus proche des faunes d'apres les vers d'Euripide) dans leurs amours. Le pin et l'olivier sauvage leur étaient consacrés.
Les Faunes passaient pour être fils ou descendants de Faunus, troisième roi d'Italie, lequel était, disait-on, fils de Picus ou de Mars, et petit-fils de Saturne. On les distingue des Sylvains par le genre de leurs occupations qui se rapprochent davantage de l'agriculture. Cependant les poètes prétendent qu'on entendait souvent la voix des Faunes dans l'épaisseur des bois. Quoique demi-dieux, ils ne fussent pas immortels, mais ne mouraient qu'après une très longue existence. 
Fée
Une fée (du latin fata, pluriel neutre de fatum, « destin », interprété comme un féminin) est une créature surnaturelle, issue des croyances populaires (folklore), des mythologies anciennes ou de la littérature fantastique.
- Au pluriel, « les fées » désignent une communauté désignée parfois par Petit Peuple, Bon Peuple, Peuple des Fées ou par d'autres euphémismes, rassemblant une multitude de créatures de la mythologie nordique et du folklore païen : les lutins, elfes, trolls, gnomes…
- Dans la culture moderne, la fée est généralement décrite comme une créature humanoïde féminine, ayant des pouvoirs surnaturels comme par exemple la capacité de voler, de lancer des sorts ou d'influencer le futur. L'oubli et l'assimilation des folklores a créé une confusion, et finit par amalgamer autour d'une vision identique (fée Fata), des créatures aux noms et aux caractéristiques parfois opposées, issues de langues et traditions distinctes.

Érinyes
Dans la mythologie grecque, les Érinyes (en grec ancien Ἐρινύες / Erinúes, d'ἐρίνειν / erínein, « pourchasser, persécuter ») sont des divinités persécutrices. Elles sont aussi appelées Euménides (grec Εὐμενίδες / Eumenídes, « les Bienveillantes »), antiphrase utilisée par crainte de prononcer leur nom véritable. Selon la tradition, ce nom aurait été utilisé pour la première fois après l'acquittement d'Oreste par l'Aréopage (voir ci-dessous). À Athènes, on utilise dans le même esprit la périphrase σεμναὶ θεαί / semnaì theaí, « vénérables déesses ». On les appelle aussi χθόνιαι θεαί / chthóniai theaí, « déesses infernales ».
Elles correspondent aux Furies (en latin Furiæ ou Diræ) chez les Romains. 
FEU FOLLET
Le feu follet est un phénomène lumineux décrit depuis longtemps (ignis fatuus en latin) Il apparait sous la forme d’une lueur pâle bleutée (voire parfois jaunâtre ou rougeâtre) en forme de flammèche suspendue dans l’air à une faible hauteur au-dessus du sol ou de l’eau, plus ou moins diffuse, vacillante et brève (certains feux follets pourraient persister dix à trente secondes voire - exceptionnellement - plusieurs minutes. Selon ses témoins, il ne produit pas de fumée ni n’enflamme les objets, ni ne brule les herbes avec lesquelles il est en contact.
Il est observé dans ou autour des marais et dans les cimetières.
Avec le drainage, la régression des zones humides et des forêts inondées, et l’enterrement des morts dans des cercueils, il est probable que les feux-follets soient devenus plus rares.

GARGOUILLE
Les gargouilles surplombant le cloître de l'église Saint-Séverin à Paris
En architecture, les gargouilles (éthimologie, la gorge ou l'œsophage, du latin, gurgulio, gulia et autres mots similaires dérivant de la racine gar-, par allusion au glouglou de l'eau) sont des ouvrages sculptés d'évacuation des eaux de pluie des toitures, propres à l'art roman puis surtout gothique. Elles sont généralement des figures grotesques.

GEANT
Dans la mythologie nordique, le géant est une créature humanoïde ou animale dotée d'une taille impressionnante (mais pas spécialement supérieure à celle des dieux), ainsi que d'une force ou de pouvoirs divins.
Les géants sont à la fois les prédécesseurs, les parents et les ennemis des dieux. Ils sont fils d'Ymir, le géant hermaphrodite des origines. De sa sueur, il enfanta un mâle et une femelle, et de l'union de sa jambe gauche et droite naquit un fils.
Les géants de Jötunheim sont en guerre perpétuelle contre les dieux, qui sont généralement menés par le dieu de la guerre Thor. Ce sont des créatures chaotiques, par opposition aux dieux, qui représentent l'ordre.
La parenté des géants avec les dieux est parfois extrêmement étroite. Les dieux sont fils, filles, époux de géants, et par conséquent peuvent être considérés eux aussi comme tels.
Durant le Ragnarök les forces du chaos partiront à l'assaut des dieux. Les géants seront au premier rang de la bataille. Le géant du feu Surt (peut-être la seule créature plus ancienne qu'Ymir) détruira l'ensemble des mondes de son épée flamboyante.

GNOME
Le gnome est une créature légendaire du folklore européen, caractérisée par une très petite taille, et une vie souterraine.
Le mot gnome est dérivé du néo-latin gnomus. Ce terme est souvent présenté comme descendant du grec ancien gnosis (« connaissance »), mais pourrait plus vraisemblablement descendre de genomos (« habitant souterrain »).
Au XVIe siècle, Paracelse inclut les gnomes à sa liste d’élémentaires, en tant qu’élémentaire de la terre. Il les décrit hauts de deux empans (env. 40 cm), et très taciturnes.

GOBELIN
Le Gobelin est une créature surnaturelle. Sorte de fées issue du folklore germanique (kobold), le gobelin est aussi devenu une créature fantastique, à travers des livres et jeux.
Cet article traite de la famille des gobelinoïdes dans divers jeux de rôles, parmi lesquels les gobelins, les hobgobelins et les gobelours
GRIFFON
Le griffon ou grype est une créature fantastique présente dans plusieurs cultures anciennes. Il est imaginé et représenté avec une forme tenant de l'aigle à l'avant (tête, ailes et serres) et du lion à l'arrière. Avec quelquefois des variantes le griffon gardera de tout temps la particularité reconnaissable d'être hiéracocéphale.

VOUIVRE
C'est une sorte de dragon ailé qui porte une escarboucle sur le front (contrairement au dragon, la vouivre ne possède pas de membres antérieurs). Cet œil, une gigantesque pierre précieuse, est parfois caché dans les roseaux des berges d'une rivière ou d'un lac tandis que la vouivre y pêche, et peut être subtilisé par un voleur audacieux. Le reste du temps, la vouivre veille sur les trésors souterrains.

HARPIES
Ce sont des divinités de la dévastation et de la vengeance divine (en grec ancien, Ἅρπυια / Hárpuia, « qui vole et saccage ») : plus rapides que le vent, invulnérables, caquetantes, elles dévorent tout sur leur passage, ne laissant que leurs excréments. Selon Hésiode, elles ont un corps ailé d'oiseau et une tête de femme. Virgile leur donne des visages de fillettes et des serres d'oiseau de proie.
Homère en fait aussi des déesses des tempêtes, semblables à des cavales sauvages (par opposition avec les vents plus doux, qui sont assimilés à des chevaux dociles).
« Chiennes de Zeus » elles volent les âmes et les enfants (c’est ainsi que les filles de Pandaréos furent données comme esclaves aux Erinyes).

HOMME-PAPILLON
L'homme-papillon (ou homme-phalène) est une créature ailée mystérieuse qui aurait été observée dans plusieurs pays, notamment à Point Pleasant dans l'État de la Virginie-Occidentale, aux États-Unis, en 1966. Connue en Amérique du Nord sous le nom de Mothman, cette créature mythique, photographiée à quelques reprises, semble apparaître durant les derniers instants précédant une catastrophe. 

HYDRE DE LERNE
Tuer l'Hydre de Lerne fut un des douze travaux d'Héraclès.
L'Hydre fut engendrée par Typhon et Échidna et élevée par Héra sous un platane à proximité de la source Amymoné à Lerne. Lerne se situe dans le golfe d'Argolide et approximativement face à Nauplie.
Ce serpent d'eau à corps de chien possédait plusieurs têtes (leur nombre variant selon les auteurs) dont une immortelle. Ses têtes se régénéraient doublement lorsqu'elles étaient tranchées. De plus, l'haleine soufflée par les multiples gueules exhalait un poison radical, même durant le sommeil de l'animal. Le monstre tuait le bétail et saccageait les récoltes...


INCUBE
Suivant le dictionnaire Quillet, l'incube est "un démon mâle qui est censé prendre un corps pour abuser d'une femme endormie ou transportée au cours du sabbat". Son pendant féminin est le succube.
D'une connotation sexuelle très forte, les récits d'attaques d'incubes sont teintés d'une ambivalence à l'égard des sentiments de la victime : tantôt plaisants, ils peuvent se transformer en cauchemar...

KACHINAS
Dans la mythologie des Indiens Hopis et Zuñis du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, au Sud Ouest des États-Unis, les kachinas sont des esprits : esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants... Une sorte d'inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l'occasion de fêtes rituelles, ces esprits s'incarnent dans des danseurs masqués et costumés. Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l'issue des fêtes, pour qu'ils se familiarisent avec le monde des esprits.

LEPRECHAUN
Les Leprechauns sont le plus souvent représentés fabriquant et astiquant une chaussure. La légende dit qu'ils cacheraient des chaudrons d'or. Avant le XXe siècle et la récupération des mythes à des fins commerciales, les Leprechauns étaient représentés vêtus de rouge au lieu du costume vert dont ils ont été attifés, surtout aux USA.
Le leprechaun (appellé farfadet au Canada) est une petite créature féerique mâle du folklore irlandais, qui peut être comparé au lutin du folklore français. Il est devenu plus tard un personnage de fiction.

LEVIATHAN
Ce monstre, dont on ignore la forme, peut être considéré comme l'évocation d'un cataclysme terrifiant capable de modifier la planète, et d'en bousculer l'ordre et la géographie sinon d'anéantir le monde.
Léviathan est également, selon certaines versions, le nom donné à un des démons principaux de l'enfer. Selon les rabbins, il serait un des quatre cardinaux gouvernant au Midi, une des quatre parties du monde.
Léviathan est représenté au Moyen Âge sous la forme d'une gueule ouverte qui avale les âmes, représenté ainsi comme l'entrée des enfers.
Le léviathan est souvent représenté sous la forme d'un gigantesque serpent de mer, dont les ondulations sont à l'origine des vagues.
Il serait l'un des 4 monstres « présents » au Banquet de l'Apocalypse. 
LICORNE
La licorne est un animal mythique, son nom vient du latin unicornus (« une seule corne »).
Elle est appelée monokeros en grec. On a également traduit le mot hébreu Re'em, présent dans la Bible, par licorne.
La licorne est souvent dépeinte dans les bestiaires médiévaux (recueils de fables), comme étant un cheval blanc et arborant une corne spiralée sur le front, et qui peut vivre jusqu'à mille ans. Néanmoins, son aspect et sa personnalité diffèrent parfois selon la région du monde où elle était censée être aperçue. Ainsi en Occident, elle est souvent décrite comme étant sauvage et indomptable; tandis qu'en Orient, l'on racontait que c'était un animal paisible et doux, qui apportait la bonne fortune.
On en parle pour la première fois en Occident, dans les textes écrits sous la plume de l'historien Grec Ctesias, vers 389 avant J-C, sur la base de récits de voyageurs. Selon l'auteur, les licornes auraient habité l'Inde; elles sont décrites comme étant des ânes sauvages aussi gros que des chevaux - et parfois plus encore - leur pelage était blanc, leur tête rouge foncé et leurs yeux d'un bleu profond. Sur leur tête se dressait une longue corne d'environ 50 cm de long : généralement blanche à la base noire au milieu et rouge sur le bout. Somme toute il s'agit d'un animal fabuleux, mélange de rhinocéros indien, d'antilope de l'Himalaya et d'âne sauvage. Le narval est également appelé licorne de mer.

LUTIN
Le lutin ou nuton est une créature légendaire de petite taille, issue du folklore français (lutin) et du folklore wallon (nuton). Il apparaît dès le Moyen Âge dans la littérature, et devient à l'époque moderne un personnage de la fantastique. Ces êtres ont une petite taille, et sont communément espiègles et facétieux, bienfaisants ou malfaisants.
Dans la langue française, lutin est également un terme générique pour désigner toutes les créatures «féeriques» de petite taille.

LOUP-GAROU
Le loup-garou ou lycanthrope est un personnage de légende, vagabond et malfaisant, qui passait pour avoir le pouvoir de se transformer en loup. Le terme anglais « werewolf » équivalent de notre loup-garou vient du francique werwolf qui signifie déjà « homme-loup » (« wer » représente la même racine que le latin « vir », l’homme). Originellement, wolf voulait aussi dire « voleur ». Le terme latin équivalent est versipelles.
Dans le dialecte de certaines régions, comme en Basse-Normandie et en Bourgogne, le nom de « Vairou » était employé autrefois, la lettre V ne subissant pas la mutation en G dur, fréquente lors de l'évolution des mots bas-latins vers le français.
Le terme « lycanthrope » vient lui du grec lycos (« loup ») et anthropos (« homme »). C’est donc un être humain qui se croit transformé en loup. Le terme générique thérianthropie désigne une transformation d'un être en un autre animal ou la transformation inverse, qu'elle soit partielle ou complète. Il s'applique donc au loup-garou
D'après Ernest Jones le nom russe est volkodlak, de volk=loup et dlak=poil, alors que le terme slave vukodlak, qui désigne également le loup-garou, est utilisé en Bulgarie et en Serbie pour désigner le vampire. De même en tchèque : vilkodlak et en grec : vrykolakas sont utilisés pour désigner le vampire, ce qui signifie qu'il existe un rapport étroit entre le loup-garou et le vampire.


MANTICORE
La manticore est une créature fantastique ayant le corps d'un lion (parfois à fourrure rouge), la tête d'un humain (souvent avec des cornes, des yeux bleus et trois rangées de dents) et une queue de scorpion ou de dragon, parfois dotée d'ailes de chauve-souris, capable de lancer des dards venimeux pour immobiliser sa proie. Son venin peu servir à différentes fin, tel endormir rendre malade, contrôler, maudires... ou même tuer. Sa taille varie entre celle d'un lion et celle d'un cheval.
D'origine perse, la manticore est une mangeuse d'hommes : son nom provient du persan martya, « homme », et xvar, « manger ». Le fait qu'on la retrouve dans la mythologie européenne serait dû au médecin grec Ctésias de la cour d'Artaxerxès II, au IVe siècle av. J.-C., qui en parle dans Indika, un ouvrage sur l'Inde connu des auteurs grecs mais perdu depuis. 
MARIE MORGANE
Les marie morgane (ou mary morgan) sont l'équivalent breton des sirènes. On appelle les mâles « Morganed » et les femelles « Morganezed ».
Mari Vorgan est le titre d'un roman de Roparz Hemon, aux éditions Al Liamm. 
MEDUSE
Fille de Phorcys et de Céto, et donc sœur des Grées, elle est une belle jeune fille dont Poséidon s’éprend. Séduite ou violée par le dieu dans un temple dédié à Athéna, elle est punie par la déesse qui la transforme en Gorgone. Ses cheveux deviennent des serpents et désormais son regard pétrifie tous ceux qui le croisent. (Selon certaines versions, c'est Aphrodite qui, jalouse de sa chevelure et de sa beauté, change ses cheveux en serpents.)
Elle est décapitée par le héros Persée car Méduse le lui avait demandé, aidé, selon des sources plus tardives, par Hermès et Athéna. De son sang jaillissent ses deux fils, Chrysaor, père de Géryon, et le cheval ailé Pégase, sur lequel Persée s'enfuit, poursuivi par les autres Gorgones. Après l'avoir utilisée pour pétrifier Atlas, délivrer Andromède et tuer Polydecte qui retenait sa mère prisonnière, Persée offre à Athéna la tête de Méduse, que la déesse fixe sur son bouclier, l'égide.
Pausanias livre une version historicisante du mythe. Pour lui, Méduse est une reine qui, après la mort de son père, a repris elle-même le sceptre, gouvernant ses sujets, près du lac Tritonide, en Libye. Elle a été tuée pendant la nuit au cours d'une campagne contre Persée, un prince péloponnésien. 
MOGWAI
D'après la tradition chinoise, le mogwai est une espèce de lutin qui possède des pouvoirs surnaturels, qu'il utilise souvent pour faire du tort aux humains. La tradition veut que sa reproduction sexuée soit déclenchée par l'arrivée des pluies — il attendrait la pluie qui serait un signe de richesse et de prospérité à venir.
Le terme « mo » dérive du mot sanskrit « mara » qui signigie « être maléfique », proche également du mot persan « magi » qui serait à l'origine du mot magie. L'autre terme, « gui » ou « gwai », ne désigne pas forcément un aspect mauvais ou des esprits démoniaques. Il désigne habituellement simplement des esprits ou les âmes des morts (revenants). Dans la Chine moderne, ce terme a évolué pour désigner habituellement les fantômes ou les esprits défunts non familiers qui peuvent se venger sur les humains qui leur auraient causé du tort de leur vivant.

MINOTAURE
Il naît de l'union entre Pasiphaé, fille d'Hélios et épouse de Minos, roi de Cnossos, et un taureau blanc offert par Poséidon (voir Minos). Pasiphaé, maudite par Poséidon parce que Minos refusait de lui sacrifier le taureau qui lui était promis, cherche à s'accoupler avec l'animal. Elle y parvient grâce à un simulacre de vache que lui confectionne Dédale. Honteux de la progéniture, Minos fait enfermer le fruit de cette union dans le Labyrinthe, bâti par le même ingénieur.
Tous les neuf ans (ou, selon les sources, chaque année), sept jeunes gens et sept jeunes filles lui sont envoyés en sacrifice, en expiation du meurtre d'Androgée, fils de Minos, par Égée, roi d'Athènes. Une année, Thésée, fils d'Égée, embarque parmi les jeunes gens destinés au sacrifice. Thésée avait rencontré, avant l'embarquement, Ariane, fille de Minos, dont il est tombé éperdument amoureux, qui lui a donné, sachant ce qui l'attendait, une bobine de fil. Une fois dans le labyrinthe, il accrocha un bout à sa ceinture et Ariane prit l'autre bout. Une fois le Minotaure rencontré, Thésée le tua et retrouva son chemin dans le labyrinthe grâce à la bobine déroulée.

Monstre du Loch Ness
L'expression monstre du Loch Ness désigne un hypothétique animal marin supposé vivre dans le Loch Ness, un lac d'eau douce d'Écosse.
Surnommé Nessie (parfois orthographié Nessy), le monstre a été baptisé Nessitera rhombopteryx. Il est souvent décrit comme ressemblant à un serpent de mer ou à un plésiosaure.
Loch Ness Monster (peinture) de Heikenwaelder Hugo
De nombreux enthousiastes se rendent sur les eaux du Loch Ness afin de le rechercher, mais personne ne l'a jamais trouvé. Des photos et des films ont été présentés, mais leur authenticité est difficile à prouver. Sa crédibilité a toutefois été mise à mal après que certains canulars ont été révélés.
La légende de Nessie est particulièrement ancienne, puisqu'on en retrouve les premières traces en 565 dans les chroniques du moine irlandais Saint Colomban : il déclara avoir enterré un homme mordu mortellement par le « Niseag » (nom celte de Nessie). On trouve quelques traces du monstre au XVIe siècle. Mais c'est à partir du XIXe siècle que les témoignages seront plus nombreux et plus précis.
Le monstre fera l'objet d'une curiosité renouvelée dans les années 1930, surtout après la construction en 1933 d'une route en bordure du lac qui favorisera les témoignages. Le premier article de journal racontant l'apparition du monstre est publié en mai 1933. On peut même apercevoir la créature sur une photographie, prise en 1934 par Robert Kenneth Wilson, qui fera le tour du monde. Les témoignages se multiplient ensuite, notamment à partir de 1935, date à laquelle un couple d'Écossais affirma avoir croisé la créature traversant la route, devant leur automobile.
Plusieurs expéditions ont été menées pour tenter de capturer ce monstre, qui mesurerait de 4 à 5 m de long. Pour la première tentative, le 30 mai 1933, les volontaires ont essayé de l'attraper avec de vulgaires outils : tonneaux, fils de pêche, hameçons et morceaux de poisson en guise d'appât.
Encore aujourd'hui, des scientifiques cherchent à faire la part entre légende et réalité, examinant différentes hypothèses et faisant appel à des technologies de pointe pour sonder les eaux de Loch Ness, sans jamais pouvoir confirmer l'existence du monstre.
En 2007, une vidéo montrant un mouvement sous l'eau du lac ranime l'attraction autour du site. Cette vidéo possède en effet une qualité permettant une analyse réelle, contrairement aux nombreux canulars qui ont circulé depuis des années.


MYRMIDON
Les Myrmidons forment un peuple de Phthiocide, faisant référence à des fourmis transformées en humains. "Myrmidon" vient du grec "murmêkès" qui signifie : "fourmi".
Fils adultérin de Zeus, le roi Eaque vit son royaume rongé par une peste envoyée par Héra, le coeur jaloux et furieux des infidélités de son époux. Roi privé alors de tous sujets, il se rendit au temple de Zeus, son père, et le supplia de repeupler son royaume. Le soir même il rêva que des fourmis étaient changées en Hommes et, le lendemain, réveillé par son fils Télémon, sur le royaume était une marée grouillante de fourmis transformées en guerriers.
D'après L'Iliade, de Homère, les Myrmidons seraient les soldats de l'armée de Achille. C'est avec ces hommes qu'il aurait pris la plage de Troie en moins d'une journée.

NAMAZU
Depuis le XVIIe siécle, une légende nipponne parle du "Namazu", poisson-chat géant vivant dans la vase des profondeurs de la terre, et sur l'échine duquel repose le Japon.
Le "namazu" est très turbulent et ses mouvements brusques ont tendance à causer des séismes dont le Japon est victime.
Le Dieu Kashima est le seul a pouvoir le maintenir en place grâce à son épée et en immobilisant sa tête sous la pierre "kaname-ishi". Mais parfois, le Dieu Kashima relâche son attention et le "namazu" en profite pour s'enfuir et causer de nouveaux séismes.
Etrangement, les scientifiques ont récemment découvert que les poissons-chats sont particulièrement sensibles aux signes avant-coureurs d’un séisme et ces parfois jusqu'à 24h à l'avance. 
NYMPHE GRECQUE
La mythologie grecque compte de nombreuses nymphes (du grec ancien νύμφη / númphê, « jeune fille »), et elles sont bien représentées dans les mythes. Ceux-ci les associent fréquemment aux satyres, d'où la tendance sexuelle de « nymphomanie ».
Divinités féminines de la nature, d’une rare beauté, généralement considérées comme les filles de Zeus et du Ciel, les nymphes grecques peuplent la plupart des lieux : forêts et bois, montagnes et bocages, sources et rivières, vallées fertiles et grottes... Elles sont souvent associées à des divinités supérieures comme la chasseresse Artémis, le devin Apollon, le maître des mers Poséidon, la déesse de l'agriculture Déméter, le dieu de la vigne Dionysos ou encore à des dieux plus rustiques comme Pan ou Hermès.
Elles sont bienfaisantes et fertilisent la nature. Elles protègent les fiancés qui viennent plonger dans leur source, inspirent de même les humains, peuvent les guérir de leurs maux. Amoureuses des dieux, mais généralement simples mortelles vivant des milliers d'années, les nymphes insouciantes chantent dans les lieux qu'elles occupent. De leur union avec les mortels sont nés les héros, les demi-dieux.

OISEAU-TONERRE
L'oiseau tonnerre (en anglais : Thunderbird) est une créature fantastique en forme d'oiseau, commune aux religions de plusieurs populations Amérindiennes d'Amérique du Nord. C'est un concept populaire dans l'art amérindien de la côte nord-ouest de l'Amérique du nord, qui apparaît souvent sur les totems. Le nom de l'oiseau tonnerre proviendrait du bruit (semblable au tonnerre) que feraient ses ailes en volant
Les croyances relatives à l'oiseau tonnerre sont différentes selon les tribus. Il peut s'agir soit d'une créature unique, soit d'une espèce comportant plusieurs individus distincts.
Autrefois, il y avait un faucon très puissant mais bon avec ceux qui l'approchaient. Les créatures du tonnerre décidèrent alors de lui donner le moyen de les appeler s'il en avait le besoin ou l'envie. Elles lui expliquèrent le rituel (tracer un cercle, apporter des offrandes, inviter des animaux, remercier le Grand Esprit) et le chant nécessaires. Le faucon fit un jour appel à elles en respectant le rituel et il devint encore plus puissant. Tellement qu'il fut de plus en plus orgueilleux. Tant qu'un jour il invita tous les animaux à le voir invoquer les créatures du tonnerre. Il ne respecta rien du rituel mis à part le chant. Les créatures virent quand même mais avant que le rituel ne s'achèvent, le Grand Esprit enleva le grand faucon et le punit. Au lieu de se servir des pouvoirs des créatures du tonnerre, il devint leur serviteur. Toujours à les suivre là où elles vont, il apparaît à certains comme une formation nuageuse, parfois comme une langue de feu et seulement à ceux qui ont une très bonne vue, il apparaît tel qu'il est, l'« oiseau-tonnerre ». Ce châtiment durera tant que le faucon n'aura pas appris le plaisir de rester à sa place dans l'univers.

ORQUE
Un orque est une créature imaginaire, inspirée du gobelin des légendes germaniques. C'est à l'origine une espèce humanoïde aux mœurs brutales, dans l'œuvre de J.R.R. Tolkien, Bilbo le hobbit et Le seigneur des anneaux.
L'orthographe française « orque » se retrouve dans les traductions des œuvres précitées, ainsi que dans une lettre de Tolkien ; Tolkien a nommé orc (mot anglais original) ce type de créature, assimilable à un démon, d'après Orcus, nom d'un dieu du monde souterrain de la mythologie romaine. De plus, le mot "orc" signifie porc en gaëlique, le p disparaissant dans cette langue. Ce qui correspond à leur faciès porcin.
Dans d'autres œuvres (notamment des jeux de rôle), ce nom est parfois orthographié ork (orthographe allemande) voire orc. Alors que dans l'œuvre de Tolkien (et notamment Bilbo le hobbit), orque est un quasi-synonyme de gobelin, dans les jeux de rôle (et notamment dans Donjons et Dragons), les orques sont souvent considérés comme une espèce distincte des gobelins.
PARI
Dans la mythologie perse les Peris (en persan : پری , Pari) descendent des anges déchus qui ont renié le Paradis jusqu'à ce qu'ils aient fait pénitence. Dans les sources les plus anciennes, ils sont décrits comme des agents du mal; plus tard, ils sont devenus inoffensifs. Ils sont des créatures exquises, ailées, semblables à des fées qui sont classées entre les anges et les esprits maléfiques. Ils visitent parfois le royaume des mortels.
Les Peris étaient la cible d'êtres maléfiques de second ordre appelé divs, qui les persécutaient en les enfermant dans des cages de fer. Cette persécution étaient due, telle que les divs le percevaient, au manque de confiance en soi des Peris pour rejoindre la rébellion contre le Bien.
Dans la mythologie indienne, une Pari ( परी) est l'équivalent d'une fée.
Pari est un nom courant pour les femmes iraniennes. C'est aussi un nom commun pour les femmes turques sous la forme de Perihan, signifiant reine des fées, ou Peri, signifiant fée.
Phénix
Le phénix, ou phœnix (du grec ancien φοῖνιξ / phoinix), est un oiseau fabuleux, doué de longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé sous l'effet de sa propre chaleur. Il symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrection.
Georges Cuvier (1769-1832) voyait en lui le faisan doré (Chrysolophus pictus). Il a également été identifié à l'oiseau de paradis.
Des oiseaux fabuleux également appelés phénix se trouvent dans les mythologies chinoise (fenghuang) et persane (simurgh). 
Salamandre
Du point de vue de la zoologie, la salamandre n'est pas un lézard mais bien un amphibien, un batracien. L'animal mythique du même nom était réputé habiter dans le feu et ne mourir que lorsque les flammes qui l'ont vu naître s'éteignaient. Certaines légendes ajoutent que c'est la salamandre qui a le plus puissant de tous les poisons car elle peut tuer beaucoup d'individus en empoisonnant l'eau d'un puits ou bien en grimpant dans un arbre et en empoisonnant ses fruits. Elle souffre de ce statut de reptile maudit, sa morsure rendrait un homme chauve ou pire... le tuerait. On pensait s'éviter cent jours de purgatoire en tuant cet amphibien.
La salamandre eut longtemps la réputation d'être totalement insensible aux effets du feu. On lui prêtait le pouvoir de traverser un brasier ou d'être jetée dans les flammes sans subir aucun dommage. Certains affirmaient même que son sang était tellement froid qu'elle pouvait éteindre le feu. D'ailleurs chez les anciens Égyptiens, le hiéroglyphe « salamandre » signifiait « homme mort de froid ».
La salamandre, ce petit dragon miniature, désignait aussi l'être élémentaire associé à l'élément Feu des Anciens. L'animal du même nom n'était en fait qu'une représentation symbolique de l'esprit élémentaire du Feu. La salamandre est un esprit du feu, comme l'Ondine est un esprit élémentaire de l'Eau, le Gnome un esprit élémentaire de la Terre, et le Sylphe un esprit élémentaire de l'Air. Cette interprétation des quatre créatures symbolisant les quatre éléments se trouve dans la Psychanalyse du feu de Gaston Bachelard.
Satyre
Le satyre (en grec ancien σάτυρος / sáturos, en latin satyrus) est une créature de la mythologie grecque. Les satyres, associés aux ménades, forment le « cortège dionysiaque », qui accompagne ledieu Dionysos. Ils peuvent aussi s'associer au dieu Pan. Les satyres n'apparaissent pas chez Homère, ni chez Hésiode. Leur nom apparaît pour la première fois dans un passage fragmentaire du Catalogue des femmes (parfois attribué à Hésiode) consacré à la descendance de Doros, l'un des fils d'Hellen : l'une des filles de Phoroneus s'unit à un homme (dont le nom a disparu dans une lacune du texte), et engendre cinq filles, qui deviennent mères des Satyres, des Nymphes des montagnes et des Courètes (ces deux derniers groupes sont donc frères et soeurs des satyres). Le passage ne contient pas de description physique et n'établit pas de lien entre les satyres et Dionysos : il précise seulement que les satyres ne sont bons à rien.
Les premières représentations figurées de personnages ressemblant à des satyres datent du VIe siècle av. J.-C. Le Vase François montre trois personnages ayant les oreilles, les membres inférieurs et la queue d'un cheval. Ces personnages sont appelés Silènes. D'autres céramiques de la même époque montrent des personnages identiques, ainsi que des personnages au corps entièrement humain, dotés seulement d'une queue de cheval et parfois aussi d'oreilles de cheval. Un kylix attique à figures rouges, datant de la fin du même siècle et attribué au peintre d'Ambrosios, montre le nom de "Satyros" (c'est la deuxième attestation en date de ce nom après celle du Catalogue des femmes) pour désigner un personnage malheureusement endommagé, mais qui était doté d'une queue de cheval et probablement de jambes humaines ; mais il est difficile de savoir si "Satyros" était, dans ce cas précis, utilisé comme un nom d'espèce ou comme un nom individuel.
Ces exemples montrent que :
- à l'époque archaïque, les premières représentations des satyres en font plutôt des hybrides mi-hommes, mi-chevaux.
La distinction entre satyres et silènes est difficile, voire impossible, à établir. Il est même probable que les Grecs de l'époque ne faisaient pas de distinction claire entre ces personnages, ou bien que des personnages similaires étaient appelés par un nom ou par l'autre selon les régions.
C'est à partir de la fin du VIe siècle que, sur les vases attiques, ces personnages apparaissent de plus en plus souvent aux côtés de Dionysos. 
Scylla
Dans la mythologie grecque, Scylla est une nymphe qui fut changée en monstre marin. Elle est souvent associée à Charybde, près de qui elle réside (traditionnellement dans le Bosphore et déplacé abusivement dans le golfe de Messine) après la chute de Constantinople, et notamment dans l'expression populaire «tomber de Charybde en Scylla».
Les traditions divergent beaucoup quant à sa parenté : chez Homère, Scylla est une phorcyde, fille de Phorcys et d'Hécate ; d'autres auteurs lui prêtent diversement Céto pour mère, Apollon pour père, ou la font naître de Typhon et d'Échidna, ou encore de Pallas et de Styx, voire de Lamia.
D'une grande beauté, elle vivait parmi les Néréides, qui l'appréciaient. Le dieu Glaucos s'éprit d'elle, mais elle le repoussa ; il s'adressa alors à la magicienne Circé pour lui demander de fabriquer un philtre d'amour. Celle-ci, amoureuse du dieu et jalouse de sa rivale, mit au point un poison que Glaucos versa lui-même dans la fontaine où Scylla avait l'habitude de se baigner : la nymphe se changea alors en un monstre hideux entouré de chiens hurlants et de serpents. Voyant sa métamorphose, Scylla se précipita dans la mer, où elle terrorise depuis les marins.
On retrouve Charybde et Scylla dans plusieurs légendes, et notamment : les Argonautes, qui parviennent à passer sans encombre entre les deux monstres, sous la protection d'Héra ; Ulysse, qui voit une partie de son équipage se faire dévorer (Odyssée, chant XII) ; et Héraclès, qui rapportant les bœufs de Géryon en Grèce, en perd aussi une partie.


Sirène
Une sirène (en grec ancien Σειρήν / Seirến, sans étymologie sûre d'après le Dictionnaire étymologique de la langue grecque de Pierre Chantraine) est une créature mythologique hybride : mi-femme et mi-oiseau (tradition antique) ou mi-femme et mi-poisson (tradition médiévale). Traditionnellement, lorsqu'elles sont trois, une joue de la lyre, une autre de la flûte et la troisième chante.
La première mention des sirènes dans la littérature se trouve chez Homère, au chant XII de l'Odyssée, dans un des plus fameux passages du récit : Ulysse s'est fait attacher au grand mât de son navire pour pouvoir écouter le chant des sirènes, pendant que ses compagnons rament, les oreilles bouchées par la cire.
Cependant, Homère ne fait aucune allusion à des femmes oiseaux. Le texte semble même suggérer qu'il pense à des femmes normales se tenant au bord de la mer, contrairement à certaines représentations grecques. Selon certaines interprétations, les sirènes n’étaient autre chose que des courtisanes qui demeuraient sur les bords de la mer de Sicile et qui séduisaient les marins.
Les Romains racontent d'ailleurs que les sirènes étaient à l'origine des femmes normales, les suivantes de Proserpine, et que c'est suite à l'épisode de l'enlèvement de Proserpine que Cérès, la mère de Proserpine, a transformé les sirènes en femmes-oiseaux.
Très fières de leur voix, elles défient les Muses, filles de Zeus et de Mnémosyne. Les Muses remportent le défi et exigent une couronne faite des plumes des Sirènes. Vaincues, elles se retirent sur les côtes d'Italie méridionale, tout près des détroits où sévissent Charybde et Scylla. Elles charment les marins par leur chant harmonieux, assises dans une prairie sur l’île d'Anthémoessa, autour d'un grand amas d'ossements d'hommes et de peaux en putréfaction. 
Sphinx
Dans la mythologie égyptienne, le mot sphinx désigne un lion à tête humaine qui monte la garde aux portes du monde souterrain.
Les sphinx étaient représentés par des statues de pierre. Ils incarnaient la puissance souveraine du pharaon et furent d'abord chargés de veiller sur sa nécropole. C'est surtout à partir du Nouvel Empire qu'ils se multiplièrent à l'entrée de la plupart des temples sous la forme de longs alignements de sphinx se faisant face de part et d'autre de la voie d'accès.
« Sphinx » est un mot grec dérivant du sanskrit sthag (en pâli, thak) signifiant « dissimulé », une autre interprétation l'attribue à l'ancien égyptien Shesepankh, qui signifie « statue vivante ».
Dans des anciens textes mythiques d' Égypte, le Sphinx d'Égypte pouvait provoquer des tornades de sable détruisant les villages qui étaient sur son chemin. Son hurlement était aussi horrible que celui du lion de Némée : en effet, ces deux monstres pouvaient éclater les tympans de ceux qu'ils croisaient. 
Succube
Un succube est un personnage de légendes. Démon qui prend la forme d'une femme pour séduire un homme durant son sommeil et ses rêves, ils servent Lilith et ont pour mode d'action la séduction des hommes. Son pendant masculin est l'incube.
Des légendes racontent que le succube prendrait l'apparence d'une femme défunte et, faisant croire à la résurrection de celle-ci, s'accouple avec son bien aimé. Une autre dit que les succubes punissent les hommes pour leur traîtrise en les charmant puis en les abandonnant.
Le succube est de nature ambivalente, puisqu'il est à la fois redouté et désiré. « Ce qui fait l'horreur, c'est le désir, et le désir devient monstre» ; pour cette raison, on le retrouve à la fois à la source de songes et de cauchemars, notamment pendant le Moyen Âge.

SYLPHE
Les sylphes ou sylphides sont des créatures imaginaires, parfois associée par erreur aux fées. Le terme proviendrait de l'alchimiste Paracelse, qui décrit les sylphes comme des êtres invisibles de l'air, des élémentaux de l'air.
Les sylphes proviennent des mythologies gauloise, celte et germanique. Dans les mondes imaginaires, ils peuvent se confondre parmi les mortels comme les élémentals et les sorciers.
De nature intermédiaire entre les hommes et les anges, ils cherchent à se rapprocher de ces derniers. Ils sont toutefois particulièrement affectés par la pollution qui les fait beaucoup souffrir.
Très mobiles, leurs corps sont légers et fluides et peuvent apparaître sous forme d'un nuage condensé dans la lumière du crépuscule. Ils habitent le ciel et les nuages au milieu des tempêtes et des vents. Ils peuvent donner aux nuages la forme qu'ils désirent et nous font souvent des signes lorsque nous prenons le temps de regarder le ciel.
Leurs pouvoirs se rapportent à tout ce qui concerne l'air.
TRITON
Dans la mythologie grecque, Triton (en grec ancien Τρίτων / Tritôn), fils de Poséidon et d'Amphitrite, était un dieu marin : la partie supérieure de son corps jusqu'aux reins figurait un homme nageant, la partie inférieure était celle d'un poisson à longue queue. C'était le trompette du dieu de la mer qu'il précédait toujours, en annonçant son arrivée au son de sa conque recourbée. Quelquefois, il est porté à la surface des eaux, d'autres fois, il paraît dans un char traîné par des chevaux bleus.
Les poètes attribuent à Triton un autre office que celui d'être trompette de Poséidon : c'est de calmer les flots et de faire cesser les tempêtes. Ainsi, dans Ovide, Poséidon, voulant rappeler les eaux du déluge de Deucalion, commande à Triton d'enfler sa conque, au son de laquelle les eaux se retirent. Dans Virgile, lorsque Poséidon veut apaiser la tempête qu'Héra a excitée contre Énée, Triton, assisté d'une Néréide, fait ses efforts pour sauver les vaisseaux échoués.
Les poètes admettent plusieurs Triton avec les mêmes fonctions et la même figure.
Au pluriel, dans les légendes, les tritons sont les équivalents masculins des sirènes.
VAMPIRE
Le vampire est une créature chimérique non-morte et non-vivante qui, suivant divers folklores et superstitions populaires, sort du tombeau pour sucer le sang des vivants afin d'en tirer la force vitale. La légende des vampires puise ses origines dans des traditions mythologiques anciennes et l'on retrouve des êtres légendaires dotés de caractéristiques des vampires dans toutes sortes de cultures à travers le monde.
Le vampire fut popularisé au début du XVIIIe siècle et émergea plus spécifiquement en Europe orientale, particulièrement dans les Balkans. Dans ces traditions folkloriques, les vampires étaient dépeints comme des revenants en linceul qui, visitant leur aimée, causaient mort et désolation dans le voisinage. À la même époque, le bénédictin français Augustin Calmet, le décrit comme un « revenant en corps », se distinguant ainsi des revenants immatériels (fantômes ou esprits)
Le personnage plus charismatique et sophistiqué du vampire des fictions modernes est apparu avec la publication en 1819 du livre The Vampyre de John Polidori dont le héros mort-vivant fut inspiré par Lord Byron dont Polidori était le médecin personnel. Le livre remporta un grand succès mais c'est l'ouvrage que Bram Stoker écrivit en 1897, Dracula, qui reste la quintessence du genre, établissant une image du vampire toujours populaire de nos jours dans les ouvrages de fiction, même s'il est assez éloigné de ses ancêtres folkloriques dont il ne conserve que peu des spécificités originelles.
La Bible déjà, par le biais de la nécromancie, fait des allusions aux vampires.
Dans la Grèce antique, les ombres du royaume d'Hadès sont friandes du sang des victimes (cf. Homère, Odyssée, X, 520-540, « Circé »). Les Anciens craignaient l’errance sur Terre s’ils n’étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis car le repos définitif venait de l’incinération, ce qui explique le mythe de Polynice. Aristée, Platon et Démocrite soutenaient que l'âme peut demeurer auprès des morts privés de sépulture. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l'odeur du sang. On peut se référer à Porphyre de Tyr (Des sacrifices, ch. II « Du vrai culte »). Les devins se servaient alors de ces âmes pour deviner les secrets et trésors. Ayant connaissance de leur présence, les hommes cherchèrent des moyens pour les apaiser ou les contrer. En Crète, selon Pausanias, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Ovide aussi parlera des vampires. Théocrite note aussi les empuses (spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve, aussi appelées démons de midi).
Dans l'Empire romain, on trouve la loi Jus Pontificum selon laquelle les corps ne devaient pas être laissés sans sépulture. De plus, les tombes étaient protégées contre les voleurs et ennemis. Les violations étaient considérées comme sacrilège et punies de mort. On rencontre Lamia, une goule nécrophage, reine des Succubes dévorant les fœtus et effrayant les enfants la nuit (Horace, Art poétique, 340). De Lamia viennent les lamies, plus nécrophages que vampires : lascives, ondoyantes, serpentines, avides de stupre et de mort, aux pieds de cheval et aux yeux de dragon. Elles attiraient les hommes pour les dévorer et peuvent s'apparenter aux Succubes. On note aussi les stryges, démons femelles ailées munies de serres, ainsi nommées à cause de leurs cris perçants, et les omosceles, démons aux pieds d'ânes qui s'attaquaient aux voyageurs égarés...
Moyen Âge
Au XIIe siècle, les vampires étaient censés être si nombreux en Angleterre qu'ils étaient brûlés pour calmer la passion populaire. Plus tard, au XIVe siècle, Herenberg cite précisément deux cas en 1337 et 1347 : les présumés coupables de vampirisme furent empalés et brûlés. De même, au XVe siècle, les épidémies de pestes sont l'occasion pour la population (surtout en Europe de l’Est) d'une véritable frénésie anti-vampire. On voit apparaître au XVIe siècle, la première grande figure du vampirisme : la comtesse hongroise Elizabeth Báthory. En Moravie, l'évêque d'Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, mit sur pied des commissions d'enquêtes. Le premier cas de vampirisme attaché à un nom et étudié un tant soit peu est celui Michael Casparek, en 1718. Son cas fit l'objet d'une enquête officielle, dans son petit village de Liptov en Hongrie. Malheureusement, très peu de données ont pu parvenir jusqu'à nous. Le mot « vampire » apparaît pour la première fois en 1725, lorsqu'un rapport présente l'exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz un paysan serbe, qui reste encore à ce jour le cas le plus célèbre de vampire historique dans le monde. Vient ensuite celui d'Arnold Paole, soldat et paysan autrichien mort en 1726 et à l'origine de deux épidémies de « vampirisme » dont la seconde, en janvier 1731, fit l'objet d'un rapport circonstancié par le médecin militaire Johann Flückinger, généralement connu sous le titre de Visum et Repertum. Ce rapport fut abondamment repris, traduit par Dom Calmet, et fit probablement couler encore plus d'encre que le cas Plogojowitz (pour les Serbe). Le plus célèbre reste cependant Sava Savanović). Auparavant, on parlait de « vampyr ». Un autre cas de vampirisme est celui de Johannes Cuntius de Silésie.
Le vampirisme était pour l'Église catholique (et pour Dom Calmet en particulier) un sujet sérieux et politique (à la manière de la Bête du Gévaudan). Les âmes des morts ont trois alternatives : Paradis, Enfer ou Purgatoire. Or le vampire est un mort qui ne se retrouve dans aucune de ces trois catégories, puisque c'est une âme qui erre sur Terre. Sa simple existence remet donc en cause le dogme catholique et donc la puissance de l'Église. 
WORG
Le Worg est un nain du folklore scandinave, aussi connu sous les orthographes Warg, Worgh et Worgue. Il est réputé pour être extrêmement sale, tant par son caractère que par son apparence physique.
Dans les légendes nordiques, on prétend que les personnes de mauvaise hygiène ou à tendance scatophile vénéraient ce nain.
ZOMBI
Un groupe d'acteurs jouant le rôle de zombis dans un film
Zombi ou Zombie (nom masculin) est un mot d'origine créole faisant référence au vaudou, désignant un mort sorti de sa tombe et sous le contrôle total d'un sorcier. Se dit également de quelqu'un ayant l'air absent, amorphe. En termes généraux, un zombie est un être privé de son âme, toute volonté lui faisant défaut.
Remarque : les deux orthographes « zombi » et « zombie » sont attestées en français, bien que la seconde soit un emprunt à l'anglais et ne s'applique, pour les puristes, qu'à « une zombie » (au féminin).

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